Portraits
PÂRIS DE LA BOLLARDIÈRE (René)
Lire la suite : PÂRIS DE LA BOLLARDIÈRE (René)25 avril 1862 à Lorient (Morbihan) – mort pour la France le 11 mars 1917 à Rabat au Maroc. Le marquis René Pâris de La Bollardière est un militaire de carrière. Ancien Saint-Cyrien de la promotion de l’Annam (1885-1887)[1], il sert dans l’infanterie coloniale où il est promu lieutenant en février 1890[2]. En Indochine, il est blessé et cité une première fois à l’ordre du jour le 5 juillet 1894 : « Le sang-froid et la bravoure dont il a fait preuve au combat de Ta Phing (30 mai 1894) pendant lequel il s’est trouvé d’abord en première ligne, puis a dû soutenir une…
NICOLET (Pierre)
Lire la suite : NICOLET (Pierre)5 juin 1885 à Grenoble (Isère) – mort pour la France le 25 septembre 1915 à Souain-Perthes-lès-Hurlus (Marne). Trésorier de la section d’AF de Grenoble, Pierre Nicolet est un des fils de Victor Nicolet, grand industriel de Grenoble. Il s’inscrit au groupe des premiers Étudiants d’AF pendant sa licence de lettres à la Sorbonne[1]. Son militantisme lui vaut d’être condamné à un jour de prison et quinze francs d’amende le 8 février 1909 pour avoir pris part à une manifestation patriote[2]. Après un long séjour dans les universités d’Italie, particulièrement dans celle de Florence, il revient à Grenoble où il reste un…
DU ROSEL DE SAINT-GERMAIN (Henri)
Lire la suite : DU ROSEL DE SAINT-GERMAIN (Henri)5 mai 1883 à Saint-Germain-du-Crioult (Calvados) – mort pour la France le 30 mars 1918 à Rollot (Somme). Frère de précédent, Henri du Rosel de Saint-Germain est un ligueur du Calvados[1]. Lors de son service militaire, il est classé dans les services auxiliaires en 1906 pour faiblesse. Il étudie à la faculté de théologie de l’Institut catholique de Paris entre 1909 et 1910. Sa vocation de prêtre naît quelques années en arrière au moment des Inventaires. En effet, il est condamné le 1er mai 1906 par la cour d’appel de Paris à quinze jours de prison et cent francs d’amende pour outrages…
QUILLERY (Jacques)
Lire la suite : QUILLERY (Jacques)16 mai 1882 à Tours (Indre-et-Loire) – mort le 2 février 1959 à Amboise (Indre-et-Loire). Né le 16 mai 1882 à Tours, Jacques Quillery est le deuxième fils de Marie Louis Quillery, commerçant, et de Marie Eugénie Bonni, fille d’un sculpteur[1]. À l’âge de vingt ans, il s’engage volontairement au 20ème RCC pour une durée trois ans, le 22 septembre 1902. Il y devient brigadier le 12 juin 1903 puis brigadier fourrier la même année. Promu maréchal des logis en 1905, il obtient peu de temps après son certificat d’aptitude à l’emploi comme chef de peloton dans la réserve. En février 1908,…
BERTRAND-MISTRAL (Albert)
Lire la suite : BERTRAND-MISTRAL (Albert)22 août 1890 à Nîmes (Gard) – mort pour la France le 7 juin 1917 au sous-secteur de Pargny (Aisne). Albert Bertrand fait ses études à Paris au lycée Louis-le-Grand[1]. Camelot du Roi intrépide, il est promu secrétaire adjoint des Étudiants d’AF[2]. En 1911, il quitte la capitale pour retourner à Nîmes, sa ville natale, où il continue d’animer des conférences pour l’Action française. Membre du Félibrige, il signe ses articles sous le pseudonyme d’Abel Bréart. Le 8 avril 1914, il épouse Joséphine Marthe Amélie Mistral qui n’est autre que la petite nièce du poète félibre Frédéric Mistral. Il prend dès lors…
BANYULS DE MONTFERRÉ (Raymond)
Lire la suite : BANYULS DE MONTFERRÉ (Raymond)7 septembre 1890 à Saint-Hilaire-des-Loges (Vendée) – mort pour la France le 23 novembre 1915 à Celles-sur-Plaine (Vosges). Cousin de Jacques Banyuls de Montferré, le vicomte Raymond de Montferré est ligueur d’AF de la Mayenne[1]. À l’âge de dix-sept ans, il est envoyé en Angleterre pour conclure ses études. Diplômé, il s’engage dans l’artillerie mais ne s’accommode pas de la vie de garnison et préfère rejoindre les chasseurs d’Afrique pour prendre part à la campagne du Maroc. Là-bas, il est fait maréchal des logis à Taza et reçoit la médaille coloniale avec l’agrafe Maroc[2]. Revenu en France en octobre 1914, il est…
VYAU DE LAGARDE (Henri)
Lire la suite : VYAU DE LAGARDE (Henri)22 avril 1872 à Villefrancon (Haute-Saône) – mort pour la France le 1er juin 1916 au fort de Tavannes (Meuse). Le comte Henri Vyau de Lagarde est un militaire de carrière diplômé de l’école Polytechnique (promotion 1892). En septembre 1893, il est nommé sous-lieutenant, puis lieutenant en second d’artillerie au 26ème RA en octobre 1895. Il évolue dans plusieurs régiments d’infanterie dont le 8ème RA en 1889, le 39ème RA en 1900, le 33ème RA en 1901, le 29ème RA et le 4ème RA en 1904. Le 25 janvier 1904, il épouse Marie Calixte Ferrand, l’unique fille du comte et de la…
RÉAL DEL SARTE (Maxime)
Lire la suite : RÉAL DEL SARTE (Maxime)2 mai 1888 dans le 17ème arrondissement de Paris – mort le 15 février 1954 au même endroit. Maxime Réal del Sarte évolue dans une famille dont les parents sont artistes. Dès ses plus jeunes années, il défend avec vigueur sa foi catholique et ses opinions royalistes. Le 8 mai 1907, âgé de dix-neuf ans et élève de philosophie à l’externat de la rue de Madrid, il reçoit une contravention d’un franc pour la dégradation d’une couronne de fleurs de l’Association des libres penseurs de France déposée sur le socle de la statue de Jeanne d’Arc, devant l’église Saint-Augustin[1]. La couronne maçonnique…
PORNIN (Maurice)
Lire la suite : PORNIN (Maurice)3 mars 1866 à La Ferté-sous-Jouarre (Seine-et-Marne) – mort pour la France le 23 novembre 1916 à Saint-Mandrier-sur-Mer (Var). Maurice Pornin est un ingénieur des arts et manufactures diplômé de l’École centrale de Paris en 1887, et un représentant de la compagnie des mines de Bruay. Paroissien de Saint-Vincent-de-Paul dans le 10ème arrondissement de Paris, il s’adonne aux œuvres de charité et d’apostolat chrétien. En novembre 1887, il intègre le 33ème RA et passe sous-lieutenant de réserve au 23ème RA en mars 1891[1]. Il épouse Henriette Julie Gody le 4 juin 1896 dans le 18ème arrondissement de Paris dont il a trois…
D’ESPINOSE (Alonze)
Lire la suite : D’ESPINOSE (Alonze)8 juin 1880 à Cosqueville (Manche) – mort pour la France le 15 octobre 1914 à Suippes (Marne). Originaire de la Manche, Alonze d’Espinose est un royaliste et un catholique social d’ascendance noble. Il s’engage d’abord au sein de la Jeunesse catholique et l’association la Saint-Pierraise dont il retrace son expérience dans Deux ans d’action catholique et sociale dans le canton de Saint-Pierre-Église (1908). Lors de la querelle des Inventaires, il est condamné à vingt jours de prison ferme pour avoir mené avec sa mère la défense de l’église de Saint-Pierre-Eglise en 1906[1]. Quatre mois après sa libération de prison, il épouse…
GAZEL (Odon)
Lire la suite : GAZEL (Odon)7 juillet 1894 à Oupia (Hérault) – mort pour la France le 21 août 1914 à Thomasthal (Bas-Rhin). Originaire d’Oupia, Odon Gazel est le fils de Fernand Gazel, propriétaire, et de Joséphine Rouairous, sans profession[1]. Il fait ses études au collège de la Trinité à Béziers[2]. Il devient membre de la section d’AF de Béziers bien que sa carrière militaire lui interdit d’en être adhérent[3]. En effet, il s’engage volontairement dans l’armée pour huit ans et intègre la promotion « la Croix du Drapeau » (1913-1914) de l’école spéciale militaire de Saint-Cyr le 4 novembre 1913. Nommé sous-lieutenant, il est affecté au 158ème RI…
DE TRICORNOT DE ROSE (Charles)
Lire la suite : DE TRICORNOT DE ROSE (Charles)14 octobre 1876 dans le 7ème arrondissement de Paris – mort pour la France le 11 mai 1916 à Villemontoire (Aisne). Fils du marquis d’Emmanuel de Tricornot de Rose, lieutenant-colonel de cavalerie, Charles de Tricornot de Rose est un militaire de carrière considéré comme le père de l’avion de chasse. Il intègre la promotion de « Tananarive » de l’école spéciale militaire de Saint-Cyr le 31 octobre 1895. Promu sous-lieutenant, il est incorporé au 9ème RD en garnison à Lunéville le 1er octobre 1897[1]. Deux ans plus tard, il passe le grade de lieutenant. Le 13 mars 1906, il est chargé du service d’ordre…
ZUANON (Adolphe)
Lire la suite : ZUANON (Adolphe)10 novembre 1882 aux Contamines (Haute-Savoie) – mort le 28 novembre 1972 dans la même ville. Fils d’une famille immigrée italienne, Adolphe Zuanon est naturalisé français en même temps que le restant de sa famille[1]. En 1902, il exerce la profession de maçon. Le 5 septembre 1907, il épouse Léonie Mollard dans son village natal dont il a quatre enfants. Le 6 janvier 1915, il est rappelé aux armées au sein du 359ème RI. Il est frappé d’un éclat d’obus qui lui laboure la moitié du visage puis blessé par une balle qui lui occasionne une fracture de l’humérus droit.…
NOAILLES (Louis)
Lire la suite : NOAILLES (Louis)2 août 1878 à Talence (Gironde) – mort pour la France le 13 octobre 1914 à Noyelles-lès-Vermelles (Pas-de-Calais). Fils d’Arthur Noailles, greffier en chef du tribunal de 1ère instance de Bordeaux, et d’Esther Clais, Louis Noailles grandit dans le pays bordelais. En 1898, il débute comme clerc de notaire avant d’entreprendre de nombreux voyages[1]. Quatre ans plus tard, il séjourne en Angleterre, en 1903 il passe par Paris et en 1906 il rentre quelque temps à Bordeaux mais repart au mois de septembre en direction du Canada. Louis Noailles pousse même jusqu’à la côte ouest en habitant à Seattle aux Etats-Unis en…
FERNET (André)
Lire la suite : FERNET (André)24 août 1886 à Pierrefonds (Oise) – mort pour la France le 1er juin 1916 à Château-Bréhain (Moselle). Fils de Charles Alexis Fernet, médecin et professeur agrégé à la faculté de médecine de Paris, André a plus l’âme d’un littéraire. Licencié en droit en 1907 puis en lettres, André Fernet devient auditeur de 1ère classe au Conseil d’État. Dans les années 1910, il écrit dans la revue barrésienne L’Indépendance[1]. Ses talents d’auteur sont salués par l’Académie française à deux reprises : le prix Montyon en 1911 pour son roman L’Ascète,et le prix Maillé-Latour-Landry en 1916 pour Le cœur pur[2]. Quant à sa comédie…
EUDES (Charles)
Lire la suite : EUDES (Charles)6 janvier 1886 à Cerisy-la-Salle (Manche) – mort pour la France le 9 août 1918 à Charly-sur-Marne (Aisne). Charles Eudes commence ses études chez l’abbé Rainfroy, curé de Saint-Samson-de-Bonfossé (Manche) à l’Institut libre de Saint-Lô jusqu’à l’obtention de son baccalauréat ès lettres[1]. Peu après, il rejoint l’école de Massillon en vue de préparer son baccalauréat ès sciences pour se destiner à l’école spéciale militaire de Saint-Cyr. Mais une blessure, survenue au cours d’une partie de football, le contraint à se rabattre vers la médecine à l’instar de son père et de son grand-père. En 1904, il débute son cursus en médecine. En…
QUENTIN DE COUPIGNY (Maurice)
Lire la suite : QUENTIN DE COUPIGNY (Maurice)29 juillet 1886 à Landelles-et-Coupigny (Calvados) – mort pour la France le 9 novembre 1914 à Dixmude en Belgique. Fils de Georges Auguste Quentin de Coupigny, propriétaire, et de Clotilde Marie Le Gohier de Précaire, Maurice Quentin de Coupigny est un Camelot du Roi du 9ème arrondissement de Paris[1]. Il est impliqué avec Charles Maurras dans le procès qui fut intenté à la suite de la manifestation qui conclut à Versailles le congrès d’AF de 1912[2]. Défendu par Georges Leneveu, il est condamné à quatre mois de prison[3]. À la veille de la guerre, il épouse Marguerite Marie Achard de La Vente…
MILLERET (Norbert)
Lire la suite : MILLERET (Norbert)14 août 1891 à Reims (Marne) – mort pour la France le 19 octobre 1918 au poste de garde de la brigade américaine n° 155. Norbert Milleret est le fils de René Louis Constant Milleret, colonel et vétéran de la guerre franco-prussienne de 1870, et de Julie Adrienne Larrieu. Il étudie au collège Saint-Joseph de Reims à partir de l’âge de sept ans, puis effectue une année au collège de Maria Hilf à Schwytz en Suisse[1]. Il entre ensuite au collège de Wimbledon en Angleterre. Plus tard, il revient en France et étudie à l’école Saint-Louis de Gonzague à Paris…
SARLANDIE DES RIEUX D’ANCEZUNE (Ernest)
Lire la suite : SARLANDIE DES RIEUX D’ANCEZUNE (Ernest)20 novembre 1870 à Neufchâteau (Vosges) – mort pour la France le 27 février 1915 au Bois de Malancourt (Meuse). Plus connu sous son nom de plume « Lionel des Rieux », Ernest Sarlandie des Rieux d’Ancezune est le fils du sous-préfet de Neufchâteau, sa ville natale. Lorrain de naissance, Périgourdin par son père, Provençal en ligne maternelle, c’est cette dernière origine qui l’emporte, fortifiée par l’éducation qu’il reçoit au collège d’Aix-en-Provence, où Charles Maurras le côtoie comme pour condisciple et ami depuis l’enfance[1]. Monté à Paris, avec son nouveau compère et Frédéric Amouretti, les trois hommes s’évertuent à faire incliner le Félibrige la…
DE BARRAL (Octave)
Lire la suite : DE BARRAL (Octave)24 septembre 1877 à Soissons (Aisne) – mort pour la France le 5 août 1915 à Saint-Pierre-lès-Bitry (Oise). Le comte Octave de Barral est issu d’une famille de la noblesse du Dauphiné. Ancien membre de la conférence catholique Olivaint, il est président de la section d’AF du 18ème arrondissement de Paris[1]. Le 24 octobre 1905, il épouse Geneviève de Beaufranchet dont il a trois enfants. Grand voyageur, il rédigeae la chronique des revues étrangères de La Revue hebdomadaire et participe aussi à la Revue critique des idées et des livres. Propagandiste de l’AF, il s’acharne à faire connaître les idées de l’AF…



















