5 mai 1883 à Saint-Germain-du-Crioult (Calvados) – mort pour la France le 30 mars 1918 à Rollot (Somme). Frère de précédent, Henri du Rosel de Saint-Germain est un ligueur du Calvados[1]. Lors de son service militaire, il est classé dans les services auxiliaires en 1906 pour faiblesse. Il étudie à la faculté de théologie de l’Institut catholique de Paris entre 1909 et 1910. Sa vocation de prêtre naît quelques années en arrière au moment des Inventaires. En effet, il est condamné le 1er mai 1906 par la cour d’appel de Paris à quinze jours de prison et cent francs d’amende pour outrages…
7 septembre 1890 à Saint-Hilaire-des-Loges (Vendée) – mort pour la France le 23 novembre 1915 à Celles-sur-Plaine (Vosges). Cousin de Jacques Banyuls de Montferré, le vicomte Raymond de Montferré est ligueur d’AF de la Mayenne[1]. À l’âge de dix-sept ans, il est envoyé en Angleterre pour conclure ses études. Diplômé, il s’engage dans l’artillerie mais ne s’accommode pas de la vie de garnison et préfère rejoindre les chasseurs d’Afrique pour prendre part à la campagne du Maroc. Là-bas, il est fait maréchal des logis à Taza et reçoit la médaille coloniale avec l’agrafe Maroc[2]. Revenu en France en octobre 1914, il est…
22 avril 1872 à Villefrancon (Haute-Saône) – mort pour la France le 1er juin 1916 au fort de Tavannes (Meuse). Le comte Henri Vyau de Lagarde est un militaire de carrière diplômé de l’école Polytechnique (promotion 1892). En septembre 1893, il est nommé sous-lieutenant, puis lieutenant en second d’artillerie au 26ème RA en octobre 1895. Il évolue dans plusieurs régiments d’infanterie dont le 8ème RA en 1889, le 39ème RA en 1900, le 33ème RA en 1901, le 29ème RA et le 4ème RA en 1904. Le 25 janvier 1904, il épouse Marie Calixte Ferrand, l’unique fille du comte et de la…
8 juin 1880 à Cosqueville (Manche) – mort pour la France le 15 octobre 1914 à Suippes (Marne). Originaire de la Manche, Alonze d’Espinose est un royaliste et un catholique social d’ascendance noble. Il s’engage d’abord au sein de la Jeunesse catholique et l’association la Saint-Pierraise dont il retrace son expérience dans Deux ans d’action catholique et sociale dans le canton de Saint-Pierre-Église (1908). Lors de la querelle des Inventaires, il est condamné à vingt jours de prison ferme pour avoir mené avec sa mère la défense de l’église de Saint-Pierre-Eglise en 1906[1]. Quatre mois après sa libération de prison, il épouse…
14 octobre 1876 dans le 7ème arrondissement de Paris – mort pour la France le 11 mai 1916 à Villemontoire (Aisne). Fils du marquis d’Emmanuel de Tricornot de Rose, lieutenant-colonel de cavalerie, Charles de Tricornot de Rose est un militaire de carrière considéré comme le père de l’avion de chasse. Il intègre la promotion de « Tananarive » de l’école spéciale militaire de Saint-Cyr le 31 octobre 1895. Promu sous-lieutenant, il est incorporé au 9ème RD en garnison à Lunéville le 1er octobre 1897[1]. Deux ans plus tard, il passe le grade de lieutenant. Le 13 mars 1906, il est chargé du service d’ordre…
29 juillet 1886 à Landelles-et-Coupigny (Calvados) – mort pour la France le 9 novembre 1914 à Dixmude en Belgique. Fils de Georges Auguste Quentin de Coupigny, propriétaire, et de Clotilde Marie Le Gohier de Précaire, Maurice Quentin de Coupigny est un Camelot du Roi du 9ème arrondissement de Paris[1]. Il est impliqué avec Charles Maurras dans le procès qui fut intenté à la suite de la manifestation qui conclut à Versailles le congrès d’AF de 1912[2]. Défendu par Georges Leneveu, il est condamné à quatre mois de prison[3]. À la veille de la guerre, il épouse Marguerite Marie Achard de La Vente…
24 septembre 1877 à Soissons (Aisne) – mort pour la France le 5 août 1915 à Saint-Pierre-lès-Bitry (Oise). Le comte Octave de Barral est issu d’une famille de la noblesse du Dauphiné. Ancien membre de la conférence catholique Olivaint, il est président de la section d’AF du 18ème arrondissement de Paris[1]. Le 24 octobre 1905, il épouse Geneviève de Beaufranchet dont il a trois enfants. Grand voyageur, il rédigeae la chronique des revues étrangères de La Revue hebdomadaire et participe aussi à la Revue critique des idées et des livres. Propagandiste de l’AF, il s’acharne à faire connaître les idées de l’AF…
30 mars 1891 à Châlons-sur-Marne (Marne) – mort le 24 février 1929 à Souvigné (Deux-Sèvres). Roger de Vasselot de Régné est un Camelot du Roi du 8ème arrondissement de Paris. Il est arrêté dès l’âge de dix-sept ans avec son frère Gaston, lors de lors de l’affaire Thalamas, le 10 février 1909, en prenant d’assaut le ministère de la Justice au cours d’une manifestation[1]. Les deux frères sont déférés devant la justice et défendus par l’avocat royaliste Claude Couprie[2]. Roger est condamné à quinze jours de prison et cent francs d’amende pour violation de domicile et violences à agents. Lors…
29 octobre 1883 à Soengiei-Silcambing sur l’île de Sumatra en Indonésie – mort pour la France le 22 juillet 1915 à Hohrod (Haut-Rhin). Jacques de Guigné est le fils de Paul de Guigné, zouave pontifical, fait comte romain par le pape Léon XIII. Sa mère est Julie Lagourgue, fille du défunt maire et conseiller colonial Bernard Lagourgue et de Françoise Adam de Villiers. Jacques de Guigné entre au collège Saint-Joseph-de-Tivoli à Bordeaux d’où il sort avec le prix d’honneur[1]. En 1902, il intègre la promotion du Sud-Oranais à l’école spéciale militaire de Saint-Cyr[2]. Par la suite, il est incorporé dans les chasseurs…
25 octobre 1861 à Neuville-Vitasse (Pas-de-Calais) – morte le 6 mars 1923 à Cambrai (Nord). Le 5 juin 1884, elle épouse le comte Gaston Bouchelet de Vendegies à Arras. Le couple élit domicile au château de Sorval à Selvigny (Nord) et a neuf enfants. Son époux est élu maire de la commune en 1888 jusqu’à son décès en 1907. En 1919, elle fait l’objet d’une citation à l’ordre de l’armée : « La comtesse de Vendegies, à Sorval, pendant deux ans et demi, a hébergé et caché chez elle, au péril de sa vie et de celle de ses enfants, un soldat français chargé…