15 septembre 1881 à Elbeuf (Seine-Maritime) – mort pour la France le 5 octobre 1915 à La Croix-en-Champagne (Marne). Robert Pilon est le fils d’Alexandre Tranquille Pilon, marchand boulanger, et de Léopoldine Adèla Baslé, sans profession[1]. En 1901, il est classé dans les services auxiliaires en raison d’une varicocèle volumineuse et d’une pointe de hernie détectée lors de son examen médical. Venu à l’AF par le biais de L’Accord social, il devient un ligueur du 1er arrondissement de Paris. Employé de commerce, il s’applique à l’étude des questions sociales et devient l’ami de Maurice Gilard avec lequel il fonde le groupe de…
2 octobre 1895 à Saint-Pargoire (Hérault) – mort pour la France le 25 septembre 1915 à Suippes (Marne). Charles Paul Albert Jean Granier est le fils d’Albert Granier, menuisier, et de Léonie Sahuguet, sans profession1. Menuisier de métier, il est membre des Camelots du Roi de Saint-Pagoire comme son frère Pierre2. Le 18 décembre 1914, il est incorporé au 6ème RIC puis promu caporal le 21 août 1915. Charles Granier est tué à l’ennemi à Suippes le 25 septembre 1915. Le lendemain, il reçoit une citation à l’ordre de l’armée dans les termes suivants : « Par son audace et son énergie,…
18 juin 1895 à Sontay au Tonkin – mort pour la France le 6 octobre 1915 à Aubérive (Marne). Né au Tonkin le 18 juin 1895, Marc Thomas est le fils de Louis Mathurin Thomas, garde principal de deuxième classe de la garde civile indigène du Tonkin, et de Juliette Bodinier, sans profession[1]. Rentré en France, Marc Thomas gagne sa vie comme employé de commerce. Délégué intérimaire des Camelots du Roi du 13ème arrondissement de Paris, il est incarcéré sept jours à la prison de la Santé le 16 mars 1914 tandis qu’il manifeste rive droite avec d’autres militants pour protester contre…
17 juin 1894 dans le 3ème arrondissement de Paris – mort pour la France le 25 septembre 1915 à Souain-Perthes-lès-Hurlus (Marne). Louis Perrier est le fils de deux marchands de vins, Joseph Marie Perrier et Marie Lours[1]. Ligueur de la section d’AF du 16ème arrondissement de Paris et chaudronnier de métier, Louis Perrier est incorporé le 19 décembre 1914 comme sapeur de 2ème classe au 6ème RIC[2]. Le 25 septembre 1915, ses jambes sont soufflées par un obus alors qu’il recueillait des blessés sous le feu de l’ennemi[3]. Il meurt des suites de ses blessures peu de temps après. [1] Acte de…
20 octobre 1895 à Givors (Rhône) – mort pour la France le 21 septembre 1915 à Ville-sur-Tourbe (Marne). Né le 20 octobre 1895 à Givors, Jean Mignot est le fils aîné d’une famille royaliste de neuf enfants comptant six garçons dont les parents sont Pierre Ambroise Irénée Mignot, chimiste, et Émilie Mirza Félicie Voog, sans profession[1]. Son père devient directeur des Carboniques liquides réunies et Glacières de Bretagne, dans le quartier de Pont-Rousseau à Rezé (Loire-Atlantique)[2]. Adolescent, Jean Mignot fait des études littéraires à l’Institut Notre-Dame des Minimes à Lyon avant d’intégrer l’École des Anglais à Lyon pendant trois ans[3]. Sur place,…
25 juillet 1895 à Bordeaux (Gironde) – mort pour la France le 17 avril 1917 au Mont Cornillet (Marne). Né le 25 juillet 1895 à Bordeaux, André Reytier est le frère jumeau de Louis Reytier et le fils de Pierre Reytier, charpentier, et de Marie Lucine Eslous, sans profession1. Avant-guerre, André Reytier est membre de la section d’AF de Bordeaux et ajusteur-mécanicien à la compagnie du Midi. Incorporé le 16 décembre 1914 au 20ème RI, André Reytier est envoyé sur le front. Le 22 juillet 1915, il est transféré au 83ème RI puis promu caporal le 31 mai 19162. Il…
20 octobre 1894 à Montpellier (Hérault) – mort pour la France le 8 août 1916 à Minaucourt-le-Mesnil-lès-Hurlus (Marne). Né le 20 octobre 1894 d’une famille réputée à Montpellier, Pierre Anglada est le fils de Charles Pierre Joseph Anglada, docteur en médecine, et de Louise Olympe Lizier, sans profession1. Héritier d’une longue tradition de médecins dans la famille, il se destine lui-même à cette profession. Le 3 septembre 1914, alors qu’il vient de conclure ses études au collège Saint-Joseph d’Avignon, il est appelé sous les drapeaux au 96ème RI comme soldat de 2ème classe. Sur le front, il gagne les galons…
5 mars 1896 à Perpignan (Pyrénées-Orientales) – mort pour la France le 16 avril 1917 à Berméricourt (Marne). Né le 5 mars 1896 à Perpignan, Philippe Saunyères est le fils de Jean François Abdon Saunyères, maçon, et de Anne Mach, couturière1. Tout comme son père, il exerce le métier de maçon et milite au sein de la section d’AF de sa ville natale2. Il s’engage volontairement au 5ème RCC le 11 septembre 1914 comme cavalier de 2ème classe mais ne part au front qu’au début du mois d’octobre 19153. Transféré au 15ème RC, il y gagne le grade de brigadier…
9 août 1891 dans le 3ème arrondissement de Lyon (Rhône) – mort pour la France le 25 septembre 1915 à Jonchery-sur-Suippe (Marne). Né le 9 août 1891 dans le 3ème arrondissement de Lyon, Charles Martel est le fils de Joanny Martel, employé, et de Fanchette Joséphine Chanteur, ménagère1. Son père fut un républicain condamné sous l’Empire. Employé de banque et trésorier de la Jeunesse royaliste, il s’est fait arrêter au sortir du local au cours d’une manifestation antirépublicaine2. Lorsque la Revue d’Action française se change en quotidien, il compte parmi les fondateurs du groupe lyonnais d’AF3. « Toujours le premier dans…
3 septembre 1873 à Saint-Loubès (Gironde) – mort le 16 avril 1917 à Villers-Franqueux (Marne). Né le 3 septembre 1873 à Saint-Loubès, Pierre Decan de Chatouville est le fils d’Armand Constant Léon Decan de Chatouville, négociant, et de Suzanne Moillier, sans profession1. Désireux de faire une carrière militaire, il s’engage volontairement à Carbon-Blanc (Gironde) pour une durée de quatre ans, au sein du 144ème RI, en octobre 1891. Soldat exemplaire, il monte en grade rapidement : caporal en septembre 1892, sergent-fourrier en septembre 1893, puis sergent le 3 décembre 1894. Le 6 avril 1897, il intègre l’école militaire d’infanterie comme élève…