27 juillet 1894 dans le 3ème arrondissement de Lyon (Rhône) – mort le 22 juillet 1965 à Jujurieux (Ain). De condition ouvrière et fils d’un socialiste très anticlérical, Tony Zind hérite des idées de son père. C’est en fréquentant vers l’âge de dix-huit ans, un catholique d’AF dans un atelier, qu’il entame sa conversion politique puis religieuse. Bernard de Vesins raconte en détail sa conversion au catholicisme dans un appendice de L’Action française et la Religion catholique publié en 1913[1]. Courant 1912, Tony Zind s’inscrit aux Camelots du Roi de Lyon et participe assidûment aux réunions. Le 5 juin 1913,…
6 juillet 1881 à Avignon (Vaucluse) – mort pour la France le 20 septembre 1914 à Saint-Mihiel (Meuse). En 1901, René Amic est étudiant ingénieur-chimiste quand il est appelé au service militaire. D’abord dispensé pour conclure sa licence ès sciences, il rejoint le 58ème RI en novembre 1902. Il est promu caporal en septembre 1903 puis passe sergent en mars 1904. Devenu industriel, il épouse Marie Louise Claire Cassin 24 novembre 1908 à Avignon[1]. En 1910, il réside au Teil (Ardèche) où il devient membre de la section d’AF[2]. Son frère Joseph Amic est président de la section d’Avignon. En…
8 juillet 1886 dans le 5ème arrondissement de Paris – mort assassiné le 22 janvier 1923 dans le 8ème arrondissement de Paris. Né le 8 juillet 1886 dans le 5ème arrondissement de Paris, Marius Plateau est le fils de Pierre Clovis Plateau, employé de commerce, et de Françoise Victorine Richard, couturière[1]. Appelé pour le service militaire, il s’engage pour trois ans le 9 octobre 1905 au 28ème RI d’où il ressort avec le grade de sergent[2]. Diplômé de l’Institut commercial de Paris le 30 septembre 1907, Marius Plateau est un simple employé d’assurances à Nanterre, quand il s’engage parmi les…
12 juillet 1873 à Briis-sous-Forges (Essonne) – mort pour la France le 25 septembre 1915 à Souain-Perthes-lès-Hurlus (Marne). Fils du comte Odon de Montesquiou-Fezensac, officier, et de la princesse Marie Bibesco de la haute noblesse roumaine, Léon de Montesquiou est le descendant d’une illustre famille noble[1]. Élevé dans le château familial de Courtanvaux (Sarthe) jusqu’à ses dix ans, il est ensuite envoyé au collège Stanislas à Paris. Diplômé du baccalauréat, il entreprend des études de droit et de violon au conservatoire à Paris. Âgé de vingt ans en novembre 1894, il effectue son service militaire au 115ème RI qu’il conclue…
9 octobre 1892 dans le 6ème arrondissement de Lyon (Rhône) – mort le 10 juillet 1964 dans la même ville. Licencié en droit, Louis Jasseron est le secrétaire des Camelots du Roi de Lyon[1]. Militant impétueux, il écope de plusieurs condamnations avant-guerre. Lors de la mobilisation générale, il est incorporé au 52ème RI[2]. Le 5 septembre 1914, il est touché par balle à l’œil droit à La Salle (Vosges). Il est honoré d’une citation le 22 août 1916 : « Très bon soldat d’un bon dévouement et d’un courage remarquable. A été blessé grièvement à son poste de combat le 5 septembre…
9 décembre 1889 à Bayonne (Pyrénées-Atlantiques) – mort pour la France le 20 septembre 1914 à Craonne (Aisne). Horloger de métier mais surtout rugbyman de l’Aviron bayonnais, Emmanuel Iguiniz remporte la coupe de France avec son équipe en 1913. Le 13 avril 1914, il est sélectionné dans l’équipe de France au poste de pilier contre l’Angleterre. Le match se solde par une victoire française 39 à 13. Bien que non inscrit officiellement parmi les ligueurs de la section de Bayonne, il est considéré comme l’un des leurs pour son assiduité aux réunions hebdomadaires[1]. Caporal au 49ème RI lors de la…
12 octobre 1887 à Baurech (Gironde) – mort pour la France le 26 juillet 1916 à Verdun (Meuse). André est le frère de Louis Laville de Lacombe, président des Camelots du Roi de Bordeaux[1]. Il est élève de l’école libre de Saint-Joseph-de-Tivoli dès sa plus tendre enfance. Passionné des patronages catholiques, il s’investit pleinement dans ces œuvres[2]. En juin 1907, il s’engage volontairement dans l’armée pour une durée de trois ans, au 74ème RI. Il est promu caporal le 15 janvier 1909 avant de passer dans la réserve[3]. Rappelé à l’activité, il est incorporé au 20ème RI[4]. Blessé une première…
28 février 1890 à Vichy (Allier) – mort pour la France le 14 mai 1917 à Pontavert (Aisne). Eugène Vexenat est un imprimeur, membre de la section de Vichy[1]. Il fait ses classes au sein du 22ème RI à compter du 10 octobre 1911. Lors de la Grande Guerre, il est promu caporal en décembre 1914 puis sergent-major en octobre 1915. En août 1916, il quitte l’infanterie pour rejoindre l’aviation militaire. Après une formation rapide, il gagne l’escadrille R. 214 de reconnaissance et de réglage sur bi-moteur[2]. Le 4 mai 1917, en deux sorties, il évolue pendant six heures au-delà…
26 janvier 1883 dans le 9ème arrondissement de Paris – mort pour la France le 25 octobre 1916 aux Monthairons (Meuse). André Bonnafont est le fils d’Albert Bonnafont, ingénieur et ami de l’Action française, et d’Eugénie Clicquot de Mentque, sans profession[1]. Au sortir du lycée, André Bonnafont devient employé dans une compagnie d’assurances, tout en s’adonnant au dessin. À partir de 1902, il commence à collaborer avec différentes publications dont La Vie parisienne, Rire, Fantasio ainsi qu’au Sourire en tant que caricaturiste et dessinateur de mode. Il signe ses œuvres sous le pseudonyme d’Édouard Touraine. Fort de son succès, il…
7 février 1850 à Hoéville (Meurthe-et-Moselle) – mort pour la France le 26 août 1914 à Deuxville (Meurthe-et-Moselle). Joseph Thiriet est un prêtre de Meurthe-et-Moselle. Il est notamment vicaire à Baudonviller en 1874, curé de Belleau deux ans plus tard, puis de Laneuveville-derrière-Foug en 1886 et enfin de Deuxville à partir de 1890. Il est fusillé par les Allemands le 26 août 1914 à Crion avec le maire de Deuxville, Jules Baholet. Les circonstances de leurs morts sont consignées minutieusement par l’abbé Marchal, curé de Crion (Meurthe-et-Moselle)[1]. L’abbé Thiriet est mentionné comme « un ami fervent de l’Action française »[2]. Son exécution…