17 juillet 1883 à Collioure (Pyrénées-Orientales) – mort pour la France le 20 août 1914 à Barbas (Meurthe-et-Moselle). Nommé docteur en droit le 8 juin 1909, Paul Triquéra exerce en tant que notaire. En parallèle, il est le trésorier de la Fédération catalane des sections d’AF. Incorporé au 12ème RI en novembre 1904, il est promu sergent le 19 avril 1906[1]. Lors de la mobilisation, il est élevé au grade d’adjudant le 5 août 1914. Paul Triquéra tombe sur la ligne de feu le 20 août 1914, frappé d’une balle au front, à la tête de ses hommes[2]. [1] Registre matricule de…
7 février 1879 à Brest (Finistère) – mort pour la France le 6 septembre 1916 à Vermandovillers (Somme). Né à Brest, René Turin est le fils d’Edmond Pierre Marie Turin, officier de marine, et de Mathilde Jeanne Françoise Pointeau, sans profession. Durant la Grande Guerre, il est d’abord capitaine de cavalerie au 14ème RCC avant de s’engager comme aviateur[1]. Devenu commandant de l’escadrille n°15[2], il reçoit la Légion d’honneur le 3 juin 1915 pour ses multiples faits d’armes[3]. Le 6 septembre 1916, il se porte volontaire pour une mission périlleuse d’observation d’infanterie. Son avion est abattu « à quelques mètres des…
25 octobre 1861 à Neuville-Vitasse (Pas-de-Calais) – morte le 6 mars 1923 à Cambrai (Nord). Le 5 juin 1884, elle épouse le comte Gaston Bouchelet de Vendegies à Arras. Le couple élit domicile au château de Sorval à Selvigny (Nord) et a neuf enfants. Son époux est élu maire de la commune en 1888 jusqu’à son décès en 1907. En 1919, elle fait l’objet d’une citation à l’ordre de l’armée : « La comtesse de Vendegies, à Sorval, pendant deux ans et demi, a hébergé et caché chez elle, au péril de sa vie et de celle de ses enfants, un soldat français chargé…
8 janvier 1857 à Marseille (Bouches-du-Rhône) – morte le 14 juin 1927 dans la même ville. Marie Thérèse Charlotte de Foresta épouse le marquis Jacques Marie Gaston de Clapiers-Collongues le 27 octobre 1881 à Marseille. Veuve et sans postérité en 1902, elle préside la Croix-Rouge marseillaise avant-guerre. Elle porte assistance aux sinistrés des tremblements de terre qui dévastent une partie de l’arrondissement d’Aix en 1909. La marquise part ensuite pour le Maroc jusqu’à la déclaration de guerre où elle est infirmière-major aux Dardanelles et à Salonique. Elle reçoit une citation à l’ordre du jour : « Le général commandant le corps expéditionnaire d’Orient cite…
11 avril 1882 à Luzech (Lot) – mort pour la France le 3 octobre 1915 à Givenchy-en-Gohellel (Pas-de-Calais). Pierre Lamouroux est le fils de Jean Guillaume Édouard Lamouroux, propriétaire puis directeur d’usine, et de Marie Louise Cavalié, sans profession[1]. À neuf ans, il étudie au lycée Janson-de-Sailly puis passe deux ans au lycée de Tulle, suivi de deux ans au lycée de Cahors et trois ans au lycée Buffon. En 1896, il abandonne les études classiques pour entrer à Colbert, puis à Chaptal car son père est préposé des lits militaires et change souvent de garnison. Il y passe les examens du…
25 février 1895 dans le 3ème arrondissement de Paris – mort pour la France le 1er juillet 1916 à Curlu (Somme). Henri Lavalette est le fils de Jules Michel Lavalette, employé, et de Marie Pauline Augusta Micheau, sans profession[1]. Comptable et Camelot du Roi du 5ème arrondissement de Paris, il est incorporé le 20 décembre 1914 au 37ème RI[2]. En avril 1915, il part comme volontaire en Belgique. Il est légèrement blessé à l’avant-bras droit le 15 mai puis blessé plus sérieusement le 16 juin à Neuville-Saint-Vaast, par un éclat d’obus dans la fesse gauche. Après un séjour de deux mois et…
4 janvier 1891 à Limoges (Haute-Vienne) – mort pour la France le 8 septembre 1914 à Châtelraould-Saint-Louvent (Marne). Jean Louvet est le fils d’Eugène Marie André Louvet, avoué à la cour d’appel de Limoges, et de Jeanne Marie Isabelle Fontaneau, sans profession[1]. D’abord basé à Limoges, il rejoint les Camelots du Roi du 6ème arrondissement de Paris. Avec Antoine de Vazelhes, il devient délégué général des Étudiants d’AF pour l’Institut agronomique[2]. Courant 1913, il n’hésite pas à risquer la prison en prenant l’initiative de manifestations contre un professeur favorable aux antimilitaristes contre la loi des trois ans. Le 8 octobre, il est…
8 juin 1896 à Lorient (Morbihan) – mort pour la France le 25 avril 1917 à Montigny-sur-Vesle (Marne). Francis Le Clanche est le fils d’Édouard Joseph Le Clanche, maître peintre, et d’Angèle Marie Simon, sans profession[1]. Ligueur de la section de Lorient, il exerce le métier de peintre décorateur quand il est incorporé au 64ème RI le 9 avril 1915[2]. Au mois d’octobre, il est déclaré inapte durant deux mois par la commission de réforme d’Ancenis pour douleurs névralgiques dans les deux jambes. Promu soldat de 1ère classe le 7 février 1916, il évolue brièvement au 111ème RI puis rejoint le 76ème…
30 août 1895 à Déville-lès-Rouen (Seine-Maritime) – mort pour la France le 4 juillet 1916 à Estrées (Somme). Félix Lalande est le fils de Gaston Édouard Lalande, entrepreneur de maçonnerie, et de Jeanne Rosine Louizet, sans profession[1]. Il devient employé de bureau et adhère à la section rouennaise des Camelots du Roi. Il prend part à la campagne contre les socialistes à l’occasion de la loi des trois ans[2]. Il est incorporé au 119ème RI le 18 décembre 1914 comme soldat de 2ème classe. Le 24 avril 1915, il est versé au 28ème RI avant d’être transféré au 319ème RI le 15…
13 juin 1892 à Bois-d’Amont (Jura) – mort pour la France le 16 mars 1915 à Minaucourt-le-Mesnil-lès-Hurlus (Marne). Georges Lacroix est le fils de Jules Jacques Ambroise Lacroix, cultivateur, et de Marie Julie Lacroix, sans profession[1]. Venu très jeune à la cause royaliste, il devient président des Camelots du Roi de Molinges (Jura) et exerce le métier de tourneur sur bois[2]. Le 1er juillet 1913, Georges Lacroix est condamné par le tribunal de Saint-Claude à vingt francs d’amende pour feu allumé à distance non réglementaire. Il est incorporé au 170ème RI à compter du 10 octobre 1913 comme soldat de 2ème classe.…