Portraits
ANDRÉ (Léonce)
Lire la suite : ANDRÉ (Léonce)16 septembre 1880 à Lussan (Gard) – mort pour la France le 17 février 1915 à Braux-Sainte-Cohière (Marne). Plus connu sous le pseudonyme « Plumeta », Léonce André est élevé à Saïgon en Indochine où son père est fonctionnaire de l’administration des finances. De retour en France, il s’initie adolescent à la tauromachie à Nîmes. Après son baccalauréat, il entame une brève carrière de matador mais est blessé lors d’une corrida en juillet 1889. Le 2 novembre 1899, il entre au 4ème RIM et démarre une carrière militaire en intégrant l’école d’officier de Saint-Maixent. Il fait campagne en Cochinchine, au Dahomey, au Sénégal, à…
ACKER (Paul)
Lire la suite : ACKER (Paul)14 septembre 1874 à Saverne (Bas-Rhin) – mort pour la France le 28 juin 1915 à Moosch (Haut-Rhin). Né d’une famille alsacienne, Paul Acker est un écrivain, romancier, chroniqueur et critique littéraire de renom. Dans sa jeunesse, il monte étudier à Paris où il collabore auprès de nombreux périodiques dont Le Gaulois, L’Écho de Paris, la Revue des deux Mondes, L’Illustration, la Revue de Paris et la Revue critique des idées et des livres[1]. Après l’obtention de sa licence en lettres, il effectue son service militaire entre 1895 et 1896 mais se voit réformé le 6 août 1904, pour la perte de…
TRIQUÉRA (Paul)
Lire la suite : TRIQUÉRA (Paul)17 juillet 1883 à Collioure (Pyrénées-Orientales) – mort pour la France le 20 août 1914 à Barbas (Meurthe-et-Moselle). Nommé docteur en droit le 8 juin 1909, Paul Triquéra exerce en tant que notaire. En parallèle, il est le trésorier de la Fédération catalane des sections d’AF. Incorporé au 12ème RI en novembre 1904, il est promu sergent le 19 avril 1906[1]. Lors de la mobilisation, il est élevé au grade d’adjudant le 5 août 1914. Paul Triquéra tombe sur la ligne de feu le 20 août 1914, frappé d’une balle au front, à la tête de ses hommes[2]. [1] Registre matricule de…
TURIN (René)
Lire la suite : TURIN (René)7 février 1879 à Brest (Finistère) – mort pour la France le 6 septembre 1916 à Vermandovillers (Somme). Né à Brest, René Turin est le fils d’Edmond Pierre Marie Turin, officier de marine, et de Mathilde Jeanne Françoise Pointeau, sans profession. Durant la Grande Guerre, il est d’abord capitaine de cavalerie au 14ème RCC avant de s’engager comme aviateur[1]. Devenu commandant de l’escadrille n°15[2], il reçoit la Légion d’honneur le 3 juin 1915 pour ses multiples faits d’armes[3]. Le 6 septembre 1916, il se porte volontaire pour une mission périlleuse d’observation d’infanterie. Son avion est abattu « à quelques mètres des…
JOUÉ (Raphaël)
Lire la suite : JOUÉ (Raphaël)14 mars 1877 à Villelongue-de-la-Salanque (Pyrénées-Orientales) – mort pour la France le 22 août 1914 à Éthe en Belgique. Raphaël Joué est un militaire de carrière, fils et frère de ligueurs de la région Villelongue-de-la-Salanque[1]. Le 26 octobre 1898, il intègre la promotion Marchand de l’école spéciale militaire de Saint-Cyr dont il sort sous-lieutenant au 157ème RI en 1900[2]. Deux ans plus tard, il est nommé lieutenant. Le 9 avril 1909, il est affecté au 4ème RTA et sert en Tunisie jusqu’en 1911, puis quelques mois en Algérie et dans la région de Casablanca au Maroc entre 1912 et 1914. Étant capitaine…
DE BONNIÈRES (Angélique)
Lire la suite : DE BONNIÈRES (Angélique)25 octobre 1861 à Neuville-Vitasse (Pas-de-Calais) – morte le 6 mars 1923 à Cambrai (Nord). Le 5 juin 1884, elle épouse le comte Gaston Bouchelet de Vendegies à Arras. Le couple élit domicile au château de Sorval à Selvigny (Nord) et a neuf enfants. Son époux est élu maire de la commune en 1888 jusqu’à son décès en 1907. En 1919, elle fait l’objet d’une citation à l’ordre de l’armée : « La comtesse de Vendegies, à Sorval, pendant deux ans et demi, a hébergé et caché chez elle, au péril de sa vie et de celle de ses enfants, un soldat français chargé…
DE FORESTA (Marie Thérèse Charlotte)
Lire la suite : DE FORESTA (Marie Thérèse Charlotte)8 janvier 1857 à Marseille (Bouches-du-Rhône) – morte le 14 juin 1927 dans la même ville. Marie Thérèse Charlotte de Foresta épouse le marquis Jacques Marie Gaston de Clapiers-Collongues le 27 octobre 1881 à Marseille. Veuve et sans postérité en 1902, elle préside la Croix-Rouge marseillaise avant-guerre. Elle porte assistance aux sinistrés des tremblements de terre qui dévastent une partie de l’arrondissement d’Aix en 1909. La marquise part ensuite pour le Maroc jusqu’à la déclaration de guerre où elle est infirmière-major aux Dardanelles et à Salonique. Elle reçoit une citation à l’ordre du jour : « Le général commandant le corps expéditionnaire d’Orient cite…
LAMOUROUX (Pierre)
Lire la suite : LAMOUROUX (Pierre)11 avril 1882 à Luzech (Lot) – mort pour la France le 3 octobre 1915 à Givenchy-en-Gohellel (Pas-de-Calais). Pierre Lamouroux est le fils de Jean Guillaume Édouard Lamouroux, propriétaire puis directeur d’usine, et de Marie Louise Cavalié, sans profession[1]. À neuf ans, il étudie au lycée Janson-de-Sailly puis passe deux ans au lycée de Tulle, suivi de deux ans au lycée de Cahors et trois ans au lycée Buffon. En 1896, il abandonne les études classiques pour entrer à Colbert, puis à Chaptal car son père est préposé des lits militaires et change souvent de garnison. Il y passe les examens du…
LAVALETTE (Henri)
Lire la suite : LAVALETTE (Henri)25 février 1895 dans le 3ème arrondissement de Paris – mort pour la France le 1er juillet 1916 à Curlu (Somme). Henri Lavalette est le fils de Jules Michel Lavalette, employé, et de Marie Pauline Augusta Micheau, sans profession[1]. Comptable et Camelot du Roi du 5ème arrondissement de Paris, il est incorporé le 20 décembre 1914 au 37ème RI[2]. En avril 1915, il part comme volontaire en Belgique. Il est légèrement blessé à l’avant-bras droit le 15 mai puis blessé plus sérieusement le 16 juin à Neuville-Saint-Vaast, par un éclat d’obus dans la fesse gauche. Après un séjour de deux mois et…
LOUVET (Jean)
Lire la suite : LOUVET (Jean)4 janvier 1891 à Limoges (Haute-Vienne) – mort pour la France le 8 septembre 1914 à Châtelraould-Saint-Louvent (Marne). Jean Louvet est le fils d’Eugène Marie André Louvet, avoué à la cour d’appel de Limoges, et de Jeanne Marie Isabelle Fontaneau, sans profession[1]. D’abord basé à Limoges, il rejoint les Camelots du Roi du 6ème arrondissement de Paris. Avec Antoine de Vazelhes, il devient délégué général des Étudiants d’AF pour l’Institut agronomique[2]. Courant 1913, il n’hésite pas à risquer la prison en prenant l’initiative de manifestations contre un professeur favorable aux antimilitaristes contre la loi des trois ans. Le 8 octobre, il est…
CLANCHE (Francis Le)
Lire la suite : CLANCHE (Francis Le)8 juin 1896 à Lorient (Morbihan) – mort pour la France le 25 avril 1917 à Montigny-sur-Vesle (Marne). Francis Le Clanche est le fils d’Édouard Joseph Le Clanche, maître peintre, et d’Angèle Marie Simon, sans profession[1]. Ligueur de la section de Lorient, il exerce le métier de peintre décorateur quand il est incorporé au 64ème RI le 9 avril 1915[2]. Au mois d’octobre, il est déclaré inapte durant deux mois par la commission de réforme d’Ancenis pour douleurs névralgiques dans les deux jambes. Promu soldat de 1ère classe le 7 février 1916, il évolue brièvement au 111ème RI puis rejoint le 76ème…
LALANDE (Félix)
Lire la suite : LALANDE (Félix)30 août 1895 à Déville-lès-Rouen (Seine-Maritime) – mort pour la France le 4 juillet 1916 à Estrées (Somme). Félix Lalande est le fils de Gaston Édouard Lalande, entrepreneur de maçonnerie, et de Jeanne Rosine Louizet, sans profession[1]. Il devient employé de bureau et adhère à la section rouennaise des Camelots du Roi. Il prend part à la campagne contre les socialistes à l’occasion de la loi des trois ans[2]. Il est incorporé au 119ème RI le 18 décembre 1914 comme soldat de 2ème classe. Le 24 avril 1915, il est versé au 28ème RI avant d’être transféré au 319ème RI le 15…
LACROIX (Georges)
Lire la suite : LACROIX (Georges)13 juin 1892 à Bois-d’Amont (Jura) – mort pour la France le 16 mars 1915 à Minaucourt-le-Mesnil-lès-Hurlus (Marne). Georges Lacroix est le fils de Jules Jacques Ambroise Lacroix, cultivateur, et de Marie Julie Lacroix, sans profession[1]. Venu très jeune à la cause royaliste, il devient président des Camelots du Roi de Molinges (Jura) et exerce le métier de tourneur sur bois[2]. Le 1er juillet 1913, Georges Lacroix est condamné par le tribunal de Saint-Claude à vingt francs d’amende pour feu allumé à distance non réglementaire. Il est incorporé au 170ème RI à compter du 10 octobre 1913 comme soldat de 2ème classe.…
ESPRITOZ (Alcide)
Lire la suite : ESPRITOZ (Alcide)2 janvier 1881 aux Contamines-Montjoie (Haute-Savoie) – mort pour la France le 5 décembre 1914 à Ypres en Belgique. Alcide Espritoz est le fils d’un couple de cultivateurs formé par Jean Placide Espritoz, et Adèle Barbier[1]. Empêché par une longue neurasthénie, il interrompt à plusieurs reprises ses études et renonce à la vie religieuse[2]. Après cet abandon, il décide de se faire soldat. En tant que fils aîné de veuve, il renonce à sa dispense du service militaire et s’engage pour trois ans le 14 novembre 1902. Il est alors incorporé au 11ème BCA et passe le grade de chasseur de 1ère…
PONÇON (Louis)
Lire la suite : PONÇON (Louis)13 décembre 1892 à Colombes (Hauts-de-Seine) – mort pour la France le 25 septembre 1915 à Aubérive (Marne). Louis Ponçon est le fils d’un couple de marchands épiciers formé par Lazare Ponçon et Marie Gales[1]. Devenu employé de bureau, il épouse Yvonne Angèle Henriette Marguerite Géjou, manutentionnaire, le 6 janvier 1912 dans le 10ème arrondissement de Paris. Le couple a un fils en avril 1915. Au début de la guerre, il est incorporé le 11 août 1914 au 115ème RI. Le 2 janvier 1915, il passe au 315ème RI. Louis Ponçon meurt pour la France le 25 septembre 1915 à Aubérive. Son…
NADAL (Édouard)
Lire la suite : NADAL (Édouard)18 août 1878 à Saint-Christol-lès-Alès (Gard) – mort pour la France le 18 novembre 1914 à Rupt (Meuse). Édouard Nadal est le fils de Jean Nadal, jardinier, et de Rosalie Catherine Sabatier, sans profession[1]. Agriculteur à l’âge de vingt ans, il est incorporé au 58ème RI le 15 novembre 1899 pour effectuer ses classes. Il est promu caporal en novembre 1900 puis envoyé en congé deux ans plus tard en attendant son passage dans la réserve de l’armée active[2]. Devenu jardinier comme son père, il épouse Rosa Hélène Sabatier, sans profession, le 3 juin 1903, dans son village natal[3]. Ensemble, ils ont…
FOUGERON (Pierre)
Lire la suite : FOUGERON (Pierre)30 mars 1884 à Orléans (Loiret) – mort pour la France le 7 octobre 1914 à Beuvraignes (Somme). Pierre Fougeron appartient à une ancienne famille de l’Orléanais. Il est le fils de Marie Désiré Paul Élie Fougeron, propriétaire, et de Marie Adélaïde Cécile Tenaille d’Estaits, sans profession[1]. Étudiant en sciences à Orléans, il s’engage volontairement dans l’armée le 10 novembre 1904, pour le 131ème RI[2]. En mai 1905, il devient caporal au 113ème RI puis est envoyé dans la disponibilité le 23 septembre suivant. Promu sergent le 25 mars 1906, il effectue plusieurs périodes d’exercice avant d’être nommé sous-lieutenant de réserve le…
PINGRAY (Joseph)
Lire la suite : PINGRAY (Joseph)15 octobre 1891 à Béziers (Hérault) – mort pour la France le 1er mars 1916 à Ermenonville (Oise). Joseph Pingray est le fils de Jean Pierre Joseph Pingray, propriétaire, et de Marie Antoinette Clotilde Léonie Boyer, sans profession[1]. Pendant ses études en sciences, il fréquente l’AF et participe aux réunions du cercle d’études Frédéric Amouretti, à Béziers[2]. Après l’obtention de sa licence, il devient ingénieur-chimiste. Au déclenchement de la guerre, il est alors en Argentine à proximité de Mendoza. Rentré en France, il est mobilisé au 81ème RI comme soldat de 2ème classe, le 16 octobre 1914. Au mois de décembre, il…
PILON (Robert)
Lire la suite : PILON (Robert)15 septembre 1881 à Elbeuf (Seine-Maritime) – mort pour la France le 5 octobre 1915 à La Croix-en-Champagne (Marne). Robert Pilon est le fils d’Alexandre Tranquille Pilon, marchand boulanger, et de Léopoldine Adèla Baslé, sans profession[1]. En 1901, il est classé dans les services auxiliaires en raison d’une varicocèle volumineuse et d’une pointe de hernie détectée lors de son examen médical. Venu à l’AF par le biais de L’Accord social, il devient un ligueur du 1er arrondissement de Paris. Employé de commerce, il s’applique à l’étude des questions sociales et devient l’ami de Maurice Gilard avec lequel il fonde le groupe de…
PAVY (Edmond)
Lire la suite : PAVY (Edmond)10 juillet 1888 à Nantes (Loire-Atlantique) – mort pour la France le 31 juillet 1915 à Soupir (Aisne). Edmond Pavy est le fils d’un couple de bouchers, François Étienne Pavy et Marie Jeanne Gicquel[1]. Devenu boucher en gros, il élit domicile au 86 Boulevard de Grenelle dans le 15ème arrondissement de Paris et adhère la section de la ligue d’AF de son secteur. En 1909, il est exempté du service militaire en raison d’une rhinite atrophique avec ozène. En avril 1914, il adresse dix francs à L’Action française pour la souscription destinée à « la propagande du journal et contre l’or juif »[2]. Il…







