Portraits
BOUZINAC (Joseph)
Lire la suite : BOUZINAC (Joseph)15 mai 1895 à Salles-d’Aude (Aude) – mort pour la France le 8 mai 1915 à Lachalade (Meuse). Descendant d’une vieille famille du Rouergue par sa mère, Joseph Bouzinac est élève du grand séminaire de Beauvais lorsqu’il est incorporé au 5ème RIC le 18 décembre 1914[1]. Promu caporal, il est frappé mortellement le 8 mai 1915 dans l’Argonne, deux jours après son arrivée sur le front. Le 3 juin 1921, Joseph Bouzinac est récompensé de la médaille militaire à titre posthume et de la croix de guerre avec étoile de bronze avec cette citation : « Soldat courageux et dévoué. Tué le 8…
ALAUX (Joseph)
Lire la suite : ALAUX (Joseph)23 octobre 1885 à Caylus (Tarn-et-Garonne) – mort le 4 décembre 1962 à Golfech (Tarn-et-Garonne). Originaire de Caylus, Joseph Alaux est le fils de Jean Alaux, tailleur d’habits, et d’Appolonie Delrieu, sans profession[1]. Alors qu’il est séminariste, il s’engage volontairement dans l’armée le 6 octobre 1905, pour une durée trois ans à la mairie de Montauban[2]. Il est envoyé dans la disponibilité au bout d’un an et même réformé pour une affection organique du cœur, puis poursuit ses études ecclésiastiques. Ordonné prêtre, il est nommé vicaire de l’église Saint-Jean Baptiste de Villenouvelle à Montauban. Rappelé à l’activité lors de la mobilisation…
GOUPIL (Paul)
Lire la suite : GOUPIL (Paul)7 janvier 1878 à Honfleur (Calvados) – mort pour la France le 9 octobre 1915 à Tahure (Tarn). Fils de banquier, Paul Goupil est élevé dans une famille attachée aux idées traditionalistes. Jeune étudiant à la faculté de droit de Paris, il réussit son doctorat en droit, en sciences juridiques, en 1901, puis obtient celui de sciences politiques et économiques en 1904. Paul Goupil y exerce ensuite comme assistant de la salle de travail de science pénale puis devient maître de conférences[1]. En 1910, il est admissible une première fois au concours d’agrégation (section de droit privé et de droit criminel)…
ALLIAUME (Jean)
Lire la suite : ALLIAUME (Jean)12 juin 1894 à Fougères (Ille-et-Vilaine) – mort pour la France le 17 avril 1917 à Rouen (Seine-Maritime). Jean Alliaume est le fils de Frédéric Jean Marie Baptiste Alliaume, pharmacien, et de Marie Victoire Gauvain, sans profession[1]. Avant-guerre, il est à la fois ligueur d’AF et étudiant en médecine de la faculté de Rennes[2]. Incorporé au 70ème RI comme jeune soldat lors de la mobilisation générale, il reçoit le grade de caporal le 18 novembre 1914. Il bascule ensuite au 410ème RI au mois de mars 1915 où il fait preuve de bravoure le 25 mai suivant[3]. Une citation à l’ordre…
LAVOINE (Jacques)
Lire la suite : LAVOINE (Jacques)27 février 1896 à Chaumont (Haute-Marne) – mort pour la France le 17 avril 1917 au Mont Cornillet (Marne). Jacques Lavoine est le fils d’Alfred Lavoine, conseiller de la préfecture, et d’Antoinette Fourcaut, sans profession[1]. Jeune industriel de dix-huit ans, Jacques Lavoine fait casser les refus de plusieurs conseils de révision et parvient à s’engager volontairement dans l’armée, le 13 novembre 1914. Tandis qu’il est soldat au 27ème RI, deux maladies graves l’éloignent momentanément du front. Il y retourne une troisième fois le 31 août 1916, malgré l’avis des médecins. Dans les tranchées, il compose des poèmes et écrit à…
CRESSON (Raoul)
Lire la suite : CRESSON (Raoul)27 juin 1888 à Cambrai (Nord) – mort pour la France le 17 décembre 1914 à Notre-Dame-de-Lorette (Pas-de-Calais). Né le 27 juin 1888 à Cambrai, Raoul Cresson est le fils de Jacob Cresson, receveur des finances, et de Marie Regad-Pellagru, sans profession[1]. Vice-président des Camelots du Roi de Saint-Dié-des-Vosges (Vosges), il est mobilisé au commencement de la guerre comme sergent au 20ème BCP[2]. Il est crédité de trois citations toutes compilées dans L’Illustration : « Étant aux avant-postes, a conservé, blessé, le commandement de sa section, avec laquelle il a énergiquement résisté à une attaque conduite par un ennemi nettement supérieur. Le…
DE GIRONDE (Gaston)
Lire la suite : DE GIRONDE (Gaston)3 avril 1873 à Ferrensac (Lot-et-Garonne) – mort pour la France le 10 septembre 1914 à Vivières (Aisne). Le comte Gaston de Gironde est le neveu du comte Eugène de Lur-Saluces, délégué du duc d’Orléans pour le Sud-Ouest et président d’honneur de la ligue d’AF[1]. Après ses études, il se destine à une carrière militaire et intègre le 28ème RD le 16 novembre 1894. Le mois de mai suivant, il passe le grade de brigadier puis celui de maréchal des logis au mois de novembre 1895. Le 11 août 1897, il se réengage dans l’armée avec prime pour deux ans[2]. Le…
ALONSO (Manuel)
Lire la suite : ALONSO (Manuel)11 août 1889 à Nantes (Loire-Atlantique) – mort le 22 juin 1938 à Couffé (Loire-Atlantique). Né le 11 août 1889 à Nantes, Manuel Alonso est le fils de Manuel Alonso, négociant d’origine espagnole, et de Marie Eugénie Françoise Chaigneau, sans profession[1]. Employé de banque, il effectue son service militaire au 1er BCP entre octobre 1910 et octobre 1912. L’Action française précise que ce Camelot du Roi nantais « avait acquis la qualité de Français afin de faire son service militaire en France » [2] du fait de ses origines espagnoles. Lors de la Grande Retraite, il est blessé par des éclats d’obus…
VANDEWYNCKÈLE (Pierre)
Lire la suite : VANDEWYNCKÈLE (Pierre)8 janvier 1893 à Comines (Nord) – mort pour la France le 12 septembre 1916 à Combles (Somme). Pierre Vandewynckèle est l’aîné d’une famille de dix enfants dont le père est Auguste Benjamin Alfred Marie Vandewynckèle, industriel, et la mère, Marie Louise Caroline Lesaffre, sans profession[1]. Il fait ses études au collège de Florennes en Belgique comme condisciple de Gabriel Tailliez et de Henry Boyer de Bouillanne. Engagé volontaire pour une durée de trois ans, il intègre le 21ème RD à partir du 1er octobre 1912. Promu brigadier le 6 novembre 1913, il participe aux premiers combats en tant que cavalier.…
AUCAN (Louis-Antoine)
Lire la suite : AUCAN (Louis-Antoine)31 octobre 1883 à Bernis (Gard) – mort le 5 novembre 1958 dans la même ville. Né le 31 octobre 1883 à Bernis, Louis-Antoine Aucan est le fils de Joanin Aucan, propriétaire, et de Marie Auger, sans profession[1]. Agriculteur à l’âge de vingt ans, il effectue son service militaire entre le 15 novembre 1904 et le 12 juillet 1907 au sein du 40ème RI[2]. Après cette expérience, il adhère aux Camelots du Roi de sa ville natale. Mobilisé en août 1914, Louis-Antoine Aucan participe aux premiers combats et souffre d’une blessure le 10 septembre 1914. Le 20 décembre suivant, il est…
CHALLAMEL (Jules)
Lire la suite : CHALLAMEL (Jules)2 novembre 1853 dans le 12ème arrondissement de Paris – mort le 28 août 1927 à Viroflay (Yvelines). Né le 2 novembre 1853 dans le 12ème arrondissement de Paris, Jules Challamel est un avocat royaliste. Il devient docteur en droit après être arrivé lauréat de la faculté de droit de Paris où il obtient deux premiers prix de licence en 1875[2], une deuxième médaille d’or de doctorat en 1877, une médaille d’or de thèses en 1879 et le prix Rossi en 1880. Nommé avocat à la Cour d’appel de Paris le 8 novembre 1875, son métier lui permet de défendre occasionnellement…
CHALLAMEL (Léon)
Lire la suite : CHALLAMEL (Léon)19 novembre 1892 dans le 1er arrondissement de Paris – mort pour la France le 24 septembre 1914 à Cressy-sur-Somme (Somme). Fils de Jules Challamel, Léon Challamel fait ses études secondaires au lycée Condorcet puis prépare sa licence ès lettres et son droit à l’Institut catholique de Paris entre 1909 et 1913[1]. Il devient secrétaire général du groupe des Étudiants d’AF de Paris. À l’automne de 1913, après avoir obtenu sa licence en lettres et sa licence en droit, il entre au séminaire Saint-Sulpice où il se destine au sacerdoce. Avant de partir au front, il reçoit la communion de…
BERNARD DE LA FRÉGEOLIÈRE (Renaud)
Lire la suite : BERNARD DE LA FRÉGEOLIÈRE (Renaud)29 avril 1886 à Angers (Maine-et-Loire) – 16 avril 1981 dans le 16ème arrondissement de Paris. Fils d’enseigne de vaisseau de réserve, le comte Renaud Bernard de la Frégeolière partage sa vie entre Paris et Chamonix (Haute-Savoie). Féru de bobsleigh, il effectue sa première descente à Leysin en Suisse en 1907 et entreprend une carrière sportive. Le 30 janvier 1910, il remporte la Coupe du Président de la République avec son bob fleurdelisé « Jeanne d’Arc » puis la coupe du Mont Blanc à Chamonix[1]. Ligueur d’AF, sa victoire fait la fierté du groupement royaliste[2]. En collaboration avec Louis Magnus, patineur artistique…
ZIND (Tony)
Lire la suite : ZIND (Tony)27 juillet 1894 dans le 3ème arrondissement de Lyon (Rhône) – mort le 22 juillet 1965 à Jujurieux (Ain). De condition ouvrière et fils d’un socialiste très anticlérical, Tony Zind hérite des idées de son père. C’est en fréquentant vers l’âge de dix-huit ans, un catholique d’AF dans un atelier, qu’il entame sa conversion politique puis religieuse. Bernard de Vesins raconte en détail sa conversion au catholicisme dans un appendice de L’Action française et la Religion catholique publié en 1913[1]. Courant 1912, Tony Zind s’inscrit aux Camelots du Roi de Lyon et participe assidûment aux réunions. Le 5 juin 1913,…
AMIC (René)
Lire la suite : AMIC (René)6 juillet 1881 à Avignon (Vaucluse) – mort pour la France le 20 septembre 1914 à Saint-Mihiel (Meuse). En 1901, René Amic est étudiant ingénieur-chimiste quand il est appelé au service militaire. D’abord dispensé pour conclure sa licence ès sciences, il rejoint le 58ème RI en novembre 1902. Il est promu caporal en septembre 1903 puis passe sergent en mars 1904. Devenu industriel, il épouse Marie Louise Claire Cassin 24 novembre 1908 à Avignon[1]. En 1910, il réside au Teil (Ardèche) où il devient membre de la section d’AF[2]. Son frère Joseph Amic est président de la section d’Avignon. En…
PLATEAU (Marius)
Lire la suite : PLATEAU (Marius)8 juillet 1886 dans le 5ème arrondissement de Paris – mort assassiné le 22 janvier 1923 dans le 8ème arrondissement de Paris. Né le 8 juillet 1886 dans le 5ème arrondissement de Paris, Marius Plateau est le fils de Pierre Clovis Plateau, employé de commerce, et de Françoise Victorine Richard, couturière[1]. Appelé pour le service militaire, il s’engage pour trois ans le 9 octobre 1905 au 28ème RI d’où il ressort avec le grade de sergent[2]. Diplômé de l’Institut commercial de Paris le 30 septembre 1907, Marius Plateau est un simple employé d’assurances à Nanterre, quand il s’engage parmi les…
DE MONTESQUIOU-FEZENSAC (Léon)
Lire la suite : DE MONTESQUIOU-FEZENSAC (Léon)12 juillet 1873 à Briis-sous-Forges (Essonne) – mort pour la France le 25 septembre 1915 à Souain-Perthes-lès-Hurlus (Marne). Fils du comte Odon de Montesquiou-Fezensac, officier, et de la princesse Marie Bibesco de la haute noblesse roumaine, Léon de Montesquiou est le descendant d’une illustre famille noble[1]. Élevé dans le château familial de Courtanvaux (Sarthe) jusqu’à ses dix ans, il est ensuite envoyé au collège Stanislas à Paris. Diplômé du baccalauréat, il entreprend des études de droit et de violon au conservatoire à Paris. Âgé de vingt ans en novembre 1894, il effectue son service militaire au 115ème RI qu’il conclue…
JASSERON (Louis)
Lire la suite : JASSERON (Louis)9 octobre 1892 dans le 6ème arrondissement de Lyon (Rhône) – mort le 10 juillet 1964 dans la même ville. Licencié en droit, Louis Jasseron est le secrétaire des Camelots du Roi de Lyon[1]. Militant impétueux, il écope de plusieurs condamnations avant-guerre. Lors de la mobilisation générale, il est incorporé au 52ème RI[2]. Le 5 septembre 1914, il est touché par balle à l’œil droit à La Salle (Vosges). Il est honoré d’une citation le 22 août 1916 : « Très bon soldat d’un bon dévouement et d’un courage remarquable. A été blessé grièvement à son poste de combat le 5 septembre…
IGUINIZ (Emmanuel)
Lire la suite : IGUINIZ (Emmanuel)9 décembre 1889 à Bayonne (Pyrénées-Atlantiques) – mort pour la France le 20 septembre 1914 à Craonne (Aisne). Horloger de métier mais surtout rugbyman de l’Aviron bayonnais, Emmanuel Iguiniz remporte la coupe de France avec son équipe en 1913. Le 13 avril 1914, il est sélectionné dans l’équipe de France au poste de pilier contre l’Angleterre. Le match se solde par une victoire française 39 à 13. Bien que non inscrit officiellement parmi les ligueurs de la section de Bayonne, il est considéré comme l’un des leurs pour son assiduité aux réunions hebdomadaires[1]. Caporal au 49ème RI lors de la…
LAVILLE DE LACOMBE (André)
Lire la suite : LAVILLE DE LACOMBE (André)12 octobre 1887 à Baurech (Gironde) – mort pour la France le 26 juillet 1916 à Verdun (Meuse). André est le frère de Louis Laville de Lacombe, président des Camelots du Roi de Bordeaux[1]. Il est élève de l’école libre de Saint-Joseph-de-Tivoli dès sa plus tendre enfance. Passionné des patronages catholiques, il s’investit pleinement dans ces œuvres[2]. En juin 1907, il s’engage volontairement dans l’armée pour une durée de trois ans, au 74ème RI. Il est promu caporal le 15 janvier 1909 avant de passer dans la réserve[3]. Rappelé à l’activité, il est incorporé au 20ème RI[4]. Blessé une première…



















