2 mai 1888 dans le 17ème arrondissement de Paris – mort le 15 février 1954 au même endroit. Maxime Réal del Sarte évolue dans une famille dont les parents sont artistes. Dès ses plus jeunes années, il défend avec vigueur sa foi catholique et ses opinions royalistes. Le 8 mai 1907, âgé de dix-neuf ans et élève de philosophie à l’externat de la rue de Madrid, il reçoit une contravention d’un franc pour la dégradation d’une couronne de fleurs de l’Association des libres penseurs de France déposée sur le socle de la statue de Jeanne d’Arc, devant l’église Saint-Augustin[1]. La couronne maçonnique…
15 mars 1875 à Bray-sur-Seine (Seine-et-Marne) – mort le 13 juin 1944 dans le 16ème arrondissement de Paris. Né le 15 mars 1875, Henri Vangeon est le fils d’Alphonse Antoine Vangeon, pharmacien à Bray-sur-Seine et de Paméla Noémie Petit, sans profession[1]. Éduqué par ses parents aux auteurs latins, à Shakespeare et Racine, il compose sa première pièce de théâtre à l’âge de huit ans. Il étudie ensuite au collège de Sens puis à Paris mais son père lui demande de laisser de côté la littérature au profit d’une carrière de médecin[2]. Après la mort de son père en 1890, il…
20 décembre 1890 à Tourville (Manche) – mort le 17 août 1948 dans le 8ème arrondissement de Paris. Bienaimé Jourdain est un ancien membre de la section d’AF de Cherbourg[1]. Il est d’ailleurs arrêté comme Camelot du Roi en 1909[2]. Au début de la guerre, il est affecté au 36ème RI comme sergent où il est blessé une première fois le 17 septembre 1914. Après plusieurs mois de convalescence, il retourne au combat. Dans les ruines de Neuville-Saint-Vaast, il est grièvement blessé au visage le 1er juin 1915. La moitié de sa face est mutilée par un éclat d’obus. Il devient dès…
12 novembre 1884 à Compreignac (Haute-Vienne) – mort pour la France le 20 décembre 1916 dans le 15ème arrondissement de Paris. René Lambert est le fils d’Achille Marie Lambert, percepteur en contribution, et de Jeanne Ursule Eliane Hilleret, sans profession[1]. Le 4 décembre 1902, il s’engage volontairement dans l’armée pour quatre ans. Incorporé au 129ème RI, il est promu caporal le 26 septembre 1903 puis sergent-fourrier le 16 novembre 1906 avant de basculer dans la réserve de l’armée active le mois suivant. Devenu employé de commerce, il se marie le 18 avril 1911 dans le 3ème arrondissement de Paris avec…
9 mai 1877 à Toul (Meurthe-et-Moselle) – mort le 20 décembre 1965 dans le 5ème arrondissement de Paris. Léon Ariès est le fils de Louis Marie Joseph Emmanuel Ariès, capitaine du génie, et de Louise Élisabeth Conilh de Beyssac, sans profession. Fort de cette tradition militaire, Léon Ariès s’engage volontairement dans l’armée pour une durée de trois ans le 13 octobre 1897. Admis élève à Polytechnique, il entre à l’école d’application de l’artillerie et du génie à partir du 1er octobre 1899. Deux ans plus tard, il est affecté lieutenant en second au 1er RAC dans la 4ème compagnie d’ouvriers d’artillerie…
7 juin 1867 dans le 9ème arrondissement de Paris – mort le 20 juin 1939 dans le 7ème arrondissement de Paris. Ferdinand Beau est le fils de Jean Charles Amédée Beau, notaire, et membre du conseil général de l’Orne, et de Louise Augustine Zélie Froger Deschesnes, sans profession[1]. Son père devient député représentant de l’Orne entre 1871 et 1876. En juin 1886, Ferdinand Beau adresse ses hommages au comte de Paris après l’annonce de son nouvel exil prononcé par l’Assemblée nationale[2]. Le 29 octobre suivant, le jeune homme est reçu à l’école spéciale militaire de Saint-Cyr et s’engage volontairement dans…
14 mai 1885 à Compiègne (Oise) – mort le 19 décembre 1943 dans le 14ème arrondissement de Paris. Gabriel Dubloc est le fils d’Edmond Charles Édouard Dubloc, propriétaire, et de Marie Victorine Eugénie de Beaussier, propriétaire[1]. Lorsqu’il est appelé au service militaire, il est incorporé le 7 octobre 1907 au 67ème RI. L’année suivante, il passe les grades de soldat de 1ère classe puis de caporal[2]. Le 27 septembre 1909, il est envoyé dans la disponibilité et rejoint les premiers Camelots du Roi. Il aide à la formation d’une section à Compiègne entre juillet et novembre 1910 puis gagne la capitale[3]. De…
30 août 1890 à Nantes (Loire-Atlantique) – mort le 24 juin 1949 dans le 16ème arrondissement de Paris. Gabriel Durup de Baleine est le fils de Paul Jules Henri Durup de Baleine, employé aux chemins de fer, et de Jeanne Sophie Julie Tournié, sans profession[1]. Il fait partie des premiers Camelots du Roi parisiens. Le 27 février 1911, il est arrêté lors de la perturbation de la pièce de théâtre Après moi au Théâtre-Français[2]. Le 4 mars suivant, il est condamné par le tribunal correctionnel de la Seine à huit jours de prison et seize francs d’amende pour violences[3]. Le…
4 juillet 1865 à Saint-Jean-d’Angély (Charente-Maritime) – mort le 22 décembre 1930 dans le 16ème arrondissement de Paris. Raoul de Guillebon est le fils d’Anatole Augustin Joseph de Guillebon, receveur des finances, et d’Antoinette Marie Gabrielle Magimel, sans profession[1]. Descendant d’une famille noble où la tradition militaire est fortement ancrée, il se destine à une carrière d’officier en intégrant la promotion de Fou-Tchéou de l’école spéciale militaire de Saint-Cyr en 1884. En octobre 1886, il en sort sous-lieutenant et est affecté au 51ème RI. Quatre ans plus tard, il est promu lieutenant puis est transféré au 13ème BCP en septembre…
29 avril 1886 à Angers (Maine-et-Loire) – 16 avril 1981 dans le 16ème arrondissement de Paris. Fils d’enseigne de vaisseau de réserve, le comte Renaud Bernard de la Frégeolière partage sa vie entre Paris et Chamonix (Haute-Savoie). Féru de bobsleigh, il effectue sa première descente à Leysin en Suisse en 1907 et entreprend une carrière sportive. Le 30 janvier 1910, il remporte la Coupe du Président de la République avec son bob fleurdelisé « Jeanne d’Arc » puis la coupe du Mont Blanc à Chamonix[1]. Ligueur d’AF, sa victoire fait la fierté du groupement royaliste[2]. En collaboration avec Louis Magnus, patineur artistique…