22 août 1890 à Nîmes (Gard) – mort pour la France le 7 juin 1917 au sous-secteur de Pargny (Aisne). Albert Bertrand fait ses études à Paris au lycée Louis-le-Grand[1]. Camelot du Roi intrépide, il est promu secrétaire adjoint des Étudiants d’AF[2]. En 1911, il quitte la capitale pour retourner à Nîmes, sa ville natale, où il continue d’animer des conférences pour l’Action française. Membre du Félibrige, il signe ses articles sous le pseudonyme d’Abel Bréart. Le 8 avril 1914, il épouse Joséphine Marthe Amélie Mistral qui n’est autre que la petite nièce du poète félibre Frédéric Mistral. Il prend dès lors…
14 octobre 1876 dans le 7ème arrondissement de Paris – mort pour la France le 11 mai 1916 à Villemontoire (Aisne). Fils du marquis d’Emmanuel de Tricornot de Rose, lieutenant-colonel de cavalerie, Charles de Tricornot de Rose est un militaire de carrière considéré comme le père de l’avion de chasse. Il intègre la promotion de « Tananarive » de l’école spéciale militaire de Saint-Cyr le 31 octobre 1895. Promu sous-lieutenant, il est incorporé au 9ème RD en garnison à Lunéville le 1er octobre 1897[1]. Deux ans plus tard, il passe le grade de lieutenant. Le 13 mars 1906, il est chargé du service d’ordre…
6 janvier 1886 à Cerisy-la-Salle (Manche) – mort pour la France le 9 août 1918 à Charly-sur-Marne (Aisne). Charles Eudes commence ses études chez l’abbé Rainfroy, curé de Saint-Samson-de-Bonfossé (Manche) à l’Institut libre de Saint-Lô jusqu’à l’obtention de son baccalauréat ès lettres[1]. Peu après, il rejoint l’école de Massillon en vue de préparer son baccalauréat ès sciences pour se destiner à l’école spéciale militaire de Saint-Cyr. Mais une blessure, survenue au cours d’une partie de football, le contraint à se rabattre vers la médecine à l’instar de son père et de son grand-père. En 1904, il débute son cursus en médecine. En…
10 juillet 1888 à Nantes (Loire-Atlantique) – mort pour la France le 31 juillet 1915 à Soupir (Aisne). Edmond Pavy est le fils d’un couple de bouchers, François Étienne Pavy et Marie Jeanne Gicquel[1]. Devenu boucher en gros, il élit domicile au 86 Boulevard de Grenelle dans le 15ème arrondissement de Paris et adhère la section de la ligue d’AF de son secteur. En 1909, il est exempté du service militaire en raison d’une rhinite atrophique avec ozène. En avril 1914, il adresse dix francs à L’Action française pour la souscription destinée à « la propagande du journal et contre l’or juif »[2]. Il…
20 août 1890 à Armentières (Pas-de-Calais) – mort pour la France le 30 août 1914 à Sains-Richaumont (Aisne). Paul Marlière est le fils de Louis Augustin Marlière, représentant de commerce, et de Léona Céline Hu, ménagère[1]. Étudiant à l’Institut catholique des arts et métiers de Lille, il est incorporé au 151ème RI le 8 octobre 1911, lors de son service militaire[2]. En février 1912, il reçoit le grade de caporal puis celui de sergent au mois de septembre. Le 8 décembre 1913, il bascule dans la réserve. Après l’obtention de son diplôme, il devient ingénieur électricien[3]. Lors de la mobilisation…
2 mars 1898 à Saint-Martin-des-Champs (Finistère) – mort pour la France le 29 septembre 1918 à Pargny-Filain (Aisne). Xavier de Kergariou est le fils du comte René Gabriel Marie de Kergariou et d’Élisa Susan Clarke[1]. Lors de la guerre, il s’engage volontairement à dix-sept ans à la mairie de Quimper[2]. Le jeune homme est incorporé au 88ème RI le 5 mars 1915 puis sert au 421ème RI à partir du 5 août 1915. Xavier de Kergariou est ensuite transféré au 164ème RI le 19 août 1916 au sein duquel il obtient le grade de caporal le 23 mars 1917. Il…
2 septembre 1883 à Ciboure (Pyrénées-Atlantiques) – mort pour la France le 16 septembre 1914 à Oulches-la-Vallée-Foulon (Aisne). Antoine d’Abbadie d’Arrast est le benjamin d’une famille aisée de neuf enfants dont le père est Michel Arnauld d’Abbadie d’Arrast, rentier, et la mère Anna Elizabeth Virginie Young, d’origine américaine, sans profession1. Son père est un explorateur réputé pour ses expéditions en Éthiopie. Avant-guerre, Antoine d’Abbadie d’Arrast est étudiant en lettres à Paris puis s’engage volontairement dans l’armée au 49ème RI, le 13 novembre 1903. Il est finalement envoyé dans la disponibilité le 18 septembre 1904 au titre du bénéficie de l’envoi en congés…
2 février 1893 à Clermont (Landes) – mort pour la France le 21 novembre 1914 à Longueval-Barbonval (Aisne). Né au château de Sobole, Louis de Marcé est le fils du comte Marie Louis Guy de Marcé, ancien officier des messageries maritimes, et de la comtesse Marie Clotilde Catherine de Seguin, sans profession[1]. Il a un frère jumeau prénommé Gérard. Étudiant en philosophie, Louis de Marcé est un membre actif des Camelots du Roi. Les 24 et 25 août 1912, il participe avec une délégation d’entre eux, au pèlerinage national de Lourdes. Des bandes d’apaches apparemment conduites par Léon Dupré, correspondant…
26 avril 1897 à Sens (Yonne) – mort pour la France le 29 mai 1918 à Crécy-au-Mont (Aisne) Né dans une famille catholique, Pierre Baudry est le fils de Marie Jules Léon Baudry, négociant, et de Marie Charlotte Croquet, sans profession1. Il fait sa scolarité à l’école Saint-Edme à Sens et conclue ses études à dix-sept ans, titulaire d’un baccalauréat en philosophie. Passionné par la poésie, l’art et la littérature, le jeune Pierre Baudry aspire à intégrer les Beaux-Arts. Catholique social et Camelot du Roi de Sens, il fonde avec trois amis Henri Cornier, François Huot et Marcel Berthelin, un patronage pour…
8 novembre 1897 à Angers (Maine-et-Loire) – mort pour la France le 8 avril 1917 à Cerizy (Aisne). Georges Houdet est le fils de Georges Émile Houdet, menuisier, et de Marie Ernestine Joséphine Agnès Levron, sans profession1. Étudiant à l’école des Beaux-Arts d’Angers, il suit assidûment les réunions d’AF de cette ville2. Le 28 juin 1915, il est incorporé au 35ème RA à Vannes (Morbihan) mais sa santé vacillante le maintient au dépôt de son régiment3. À force d’insistances, il obtient de partir pour le front en décembre 1916. Le 6 avril 1917, il est transféré au 251ème RA. Il…