7 octobre 1882 à Ciron (Indre) – mort pour la France le 25 septembre 1914 à Wez (Marne).

Fils de Gaston Bernard d’Aubeigné, maire de Ciron, René fait ses études secondaires au collège de l’Immaculée-Conception de Vaugirard puis au collège de Juilly (Seine-et-Marne)[1]. Catholique pratiquant, il est arrêté lors des Inventaires pour la défense de l’église Saint-Thomas-d’Aquin de Paris le 24 février 1906[2]. René Bernard d’Aubeigné est condamné à quatre mois de prison pour avoir frappé de sa canne un inspecteur de police[3]. Il devient docteur en droit en 1908, avec une thèse intitulée Historique de la législation douanière sur les blés en Angleterre (1750-1846). Parallèlement, il devient membre de la Congrégation jésuite et secrétaire général des Étudiants d’AF de 1911 à 1913 sous la supervision de Maurice Pujo[4]. En outre, il est le vice-président de la conférence Olivaint. Durant la Grande Guerre, il sert comme sergent au 268ème RI[5]. Il est tué à l’ennemi le 25 septembre 1914. La médaille militaire et croix de guerre avec palme lui sont décernées à titre posthume. Charles Maurras écrit qu’il aurait aimé lui fermer les yeux personnellement sur le champ de bataille et lui rend hommage dans son livre Tombeaux à plusieurs reprises[6].
[1] Association des anciens élèves de l’Institut catholique de Paris, Livre d’or des anciens élèves et professeurs de l’Institut catholique de Paris, morts pour la France : 1914-1919, 1923, p. 9-10.
[2] Almanach de l’Action française, 1918, p. 169-170.
[3] Le Figaro, 25 février 1906.
[4] A. Marty, op. cit., p. 146.
[5] Tableau d’honneur, morts pour la France : guerre de 1914-1918, Paris, Le Fare, 1921, p. 50.
[6] C. Maurras, Tombeaux, op. cit., p. 6, 25, 58, 167, 216.