5 juin 1885 à Grenoble (Isère) – mort pour la France le 25 septembre 1915 à Souain-Perthes-lès-Hurlus (Marne).

Trésorier de la section d’AF de Grenoble, Pierre Nicolet est un des fils de Victor Nicolet, grand industriel de Grenoble. Il s’inscrit au groupe des premiers Étudiants d’AF pendant sa licence de lettres à la Sorbonne[1]. Son militantisme lui vaut d’être condamné à un jour de prison et quinze francs d’amende le 8 février 1909 pour avoir pris part à une manifestation patriote[2]. Après un long séjour dans les universités d’Italie, particulièrement dans celle de Florence, il revient à Grenoble où il reste un propagandiste actif. Il est notamment un des organisateurs de la réunion publique donnée, le 9 mars 1913, par Jules Lemaître, Henri Vaugeois et Léon Daudet à Grenoble devant quatre mille personnes[3]. En novembre 1913, il entame une carrière diplomatique au consulat général français de Budapest en Hongrie en tant que secrétaire de chancellerie. Lorsque la guerre se pointe, il est appelé sous les drapeaux et incorporé au 5ème RIC, comme sergent, puis nommé sous-lieutenant sur le champ de bataille[4]. Le 25 septembre 1915, il est tué sur le coup d’une balle dans la nuque. Son sacrifice fait l’objet de la citation suivante à l’ordre de la division : « Tué à la tête de sa section au moment où il l’entraînait à l’assaut des tranchées ennemies ». Ses obsèques sont célébrées en l’église Saint-Joseph de Grenoble le 28 mai 1921[5].
[1] L’Action française, 5 février 1916, 1er novembre 1915.
[3] Almanach de l’Action française, 1914, p. 48.
[4] Registre matricule de la classe 1905 du n°900 au n°1004 de Grenoble, Archives départementales de l’Isère, 1 R 1424/5.
[5] L’Action française, 3 juin 1921.