7 août 1872 à Carquefou (Loire-Atlantique) – morte le 5 novembre 1917 à Nantes (Loire-Atlantique). Gabrielle Marchis de La Chambre épouse le propriétaire et artiste peintre Joseph Marie Camille Le Pan de Ligny le 21 août 1900 à Carquefou. Veuve dès 1908, elle décide avec sa mère et sa sœur, d’ouvrir aux blessés leur château de la Chambre lorsque la Grande Guerre débute. De septembre 1914 à juin 1916, vingt lits sont mis à disposition par les trois femmes qui s’occupent à leurs frais de quatre-vingt-dix blessés. En 1916, elle s’engage en qualité d’infirmière bénévole et est appelée sur le front. Blessée,…
10 juillet 1888 à Nantes (Loire-Atlantique) – mort pour la France le 31 juillet 1915 à Soupir (Aisne). Edmond Pavy est le fils d’un couple de bouchers, François Étienne Pavy et Marie Jeanne Gicquel[1]. Devenu boucher en gros, il élit domicile au 86 Boulevard de Grenelle dans le 15ème arrondissement de Paris et adhère la section de la ligue d’AF de son secteur. En 1909, il est exempté du service militaire en raison d’une rhinite atrophique avec ozène. En avril 1914, il adresse dix francs à L’Action française pour la souscription destinée à « la propagande du journal et contre l’or juif »[2]. Il…
18 avril 1896 à Nantes (Loire-Atlantique) – mort le 15 mars 1965 à Montauban (Tarn-et-Garonne). Alfred Abbé est le fils d’Alfred Jean Marie Abbé, journalier, et de Marie Victoire Armance Buffet, couturière[1]. Graveur-lithographe et Camelot du Roi à l’âge de dix-sept ans, il est arrêté le 1er juin 1913 lors d’une manifestation en l’honneur de Jeanne d’Arc avec d’autres militants. Il lui est reproché d’avoir porté des coups aux agents de police[2]. Au début de la Première guerre mondiale, il s’enrôle au 65ème RI le 7 août 1914 et part aux armées le 22 novembre suivant[3]. Il est blessé à la tête…
30 août 1890 à Nantes (Loire-Atlantique) – mort le 24 juin 1949 dans le 16ème arrondissement de Paris. Gabriel Durup de Baleine est le fils de Paul Jules Henri Durup de Baleine, employé aux chemins de fer, et de Jeanne Sophie Julie Tournié, sans profession[1]. Il fait partie des premiers Camelots du Roi parisiens. Le 27 février 1911, il est arrêté lors de la perturbation de la pièce de théâtre Après moi au Théâtre-Français[2]. Le 4 mars suivant, il est condamné par le tribunal correctionnel de la Seine à huit jours de prison et seize francs d’amende pour violences[3]. Le…
11 août 1889 à Nantes (Loire-Atlantique) – mort le 22 juin 1938 à Couffé (Loire-Atlantique). Né le 11 août 1889 à Nantes, Manuel Alonso est le fils de Manuel Alonso, négociant d’origine espagnole, et de Marie Eugénie Françoise Chaigneau, sans profession[1]. Employé de banque, il effectue son service militaire au 1er BCP entre octobre 1910 et octobre 1912. L’Action française précise que ce Camelot du Roi nantais « avait acquis la qualité de Français afin de faire son service militaire en France » [2] du fait de ses origines espagnoles. Lors de la Grande Retraite, il est blessé par des éclats d’obus…