Portraits
MACQUART DE TERLINE (Jehan)
Lire la suite : MACQUART DE TERLINE (Jehan)21 juillet 1892 à Blendecques (Pas-de-Calais) – mort pour la France le 27 juillet 1916 à Minaucourt-le-Mesnil-lès-Hurlus (Marne). La famille Macquart de Terline, originaire de Lorraine, descend en ligne directe de Philippe Macquart de Terline, écuyer, seigneur de Dainvile au duché de Lorraine, qui épousa le 8 juin 1456, Jeanne du Lys, fille de Pierre d’Arc dit le chevalier du Lys et nièce de Jeanne d’Arc[1]. Fort de cette prestigieuse ascendance, la famille Macquart de Terline est profondément catholique et royaliste. Jehan Macquart de Terline étudie au collège Saint-Bertin de Saint-Omer (Pas-de-Calais) où il devint bachelier en sciences. En janvier 1910, son…
TROUVÉ (Noël)
Lire la suite : TROUVÉ (Noël)12 décembre 1886 à Compiègne (Oise) – mort pour la France le 1er septembre 1914 à Dannevoux (Meuse). Fils d’un marchand grainetier, Noël Trouvé est élevé dans une famille profondément catholique. Il participe à toutes les œuvres de jeunesse chrétienne et s’engage comme brancardier de Lourdes. Le comte du Puget, ancien zouave pontifical, l’introduisit à l’AF tandis qu’il venait de finir son lycée[1]. Licencié en droit le 22 octobre 1909, il se retrouve à défendre les militants d’AF devant les tribunaux[2]. Il va même jusqu’à prendre la défense de Charles Maurras lors du procès de Versailles « pour lequel il lui était reproché…
DE VASSELOT DE RÉGNÉ (Roger)
Lire la suite : DE VASSELOT DE RÉGNÉ (Roger)30 mars 1891 à Châlons-sur-Marne (Marne) – mort le 24 février 1929 à Souvigné (Deux-Sèvres). Roger de Vasselot de Régné est un Camelot du Roi du 8ème arrondissement de Paris. Il est arrêté dès l’âge de dix-sept ans avec son frère Gaston, lors de lors de l’affaire Thalamas, le 10 février 1909, en prenant d’assaut le ministère de la Justice au cours d’une manifestation[1]. Les deux frères sont déférés devant la justice et défendus par l’avocat royaliste Claude Couprie[2]. Roger est condamné à quinze jours de prison et cent francs d’amende pour violation de domicile et violences à agents. Lors…
VANGEON (Henri)
Lire la suite : VANGEON (Henri)15 mars 1875 à Bray-sur-Seine (Seine-et-Marne) – mort le 13 juin 1944 dans le 16ème arrondissement de Paris. Né le 15 mars 1875, Henri Vangeon est le fils d’Alphonse Antoine Vangeon, pharmacien à Bray-sur-Seine et de Paméla Noémie Petit, sans profession[1]. Éduqué par ses parents aux auteurs latins, à Shakespeare et Racine, il compose sa première pièce de théâtre à l’âge de huit ans. Il étudie ensuite au collège de Sens puis à Paris mais son père lui demande de laisser de côté la littérature au profit d’une carrière de médecin[2]. Après la mort de son père en 1890, il…
DE VEILLECHÈZE DE LA MARDIÈRE (Yves)
Lire la suite : DE VEILLECHÈZE DE LA MARDIÈRE (Yves)26 mai 1892 à Bourges (Cher) – mort pour la France le 5 avril 1918 à Aubvillers (Somme). Yves de Veillechèze de La Mardière est le fils Jean Maire Hilaire Pie de Veillechèze de La Mardière, avocat, et de Marguerite Marie Thérèse Letard de La Bouralière, sans profession[1]. Son père devient avocat à la cour d’appel de Poitiers et maire du Givre (Vendée). Lauréat de la faculté de droit de Poitiers, Yves de Veillechèze de La Mardière assure la responsabilité de secrétaire de la conférence du stage. Il partage avec Louis Marchand le secrétariat des étudiants d’AF de la section…
MARCHIS DE LA CHAMBRE (Gabrielle)
Lire la suite : MARCHIS DE LA CHAMBRE (Gabrielle)7 août 1872 à Carquefou (Loire-Atlantique) – morte le 5 novembre 1917 à Nantes (Loire-Atlantique). Gabrielle Marchis de La Chambre épouse le propriétaire et artiste peintre Joseph Marie Camille Le Pan de Ligny le 21 août 1900 à Carquefou. Veuve dès 1908, elle décide avec sa mère et sa sœur, d’ouvrir aux blessés leur château de la Chambre lorsque la Grande Guerre débute. De septembre 1914 à juin 1916, vingt lits sont mis à disposition par les trois femmes qui s’occupent à leurs frais de quatre-vingt-dix blessés. En 1916, elle s’engage en qualité d’infirmière bénévole et est appelée sur le front. Blessée,…
MANSUY (Henri)
Lire la suite : MANSUY (Henri)28 août 1884 à Lunéville (Meurthe-et-Moselle) – mort le 7 novembre 1962 à Nancy (Meurthe-et-Moselle). Fils de Victor Emile Mansuy, paveur, et de Marie Antoine, brodeuse, Henri Mansuy naît le 28 août 1884 à Lunéville[1]. En 1904, il travaille comme tapissier quand sonne l’heure de son service militaire[2]. Il s’engage volontairement pour une durée de trois ans au 37ème RI. Avant de rentrer grand séminaire de Nancy, c’est-à-dire à la chartreuse de Bosserville, en 1910, il est un des premiers ligueurs de la section d’AF de Nancy[3]. Pendant son séminaire, il exerce brièvement comme professeur pour le petit séminaire du même…
HOUVENAGHEL (Charles)
Lire la suite : HOUVENAGHEL (Charles)18 décembre 1884 à Lille (Nord) – mort le 10 mai 1938 dans la même ville. En 1911, Charles Houvenaghel est un membre de la section lilloise de l’AF dont il devient brièvement le président des Camelots du Roi en 1912[1]. Le 9 juillet 1911, le président de la République Armand Fallières vient à Roubaix pour visiter l’Exposition internationale du textile du Nord de la France. Charles Houvenaghel fait partie des meneurs de la contre-manifestation royaliste[2]. Le 28 juin 1913, il épouse Eugénie Benoit à Lille dont il a deux filles. Durant la guerre, il est emmené comme prisonnier civil au camp…
DUBREULE (René)
Lire la suite : DUBREULE (René)24 juillet 1896 dans le 16ème arrondissement de Paris – mort le 11 décembre 1967 à Asnières-sur-Seine (Hauts-de-Seine). Fils d’un orfèvre ciseleur, René Dubreule est un jeune employé et ligueur du 15ème arrondissement de Paris quand la Grande Guerre éclate. Il est incorporé dans le 46ème RI le 12 avril 1915 et combat en première ligne[1]. Le 25 septembre 1916, il est grièvement blessé à l’avant-bras gauche, la cuisse droite et perd la vue de l’œil gauche à Bouchavesnes (Somme). Il garde à vie les reliquats d’une fracture du fémur droit par un éclat d’obus. Renvoyé à l’arrière, René Dubreule est décoré…
KELLER (François)
Lire la suite : KELLER (François)21 décembre 1871 dans le 6ème arrondissement de Paris – mort pour la France le 24 octobre 1914 à Bar-le-Duc (Meuse). François Keller est le fils d’Émile Keller, comte romain et député protestataire de l’Alsace. Son père avait dû quitter l’armée à la suite d’accidents répétés en service commandé et d’une mission en Indochine qui avait ruiné sa santé. François Keller entre à l’école polytechnique le 21 octobre 1890 dont il sort comme lieutenant d’artillerie[1]. Il est un des plus anciens abonnés de L’Action française[2]. À la déclaration de guerre, il obtient de partir pour le front mais meurt à l’hôpital de…
JALAGUIER (Élisabeth)
Lire la suite : JALAGUIER (Élisabeth)4 septembre 1890 à Nîmes (Gard) – morte pour la France le 20 août 1918 à Pierrefonds (Oise). D’origine bourgeoise, Élisabeth Jalaguier est élevée au château de Luc à Luc-sur-Orbieu (Aude). Passionnée de littérature, elle entre à l’École normale de Nîmes. Quand la Première Guerre mondiale éclate, elle suit des cours d’infirmière puis est affectée à l’hôpital militaire de Nîmes[1]. Elle rejoint la ligne de front en 1916 comme infirmière de la Société de secours des blessés militaires à l’ambulance n°15. Elle fait la connaissance du médecin militaire Paul Maurer avec qui elle se fiance. Décorée de la croix de guerre et…
DE GUIGNÉ (Jacques)
Lire la suite : DE GUIGNÉ (Jacques)29 octobre 1883 à Soengiei-Silcambing sur l’île de Sumatra en Indonésie – mort pour la France le 22 juillet 1915 à Hohrod (Haut-Rhin). Jacques de Guigné est le fils de Paul de Guigné, zouave pontifical, fait comte romain par le pape Léon XIII. Sa mère est Julie Lagourgue, fille du défunt maire et conseiller colonial Bernard Lagourgue et de Françoise Adam de Villiers. Jacques de Guigné entre au collège Saint-Joseph-de-Tivoli à Bordeaux d’où il sort avec le prix d’honneur[1]. En 1902, il intègre la promotion du Sud-Oranais à l’école spéciale militaire de Saint-Cyr[2]. Par la suite, il est incorporé dans les chasseurs…
ÉON (Gabriel)
Lire la suite : ÉON (Gabriel)19 novembre 1883 à Fontenay-le-Comte (Vendée) – mort pour la France le 10 juin 1915 à Hébuterne (Pas-de-Calais). Gabriel Éon est encore étudiant en droit quand il écrit des essais et de la poésie pour des revues poitevines dont Poitiers Universitaire et Poitiers Étudiant[1]. Durant son service militaire, il est incorporé au 137ème RI à compter du 14 novembre 1904. Promu caporal en septembre 1905, il est réformé temporairement en novembre 1906 en raison d’une bronchite. Une fois guéri, il est réintégré à l’effectif en septembre 1907[2]. Avant-guerre, il cumule les fonctions de vice-président de la section d’AF de Nantes et de…
JOURDAIN (Bienaimé)
Lire la suite : JOURDAIN (Bienaimé)20 décembre 1890 à Tourville (Manche) – mort le 17 août 1948 dans le 8ème arrondissement de Paris. Bienaimé Jourdain est un ancien membre de la section d’AF de Cherbourg[1]. Il est d’ailleurs arrêté comme Camelot du Roi en 1909[2]. Au début de la guerre, il est affecté au 36ème RI comme sergent où il est blessé une première fois le 17 septembre 1914. Après plusieurs mois de convalescence, il retourne au combat. Dans les ruines de Neuville-Saint-Vaast, il est grièvement blessé au visage le 1er juin 1915. La moitié de sa face est mutilée par un éclat d’obus. Il devient dès…
WASIER (Rémi)
Lire la suite : WASIER (Rémi)1er janvier 1892 à Gagny (Seine-Saint-Denis) – mort le 26 septembre 1961 à Aubergenville (Yvelines). Adhérent à l’AF dès 1908, il est membre de la Confédération de l’intelligence et de la production française[1]. En 1909, il fonde la section d’AF du 18ème arrondissement de Paris aux côtés d’Octave de Barral. Rémi Wasier fut animateur de la Fédération des transports, secrétaire général du Syndicat français du Rail et anima l’hebdomadaire Le Rail, organe corporatif ferroviaire[2]. Durant la Première Guerre mondiale, il devient chef de publicité du journal L’Action française[3]. Il conserve cette fonction dans l’administration du journal jusqu’à la Seconde Guerre…
BERTRAN DE BALANDA (Paul)
Lire la suite : BERTRAN DE BALANDA (Paul)19 octobre 1893 à Latour-Bas-Elne (Pyrénées-Orientales) – mort pour la France le 8 octobre 1914 à Moulins (Allier). Paul est l’un des trois frères de Jean Bertran de Balanda. Fort de la tradition militaire dans sa famille, il s’engage volontairement pour huit ans à la mairie du 5ème arrondissement de Paris, le 11 août 1914, pour l’école spéciale militaire de Saint-Cyr au titre du 46ème RI[1]. Il est mortellement blessé au cours des premières journées de la bataille de la Marne lors de son baptême de feu près de Bar-le-Duc[2]. Son dévouement lui vaut une citation à l’ordre de l’armée : « Bon et…
BERTRAN DE BALANDA (Jean)
Lire la suite : BERTRAN DE BALANDA (Jean)17 novembre 1885 à Toulouse (Haute-Garonne) – mort pour la France le 9 juin 1918 à Cannectancourt (Oise). Jean Bertran de Balanda naît le 17 novembre 1885 dans la maison maternelle à Toulouse, rue du Coq d’Inde. Il est l’aîné d’une famille de sept enfants. En octobre 1886, son père Henri, lieutenant au 6ème RH, en garnison à Bordeaux, est nommé instructeur de l’école spéciale militaire de Saint-Cyr[1]. La famille s’installe temporairement à proximité de l’école militaire dans une villa confortable. En 1894, il entre au collège du petit Saint-Louis à Perpignan (Pyrénées-Orientales)[2]. À quatorze ans, il intègre le collège des Maristes…
BERNARD D’AUBEIGNÉ (René)
Lire la suite : BERNARD D’AUBEIGNÉ (René)7 octobre 1882 à Ciron (Indre) – mort pour la France le 25 septembre 1914 à Wez (Marne). Fils de Gaston Bernard d’Aubeigné, maire de Ciron, René fait ses études secondaires au collège de l’Immaculée-Conception de Vaugirard puis au collège de Juilly (Seine-et-Marne)[1]. Catholique pratiquant, il est arrêté lors des Inventaires pour la défense de l’église Saint-Thomas-d’Aquin de Paris le 24 février 1906[2]. René Bernard d’Aubeigné est condamné à quatre mois de prison pour avoir frappé de sa canne un inspecteur de police[3]. Il devient docteur en droit en 1908, avec une thèse intitulée Historique de la législation douanière sur les blés…
BERNARD (Jean)
Lire la suite : BERNARD (Jean)4 décembre 1881 à Valence (Drôme) – mort pour la France le 9 juillet 1915 à Souchez (Pas-de-Calais). Né le 4 décembre 1881 à Valence, Jean Bernard est le fils de Marc Bernard, sous-directeur de l’agence du Crédit lyonnais à Valence, et de Rambertine Dumaine, sans profession[1]. Il accole le prénom de son père au sien pour se distinguer d’un auteur parisien homonyme et prend donc « Jean-Marc Bernard » comme nom de plume. Jusqu’à l’âge de vingt ans, il vit essentiellement à l’étranger. D’abord à Bruxelles en suivant père banquier entre 1892 et 1899, puis une année à Margate en Angleterre et une…
BALLAY (Irénée)
Lire la suite : BALLAY (Irénée)6 janvier 1868 à Adelans-et-le-Val-de-Bithaine (Haute-Saône) – mort pour la France le 13 mars 1918 à Vienne-le-Château (Marne). Sorti du lycée de Grenoble en 1887, il se destine à une carrière d’officier en intégrant la promotion Tombouctou de l’école spéciale militaire de Saint-Cyr. Le 20 octobre 1902, il épouse Marie-Thérèse Julie Louise Feitu à Plancher-Les-Mines (Haute-Saône). Elle est la sœur de René Feitu, médecin-chef de l’hôpital Guichard où plusieurs membres des Dames royalistes se dévouent au service des blessés durant la Grande Guerre. Mobilisé en août 1914, Irénée Ballay est chef de bataillon au 305ème RI et blessé à la jambe droite…



















