2 mai 1888 dans le 17ème arrondissement de Paris – mort le 15 février 1954 au même endroit. Maxime Réal del Sarte évolue dans une famille dont les parents sont artistes. Dès ses plus jeunes années, il défend avec vigueur sa foi catholique et ses opinions royalistes. Le 8 mai 1907, âgé de dix-neuf ans et élève de philosophie à l’externat de la rue de Madrid, il reçoit une contravention d’un franc pour la dégradation d’une couronne de fleurs de l’Association des libres penseurs de France déposée sur le socle de la statue de Jeanne d’Arc, devant l’église Saint-Augustin[1]. La couronne maçonnique…
14 octobre 1876 dans le 7ème arrondissement de Paris – mort pour la France le 11 mai 1916 à Villemontoire (Aisne). Fils du marquis d’Emmanuel de Tricornot de Rose, lieutenant-colonel de cavalerie, Charles de Tricornot de Rose est un militaire de carrière considéré comme le père de l’avion de chasse. Il intègre la promotion de « Tananarive » de l’école spéciale militaire de Saint-Cyr le 31 octobre 1895. Promu sous-lieutenant, il est incorporé au 9ème RD en garnison à Lunéville le 1er octobre 1897[1]. Deux ans plus tard, il passe le grade de lieutenant. Le 13 mars 1906, il est chargé du service d’ordre…
24 juillet 1896 dans le 16ème arrondissement de Paris – mort le 11 décembre 1967 à Asnières-sur-Seine (Hauts-de-Seine). Fils d’un orfèvre ciseleur, René Dubreule est un jeune employé et ligueur du 15ème arrondissement de Paris quand la Grande Guerre éclate. Il est incorporé dans le 46ème RI le 12 avril 1915 et combat en première ligne[1]. Le 25 septembre 1916, il est grièvement blessé à l’avant-bras gauche, la cuisse droite et perd la vue de l’œil gauche à Bouchavesnes (Somme). Il garde à vie les reliquats d’une fracture du fémur droit par un éclat d’obus. Renvoyé à l’arrière, René Dubreule est décoré…
21 décembre 1871 dans le 6ème arrondissement de Paris – mort pour la France le 24 octobre 1914 à Bar-le-Duc (Meuse). François Keller est le fils d’Émile Keller, comte romain et député protestataire de l’Alsace. Son père avait dû quitter l’armée à la suite d’accidents répétés en service commandé et d’une mission en Indochine qui avait ruiné sa santé. François Keller entre à l’école polytechnique le 21 octobre 1890 dont il sort comme lieutenant d’artillerie[1]. Il est un des plus anciens abonnés de L’Action française[2]. À la déclaration de guerre, il obtient de partir pour le front mais meurt à l’hôpital de…
25 février 1895 dans le 3ème arrondissement de Paris – mort pour la France le 1er juillet 1916 à Curlu (Somme). Henri Lavalette est le fils de Jules Michel Lavalette, employé, et de Marie Pauline Augusta Micheau, sans profession[1]. Comptable et Camelot du Roi du 5ème arrondissement de Paris, il est incorporé le 20 décembre 1914 au 37ème RI[2]. En avril 1915, il part comme volontaire en Belgique. Il est légèrement blessé à l’avant-bras droit le 15 mai puis blessé plus sérieusement le 16 juin à Neuville-Saint-Vaast, par un éclat d’obus dans la fesse gauche. Après un séjour de deux mois et…
9 octobre 1881 dans le 7ème arrondissement de Paris – mort le … Alexandre Lockington est le fils de James Barrows Lockington, commissionnaire en marchandises de nationalité anglaise, et de Marie Alexandrine Jane Carton, sans profession1. Ses parents sont habituellement domiciliés à St Mary Cray dans le sud-est de Londres en Angleterre mais sa mère accouche au 51 Rue de Bourgogne dans le 7ème arrondissement de Paris, probablement lors d’un voyage d’affaires. Comme son père, Alexandre Lockington devient lui aussi un commerçant traversant régulièrement la Manche. En 1912, il fonde une section d’alliance d’AF à Londres et assure des réunions…
26 avril 1891 dans le 18ème arrondissement de Paris – mort pour la France le 31 août 1914 à Montigny-devant-Sassey (Meuse). Philippe Helmlinger est le fils de Philippe Daniel Helmlinger, comptable, et d’Emma Helmlinger, ménagère1. Employé de commerce, il est considéré comme « l’un des plus braves et des plus dévoués »2 Camelots du Roi du 14ème arrondissement de Paris avec ses frères. Nommé caporal le 1er octobre 1913 au 117ème RI, il est porté disparu le 31 août 1914 au combat de Montgny-devant-Sassey3. 1 Acte de naissance n°1981 de Philippe Jacques Frédéric Helmlinger du registre des naissances de l’année 1891 du…
7 juin 1867 dans le 9ème arrondissement de Paris – mort le 20 juin 1939 dans le 7ème arrondissement de Paris. Ferdinand Beau est le fils de Jean Charles Amédée Beau, notaire, et membre du conseil général de l’Orne, et de Louise Augustine Zélie Froger Deschesnes, sans profession[1]. Son père devient député représentant de l’Orne entre 1871 et 1876. En juin 1886, Ferdinand Beau adresse ses hommages au comte de Paris après l’annonce de son nouvel exil prononcé par l’Assemblée nationale[2]. Le 29 octobre suivant, le jeune homme est reçu à l’école spéciale militaire de Saint-Cyr et s’engage volontairement dans…
22 septembre 1892 dans le 10ème arrondissement de Paris – mort pour la France le 14 août 1914 à Retzwiller (Haut-Rhin). Marcel Ben Aména est le fils d’un père d’origine algérienne nommé Ahmed Ben Aména, valet de chambre, et de Marie Ernestine Thouard, cuisinière née dans l’Aube1. Représentant de commerce en 1912, il s’engage volontairement pour trois ans le 11 avril 19132. Brigadier au 14ème RC, il est tué le 14 août 1914 à Retzwiller3. 1 Acte de naissance n°4841 de Marcel Pierre Ben Aména du registre des naissances de l’année 1892 du 10ème arrondissement de Paris, Archives de Paris,…
23 février 1897 dans le 16ème arrondissement de Paris – mort pour la France le 2 mai 1916 à Cumières-le-Mort-Homme (Meuse). Ferdinand Hernandez est issu de la relation extraconjugale entre Jean Albert Hernandez, employé, et Clémentine Juliette Sanson, sans profession1. Parfumeur de métier, il adhère aux Camelots du Roi de Houilles (Seine-et-Oise). Quand la guerre éclate, il s’engage volontairement dans l’armée à dix-sept ans et demi, le 12 octobre 1914, et rejoint le 74ème RI comme soldat de 2ème classe2. Le 23 mars 1915, il quitte son régiment sur sa demande, au profit du 68ème RI pour être envoyé au…