25 avril 1862 à Lorient (Morbihan) – mort pour la France le 11 mars 1917 à Rabat au Maroc.

Le marquis René Pâris de La Bollardière est un militaire de carrière. Ancien Saint-Cyrien de la promotion de l’Annam (1885-1887)[1], il sert dans l’infanterie coloniale où il est promu lieutenant en février 1890[2]. En Indochine, il est blessé et cité une première fois à l’ordre du jour le 5 juillet 1894 : « Le sang-froid et la bravoure dont il a fait preuve au combat de Ta Phing (30 mai 1894) pendant lequel il s’est trouvé d’abord en première ligne, puis a dû soutenir une retraite exécutée sous un feu meurtrier, dans des circonstances particulièrement difficiles »[3]. Il est de nouveau blessé le 11 janvier 1895 par des pirates à proximité du poste Lang-Bay et cité à l’ordre du jour le 28 mars 1895 : « Étant grièvement blessé, a conservé le commandement de sa troupe pendant plus d’un quart d’heure conservant jusqu’au dernier moment l’exemple d’une bravoure et d’un entrain remarquables »[4]. René Pâris de la Bollardière est récompensé de la médaille du Tonkin pour faits de guerre ainsi que de la médaille coloniale avec agrafe Indochine. Breveté d’état-major, il est décoré de la Légion d’honneur en 1895[5]. Il épouse Hermine Thibault de Thomasson le 2 novembre 1897 à Nantes dont il a huit enfants. Après avoir pris sa retraite le 1er septembre 1909, au bout de vingt-cinq ans de service, il se retire au Château des Fougerais à Châteaubriant (Loire-Atlantique). Là-bas, il devient membre du comité royaliste du Morbihan et vice-président de la section d’AF de Vannes. Royaliste de raison et de tradition, il se consacre, pendant sa retraite, à la diffusion des principes de l’AF dans le périodique La Voix du Peuple. À la mobilisation, il remplit les fonctions de chef d’état-major de la place forte de Lorient ; puis il obtient, par d’actives démarches, de rentrer dans le service actif[6]. En octobre 1916, il est affecté à l’état-major du général Lyautey, à Rabat au Maroc[7]. Le marquis Pâris de Bollardière meurt le 11 mars 1917 au Maroc des suites d’une pleuro-pneumonie double avec congestion pulmonaire.
[1] Journal officiel de la République française. Lois et décrets, 24 août 1887, p. 3902.
[2] Journal officiel de la République française. Lois et décrets, 1er mars 1890, p. 1058.
[3] Archives nationales, base de données Léonore, dossier Légion d’honneur (L2053042).
[4] L’Avenir du Tonkin, 16 janvier 1895.
[5] La France militaire, 8 mars 1895.
[6] L’Action française, 13 avril 1917.
[7] Tableau d’honneur, morts pour la France : guerre de 1914-1918, Paris, Le Fare, 1921, p. 125.