29 octobre 1883 à Soengiei-Silcambing sur l’île de Sumatra en Indonésie – mort pour la France le 22 juillet 1915 à Hohrod (Haut-Rhin). Jacques de Guigné est le fils de Paul de Guigné, zouave pontifical, fait comte romain par le pape Léon XIII. Sa mère est Julie Lagourgue, fille du défunt maire et conseiller colonial Bernard Lagourgue et de Françoise Adam de Villiers. Jacques de Guigné entre au collège Saint-Joseph-de-Tivoli à Bordeaux d’où il sort avec le prix d’honneur[1]. En 1902, il intègre la promotion du Sud-Oranais à l’école spéciale militaire de Saint-Cyr[2]. Par la suite, il est incorporé dans les chasseurs…
14 septembre 1874 à Saverne (Bas-Rhin) – mort pour la France le 28 juin 1915 à Moosch (Haut-Rhin). Né d’une famille alsacienne, Paul Acker est un écrivain, romancier, chroniqueur et critique littéraire de renom. Dans sa jeunesse, il monte étudier à Paris où il collabore auprès de nombreux périodiques dont Le Gaulois, L’Écho de Paris, la Revue des deux Mondes, L’Illustration, la Revue de Paris et la Revue critique des idées et des livres[1]. Après l’obtention de sa licence en lettres, il effectue son service militaire entre 1895 et 1896 mais se voit réformé le 6 août 1904, pour la perte de…
21 juin 1895 à Saint-Denis (Seine-Saint-Denis) – mort pour la France le 23 juillet 1915 à Orbey (Haut-Rhin). Robert Helmlinger est le fils de Philippe Daniel Helmlinger, représentant de commerce, et d’Emma Helmlinger, sans profession1. Il est délégué des Camelots du Roi du 14ème arrondissement aux côtés de ses frères et exerce le métier de sténodactylographe. Le 18 janvier 1912, il est interpellé gare de l’Est, tandis qu’il vient célébrer la libération de Lucien Lacour de la prison de Clairvaux2. Les agents de police lui reprochent des coups et des cris séditieux. En conséquence, le tribunal de la Seine le…
22 septembre 1892 dans le 10ème arrondissement de Paris – mort pour la France le 14 août 1914 à Retzwiller (Haut-Rhin). Marcel Ben Aména est le fils d’un père d’origine algérienne nommé Ahmed Ben Aména, valet de chambre, et de Marie Ernestine Thouard, cuisinière née dans l’Aube1. Représentant de commerce en 1912, il s’engage volontairement pour trois ans le 11 avril 19132. Brigadier au 14ème RC, il est tué le 14 août 1914 à Retzwiller3. 1 Acte de naissance n°4841 de Marcel Pierre Ben Aména du registre des naissances de l’année 1892 du 10ème arrondissement de Paris, Archives de Paris,…
28 mai 1885 à Saint-Genis-Laval (Rhône) – mort le 26 décembre 1914 à Aspach-le-Bas (Haut-Rhin). Eugène Nicod est le fils de Louis Alexis Léon Nicod, secrétaire de la marie de Saint-Genis-Laval, et de Claudine Marie Sadot, sans profession1. Il est le frère du maître-verrier lyonnais Paul Nicod2. En mai 1903, le jeune Nicod se penche sur l’étude de la langue internationale, l’espéranto, et adhère au journal L’Espérantiste3. Après des études menées à bien aux Beaux-Arts de Lyon, il s’acquitte de son service militaire en s’engageant volontairement dans l’armée, pour trois ans, le 7 octobre 1905 au 99ème RI. En septembre 1906, il…
15 mars 1893 à Roubaix (Nord) – mort pour la France le 7 mars 1916 à Bellemagny (Haut-Rhin). Né le 15 mars 1893 à Roubaix, Marcel Dandre est le fils de Louis Eugène Dandre, instituteur, et de Sophie Philomène Renaut, sans profession[1]. En 1913, Marcel Dandre est étudiant à l’Institut industriel du Nord à Lille[2]. Il est un lecteur de L’Action française dont il devient même un « admirable propagandiste »[3]. Soldat au 401ème RI, il est blessé le 6 mars 1916 à Gildwiller (Haut-Rhin) et meurt des suites de ses blessures le lendemain[4]. [1] Acte de naissance n°840 de Marcel Louis…
20 février 1886 dans le 6ème arrondissement de Lyon (Rhône) – mort pour la France le 7 janvier 1915 à Thann (Haut-Rhin). Joseph Rodet est le fils aîné d’Alexandre Joseph Rodet, docteur en médecine, et Marie Rodet, sans profession[1]. Son père est d’abord professeur agrégé à la faculté de médecine de Lyon, puis à partir de 1897, à celle de Montpellier comme professeur de microbiologie jusqu’à sa retraite en 1918. Étudiant en sciences à Montpellier en 1906, Joseph Rodet s’engage volontairement au 122ème RI le 8 octobre[2]. Ses études interrompues lui permettent d’être placé dans la disponibilité et congédié après un an…
8 décembre 1886 à Gaète en Italie – mort pour la France le 15 juin 1915 à Metzeral (Haut-Rhin). Né en Italie et élevé dans le vieux Marseille, au quartier Saint-Jean, la vocation de Pascal Patélla se serait manifestée dès son enfance. Il est ordonné prêtre en 1912 et nommé vicaire de l’église Saint-André à Marseille. Sur le front, le prêtre-soldat Pascal Patélla se distingue à de multiples reprises. Il reçoit une première citation à l’ordre de la 77ème DI le 5 janvier 1915 : « Depuis le début de la campagne, s’est distingué dans tous les combats par son courage et…