22 avril 1872 à Villefrancon (Haute-Saône) – mort pour la France le 1er juin 1916 au fort de Tavannes (Meuse). Le comte Henri Vyau de Lagarde est un militaire de carrière diplômé de l’école Polytechnique (promotion 1892). En septembre 1893, il est nommé sous-lieutenant, puis lieutenant en second d’artillerie au 26ème RA en octobre 1895. Il évolue dans plusieurs régiments d’infanterie dont le 8ème RA en 1889, le 39ème RA en 1900, le 33ème RA en 1901, le 29ème RA et le 4ème RA en 1904. Le 25 janvier 1904, il épouse Marie Calixte Ferrand, l’unique fille du comte et de la…
20 novembre 1870 à Neufchâteau (Vosges) – mort pour la France le 27 février 1915 au Bois de Malancourt (Meuse). Plus connu sous son nom de plume « Lionel des Rieux », Ernest Sarlandie des Rieux d’Ancezune est le fils du sous-préfet de Neufchâteau, sa ville natale. Lorrain de naissance, Périgourdin par son père, Provençal en ligne maternelle, c’est cette dernière origine qui l’emporte, fortifiée par l’éducation qu’il reçoit au collège d’Aix-en-Provence, où Charles Maurras le côtoie comme pour condisciple et ami depuis l’enfance[1]. Monté à Paris, avec son nouveau compère et Frédéric Amouretti, les trois hommes s’évertuent à faire incliner le Félibrige la…
12 décembre 1886 à Compiègne (Oise) – mort pour la France le 1er septembre 1914 à Dannevoux (Meuse). Fils d’un marchand grainetier, Noël Trouvé est élevé dans une famille profondément catholique. Il participe à toutes les œuvres de jeunesse chrétienne et s’engage comme brancardier de Lourdes. Le comte du Puget, ancien zouave pontifical, l’introduisit à l’AF tandis qu’il venait de finir son lycée[1]. Licencié en droit le 22 octobre 1909, il se retrouve à défendre les militants d’AF devant les tribunaux[2]. Il va même jusqu’à prendre la défense de Charles Maurras lors du procès de Versailles « pour lequel il lui était reproché…
21 décembre 1871 dans le 6ème arrondissement de Paris – mort pour la France le 24 octobre 1914 à Bar-le-Duc (Meuse). François Keller est le fils d’Émile Keller, comte romain et député protestataire de l’Alsace. Son père avait dû quitter l’armée à la suite d’accidents répétés en service commandé et d’une mission en Indochine qui avait ruiné sa santé. François Keller entre à l’école polytechnique le 21 octobre 1890 dont il sort comme lieutenant d’artillerie[1]. Il est un des plus anciens abonnés de L’Action française[2]. À la déclaration de guerre, il obtient de partir pour le front mais meurt à l’hôpital de…
18 août 1878 à Saint-Christol-lès-Alès (Gard) – mort pour la France le 18 novembre 1914 à Rupt (Meuse). Édouard Nadal est le fils de Jean Nadal, jardinier, et de Rosalie Catherine Sabatier, sans profession[1]. Agriculteur à l’âge de vingt ans, il est incorporé au 58ème RI le 15 novembre 1899 pour effectuer ses classes. Il est promu caporal en novembre 1900 puis envoyé en congé deux ans plus tard en attendant son passage dans la réserve de l’armée active[2]. Devenu jardinier comme son père, il épouse Rosa Hélène Sabatier, sans profession, le 3 juin 1903, dans son village natal[3]. Ensemble, ils ont…
11 avril 1895 à Saint-Étienne (Loire) – mort pour la France le 23 avril 1917 au Mort-Homme (Meuse). Lucien Audisio est le frère cadet d’Emmanuel[1]. Il étudie la musique à Dijon où il obtient, deux premiers prix du Conservatoire en 1909, section violon et violoncelle. L’Action française rapporte qu’il est un jeune musicien de talent en vertu de son premier prix de violoncelle du Conservatoire national en 1913, et de ses débuts de carrière comme premier violoncelliste-solo de l’Opéra et des principaux concerts de Paris[2]. Il se fait également un nom comme compositeur ; deux de ses quatuors à corde sont…
17 août 1881 à Vernou-en-Sologne (Loir-et-Cher) – mort pour la France le 29 juin 1917 à Esnes-en-Argonne (Meuse). Gontran de Witte est le fils aîné d’Adrien Raymond Alexandre Marie de Witte, capitaine attaché à l’école supérieure de guerre, et de la baronne Marie Justine Casimire Marguerite de la Celle, propriétaire1. Étudiant en sciences en 1901, il décide d’entreprendre une carrière militaire à l’image de son père devenu général. Le 16 novembre 1902, il est incorporé au 9ème RC puis est transféré au 1er RH le 19 janvier 1903. Au mois de mai 1903, il est promu brigadier et même brigadier fourrier quatre…
26 avril 1891 dans le 18ème arrondissement de Paris – mort pour la France le 31 août 1914 à Montigny-devant-Sassey (Meuse). Philippe Helmlinger est le fils de Philippe Daniel Helmlinger, comptable, et d’Emma Helmlinger, ménagère1. Employé de commerce, il est considéré comme « l’un des plus braves et des plus dévoués »2 Camelots du Roi du 14ème arrondissement de Paris avec ses frères. Nommé caporal le 1er octobre 1913 au 117ème RI, il est porté disparu le 31 août 1914 au combat de Montgny-devant-Sassey3. 1 Acte de naissance n°1981 de Philippe Jacques Frédéric Helmlinger du registre des naissances de l’année 1891 du…
29 septembre 1887 à Sisteron (Alpes-de-Haute-Provence) – mort pour la France le 4 septembre 1916 au tunnel de Tavannes (Meuse). Michel Élie est le fils de Jean Edmond André Robert Vincent Élie, inspecteur des forêts, et de Marie Louise Vincent, sans profession[1]. Avant-guerre, il fait des études de droit puis travaille dans les assurances-vie au 38, rue du Grand Berger à Nancy[2]. Président des Camelots du Roi de Nancy, il dispense des conférences traitant de la franc-maçonnerie[3]. Mobilisé en 1914, il est évacué après dix-huit mois de front, pour raison de santé, dans une ambulance[4]. Brancardier à la 73ème DI,…
14 janvier 1875 à Montpellier (Hérault) – mort pour la France le 8 août 1916 à Bras-sur-Meuse (Meuse). Pierre Cazalis de Fondouce est le fils de Paul Louis Cazalis de Fondouce, propriétaire, et de Suzanne Jenny Valérie Mazars de Mazarin, sans profession[1]. Désirant faire une carrière d’officier, il est admis à l’école spéciale militaire de Saint-Cyr le 16 octobre 1896 et rejoint la promotion baptisée « la première des grandes manœuvres ». À sa sortie, il est promu sous-lieutenant au 11ème RD le 30 septembre 1898[2]. En septembre 1900, il est suspendu de son emploi pour une durée d’un an par décision…