8 décembre 1886 à Gaète en Italie – mort pour la France le 15 juin 1915 à Metzeral (Haut-Rhin). Né en Italie et élevé dans le vieux Marseille, au quartier Saint-Jean, la vocation de Pascal Patélla se serait manifestée dès son enfance. Il est ordonné prêtre en 1912 et nommé vicaire de l’église Saint-André à Marseille. Sur le front, le prêtre-soldat Pascal Patélla se distingue à de multiples reprises. Il reçoit une première citation à l’ordre de la 77ème DI le 5 janvier 1915 : « Depuis le début de la campagne, s’est distingué dans tous les combats par son courage et…
4 mai 1888 à Bourges (Cher) – morte le 28 août 1920 à Saint-Malo (Ille-et-Vilaine). Jeanne de Maistre est la septième fille du baron de Maistre[1]. Infirmière tout comme sa sœur Geneviève de Maistre, elle est distinguée de la croix de guerre. Célibataire, elle meurt noyée avec sa sœur Germaine et son frère Pierre le 28 août 1920 au large de Saint-Malo lors du naufrage accidentel du canot touristique « Aubépine »[2]. Son corps est repêché à Dinard (Ille-et-Vilaine)[3]. [1] Acte de naissance n°330 de Marie Josèphe Jacqueline Jeanne de Maistre du registre des naissances de l’année 1888 de Bourges, Archives départementales…
4 février 1885 à Bourges (Cher) – morte le 24 novembre 1951 dans le 7ème arrondissement de Paris. Fille du baron Ivan de Maistre, elle demeure à Soissons au début de la guerre, malgré les dangers, où elle prodigue des soins en tant qu’infirmière. Avec sa sœur Jeanne et sous la direction d’Anne-Marie Canton-Bacara, les trois femmes s’illustrent autant par leur courage que leur abnégation malgré l’occupation allemande et les bombardements ininterrompus[1]. Les deux sœurs sont décorées de la croix de guerre en même temps par le général Georges Louis Edmond Jullien[2]. [1] « Le tableau d’honneur de la guerre » dans…
13 juillet 1890 à Senlis (Oise) – morte pour la France le 25 août 1918 à Saumur (Maine-et-Loire). Fille du lieutenant-colonel Albert de Martimprey et de la comtesse Marie Thérèse Tissot de la Barre de Merona, Odette de Martimprey est une infirmière diplômée de la Société de secours aux blessés militaires. Elle s’engage dès le début de la guerre pour soigner les blessés et est même proposée pour la médaille des épidémies tandis qu’elle officie à Besançon (Doubs)[1]. Atteinte par la scarlatine, elle est soignée et mise au repos. Après sa convalescence, elle est envoyée à l’hôpital n°6 à Saumur.…
18 septembre 1879 à Rochechouart (Haute-Vienne) – morte le 20 décembre 1962 à Limoges (Haute-Vienne). Henriette du Chouchet est membre du groupe des jeunes filles royalistes de la Haute-Vienne et la fille du général de brigade Ludovic Protais Desplaces du Chouchet. Durant la guerre, elle est infirmière de la Société de secours aux blessés militaires à l’hôpital de campagne n°4, à Salonique. Elle est décorée de la croix de guerre avec palme et citée à l’ordre de l’armée : « Venue sur sa demande à l’armée d’Orient où l’accomplissement d’un service pénible a montré ses belles qualités d’infirmière »[1]. Enfin, elle reçoit la…
28 mai 1886 à Saint-Germain-du-Crioult (Calvados) – mort pour la France le 27 septembre 1915 à Sommepy-Tahure (Marne). Jean du Rosel de Saint-Germain est le plus jeune de trois frères combattants. Il fait ses premières études au collège de Vaugirard puis étudie le droit à Rennes, avant de se faire inscrire à l’Institut catholique de Paris comme étudiant à la faculté de droit entre 1910 et 1913. Royaliste convaincu, il est vice-président du comité royaliste du Calvados et membre du groupe d’AF de Caen[1]. Incorporé au 224ème RI en 1914, il prend part aux combats de Guise, Villiers-Saint-Georges, la Neuville,…
8 mars 1880 à Arles (Bouches-du-Rhône) – mort pour la France le 21 janvier 1915 à Mont des Aillieux (Meuse). De famille provençale et de tradition royaliste, Étienne Gay donnait des conférences dans le Cercle provençal d’Arles[1]. Il est le fondateur de la section d’AF de sa ville natale et exerce comme receveur spécial des associations. Il se marie le 3 juillet 1912 à Montpellier avec Claire Marie Pauline Louise Geneviève Guibal dont il a une fille. Pendant la guerre, il est mobilisé comme sergent au 141ème RI. Il reçoit une citation posthume à l’ordre du régiment lors de son…
11 mai 1893 à Besançon (Doubs) – mort pour la France le 27 février 1915 à Perthes-lès-Hurlus (Marne). Gabriel Tailliez est le fils de Paul Tailliez, rédacteur en chef du Nouvelliste de la Sarthe[1]. Il fait des études classiques chez les Jésuites français du collège Saint-Jean-Berckmans à Florennes, en Belgique, puis suit des cours de l’Institut catholique de Paris, en section de philosophie, durant quelques mois en 1912[2]. Il est finalement diplômé bachelier ès lettres avec mention à la Sorbonne. Sur les conseils de son père, il fait un stage d’ouvrier typographe dans une imprimerie de la Sarthe avant d’embrasser une…
21 novembre 1893 dans le 14ème arrondissement de Paris – mort pour la France le 30 octobre 1915 à Montereau-Fault-Yonne (Seine-et-Marne). Henri Lagrange est le fils d’Eugène Napoléon Philibert Lagrange, employé, et de Claire Marie Eugénie Leroy, sans profession[1]. En 1910, Henri Lagrange publie son premier article « Jean Christophe et M. Romain Rolland » dans la Revue critique des idées et des livres, ce qui lui vaut d’être remarqué simultanément par Maurice Barrès et Romain Rolland[2]. Il s’occupe durant un temps de la revue des revues à La Revue hebdomadaire. Entre 1910 et 1913, il rejoint l’AF et prend une part active « aux…
2 janvier 1880 à La Rochelle (Charente-Maritime) – mort pour la France le 26 février 1915 à Beauséjour (Marne). Fils de Jean Allain, boulanger, et d’Anne Pauchet, sans profession, Auguste Allain est membre de la section d’AF de La Rochelle dont il est un des militants les plus actifs[1]. Comme son père, Auguste Allain exerce le métier de boulanger et assure la fonction de président du Cercle catholique des ouvriers. Le 20 février 1909, il épouse Rosalie Noémie Bertrand dont il a trois enfants[2]. Caporal au 3ème RIC, il est tué lors de la prise du fortin de Beauséjour le…