5 juin 1885 à Grenoble (Isère) – mort pour la France le 25 septembre 1915 à Souain-Perthes-lès-Hurlus (Marne). Trésorier de la section d’AF de Grenoble, Pierre Nicolet est un des fils de Victor Nicolet, grand industriel de Grenoble. Il s’inscrit au groupe des premiers Étudiants d’AF pendant sa licence de lettres à la Sorbonne[1]. Son militantisme lui vaut d’être condamné à un jour de prison et quinze francs d’amende le 8 février 1909 pour avoir pris part à une manifestation patriote[2]. Après un long séjour dans les universités d’Italie, particulièrement dans celle de Florence, il revient à Grenoble où il reste un…
8 juin 1880 à Cosqueville (Manche) – mort pour la France le 15 octobre 1914 à Suippes (Marne). Originaire de la Manche, Alonze d’Espinose est un royaliste et un catholique social d’ascendance noble. Il s’engage d’abord au sein de la Jeunesse catholique et l’association la Saint-Pierraise dont il retrace son expérience dans Deux ans d’action catholique et sociale dans le canton de Saint-Pierre-Église (1908). Lors de la querelle des Inventaires, il est condamné à vingt jours de prison ferme pour avoir mené avec sa mère la défense de l’église de Saint-Pierre-Eglise en 1906[1]. Quatre mois après sa libération de prison, il épouse…
21 juillet 1892 à Blendecques (Pas-de-Calais) – mort pour la France le 27 juillet 1916 à Minaucourt-le-Mesnil-lès-Hurlus (Marne). La famille Macquart de Terline, originaire de Lorraine, descend en ligne directe de Philippe Macquart de Terline, écuyer, seigneur de Dainvile au duché de Lorraine, qui épousa le 8 juin 1456, Jeanne du Lys, fille de Pierre d’Arc dit le chevalier du Lys et nièce de Jeanne d’Arc[1]. Fort de cette prestigieuse ascendance, la famille Macquart de Terline est profondément catholique et royaliste. Jehan Macquart de Terline étudie au collège Saint-Bertin de Saint-Omer (Pas-de-Calais) où il devint bachelier en sciences. En janvier 1910, son…
7 octobre 1882 à Ciron (Indre) – mort pour la France le 25 septembre 1914 à Wez (Marne). Fils de Gaston Bernard d’Aubeigné, maire de Ciron, René fait ses études secondaires au collège de l’Immaculée-Conception de Vaugirard puis au collège de Juilly (Seine-et-Marne)[1]. Catholique pratiquant, il est arrêté lors des Inventaires pour la défense de l’église Saint-Thomas-d’Aquin de Paris le 24 février 1906[2]. René Bernard d’Aubeigné est condamné à quatre mois de prison pour avoir frappé de sa canne un inspecteur de police[3]. Il devient docteur en droit en 1908, avec une thèse intitulée Historique de la législation douanière sur les blés…
6 janvier 1868 à Adelans-et-le-Val-de-Bithaine (Haute-Saône) – mort pour la France le 13 mars 1918 à Vienne-le-Château (Marne). Sorti du lycée de Grenoble en 1887, il se destine à une carrière d’officier en intégrant la promotion Tombouctou de l’école spéciale militaire de Saint-Cyr. Le 20 octobre 1902, il épouse Marie-Thérèse Julie Louise Feitu à Plancher-Les-Mines (Haute-Saône). Elle est la sœur de René Feitu, médecin-chef de l’hôpital Guichard où plusieurs membres des Dames royalistes se dévouent au service des blessés durant la Grande Guerre. Mobilisé en août 1914, Irénée Ballay est chef de bataillon au 305ème RI et blessé à la jambe droite…
16 septembre 1880 à Lussan (Gard) – mort pour la France le 17 février 1915 à Braux-Sainte-Cohière (Marne). Plus connu sous le pseudonyme « Plumeta », Léonce André est élevé à Saïgon en Indochine où son père est fonctionnaire de l’administration des finances. De retour en France, il s’initie adolescent à la tauromachie à Nîmes. Après son baccalauréat, il entame une brève carrière de matador mais est blessé lors d’une corrida en juillet 1889. Le 2 novembre 1899, il entre au 4ème RIM et démarre une carrière militaire en intégrant l’école d’officier de Saint-Maixent. Il fait campagne en Cochinchine, au Dahomey, au Sénégal, à…
4 janvier 1891 à Limoges (Haute-Vienne) – mort pour la France le 8 septembre 1914 à Châtelraould-Saint-Louvent (Marne). Jean Louvet est le fils d’Eugène Marie André Louvet, avoué à la cour d’appel de Limoges, et de Jeanne Marie Isabelle Fontaneau, sans profession[1]. D’abord basé à Limoges, il rejoint les Camelots du Roi du 6ème arrondissement de Paris. Avec Antoine de Vazelhes, il devient délégué général des Étudiants d’AF pour l’Institut agronomique[2]. Courant 1913, il n’hésite pas à risquer la prison en prenant l’initiative de manifestations contre un professeur favorable aux antimilitaristes contre la loi des trois ans. Le 8 octobre, il est…
8 juin 1896 à Lorient (Morbihan) – mort pour la France le 25 avril 1917 à Montigny-sur-Vesle (Marne). Francis Le Clanche est le fils d’Édouard Joseph Le Clanche, maître peintre, et d’Angèle Marie Simon, sans profession[1]. Ligueur de la section de Lorient, il exerce le métier de peintre décorateur quand il est incorporé au 64ème RI le 9 avril 1915[2]. Au mois d’octobre, il est déclaré inapte durant deux mois par la commission de réforme d’Ancenis pour douleurs névralgiques dans les deux jambes. Promu soldat de 1ère classe le 7 février 1916, il évolue brièvement au 111ème RI puis rejoint le 76ème…
13 juin 1892 à Bois-d’Amont (Jura) – mort pour la France le 16 mars 1915 à Minaucourt-le-Mesnil-lès-Hurlus (Marne). Georges Lacroix est le fils de Jules Jacques Ambroise Lacroix, cultivateur, et de Marie Julie Lacroix, sans profession[1]. Venu très jeune à la cause royaliste, il devient président des Camelots du Roi de Molinges (Jura) et exerce le métier de tourneur sur bois[2]. Le 1er juillet 1913, Georges Lacroix est condamné par le tribunal de Saint-Claude à vingt francs d’amende pour feu allumé à distance non réglementaire. Il est incorporé au 170ème RI à compter du 10 octobre 1913 comme soldat de 2ème classe.…
13 décembre 1892 à Colombes (Hauts-de-Seine) – mort pour la France le 25 septembre 1915 à Aubérive (Marne). Louis Ponçon est le fils d’un couple de marchands épiciers formé par Lazare Ponçon et Marie Gales[1]. Devenu employé de bureau, il épouse Yvonne Angèle Henriette Marguerite Géjou, manutentionnaire, le 6 janvier 1912 dans le 10ème arrondissement de Paris. Le couple a un fils en avril 1915. Au début de la guerre, il est incorporé le 11 août 1914 au 115ème RI. Le 2 janvier 1915, il passe au 315ème RI. Louis Ponçon meurt pour la France le 25 septembre 1915 à Aubérive. Son…