30 mars 1891 à Châlons-sur-Marne (Marne) – mort le 24 février 1929 à Souvigné (Deux-Sèvres). Roger de Vasselot de Régné est un Camelot du Roi du 8ème arrondissement de Paris. Il est arrêté dès l’âge de dix-sept ans avec son frère Gaston, lors de lors de l’affaire Thalamas, le 10 février 1909, en prenant d’assaut le ministère de la Justice au cours d’une manifestation[1]. Les deux frères sont déférés devant la justice et défendus par l’avocat royaliste Claude Couprie[2]. Roger est condamné à quinze jours de prison et cent francs d’amende pour violation de domicile et violences à agents. Lors…
15 mars 1875 à Bray-sur-Seine (Seine-et-Marne) – mort le 13 juin 1944 dans le 16ème arrondissement de Paris. Né le 15 mars 1875, Henri Vangeon est le fils d’Alphonse Antoine Vangeon, pharmacien à Bray-sur-Seine et de Paméla Noémie Petit, sans profession[1]. Éduqué par ses parents aux auteurs latins, à Shakespeare et Racine, il compose sa première pièce de théâtre à l’âge de huit ans. Il étudie ensuite au collège de Sens puis à Paris mais son père lui demande de laisser de côté la littérature au profit d’une carrière de médecin[2]. Après la mort de son père en 1890, il…
26 mai 1892 à Bourges (Cher) – mort pour la France le 5 avril 1918 à Aubvillers (Somme). Yves de Veillechèze de La Mardière est le fils Jean Maire Hilaire Pie de Veillechèze de La Mardière, avocat, et de Marguerite Marie Thérèse Letard de La Bouralière, sans profession[1]. Son père devient avocat à la cour d’appel de Poitiers et maire du Givre (Vendée). Lauréat de la faculté de droit de Poitiers, Yves de Veillechèze de La Mardière assure la responsabilité de secrétaire de la conférence du stage. Il partage avec Louis Marchand le secrétariat des étudiants d’AF de la section…
7 août 1872 à Carquefou (Loire-Atlantique) – morte le 5 novembre 1917 à Nantes (Loire-Atlantique). Gabrielle Marchis de La Chambre épouse le propriétaire et artiste peintre Joseph Marie Camille Le Pan de Ligny le 21 août 1900 à Carquefou. Veuve dès 1908, elle décide avec sa mère et sa sœur, d’ouvrir aux blessés leur château de la Chambre lorsque la Grande Guerre débute. De septembre 1914 à juin 1916, vingt lits sont mis à disposition par les trois femmes qui s’occupent à leurs frais de quatre-vingt-dix blessés. En 1916, elle s’engage en qualité d’infirmière bénévole et est appelée sur le front. Blessée,…
28 août 1884 à Lunéville (Meurthe-et-Moselle) – mort le 7 novembre 1962 à Nancy (Meurthe-et-Moselle). Fils de Victor Emile Mansuy, paveur, et de Marie Antoine, brodeuse, Henri Mansuy naît le 28 août 1884 à Lunéville[1]. En 1904, il travaille comme tapissier quand sonne l’heure de son service militaire[2]. Il s’engage volontairement pour une durée de trois ans au 37ème RI. Avant de rentrer grand séminaire de Nancy, c’est-à-dire à la chartreuse de Bosserville, en 1910, il est un des premiers ligueurs de la section d’AF de Nancy[3]. Pendant son séminaire, il exerce brièvement comme professeur pour le petit séminaire du même…
18 décembre 1884 à Lille (Nord) – mort le 10 mai 1938 dans la même ville. En 1911, Charles Houvenaghel est un membre de la section lilloise de l’AF dont il devient brièvement le président des Camelots du Roi en 1912[1]. Le 9 juillet 1911, le président de la République Armand Fallières vient à Roubaix pour visiter l’Exposition internationale du textile du Nord de la France. Charles Houvenaghel fait partie des meneurs de la contre-manifestation royaliste[2]. Le 28 juin 1913, il épouse Eugénie Benoit à Lille dont il a deux filles. Durant la guerre, il est emmené comme prisonnier civil au camp…
24 juillet 1896 dans le 16ème arrondissement de Paris – mort le 11 décembre 1967 à Asnières-sur-Seine (Hauts-de-Seine). Fils d’un orfèvre ciseleur, René Dubreule est un jeune employé et ligueur du 15ème arrondissement de Paris quand la Grande Guerre éclate. Il est incorporé dans le 46ème RI le 12 avril 1915 et combat en première ligne[1]. Le 25 septembre 1916, il est grièvement blessé à l’avant-bras gauche, la cuisse droite et perd la vue de l’œil gauche à Bouchavesnes (Somme). Il garde à vie les reliquats d’une fracture du fémur droit par un éclat d’obus. Renvoyé à l’arrière, René Dubreule est décoré…
21 décembre 1871 dans le 6ème arrondissement de Paris – mort pour la France le 24 octobre 1914 à Bar-le-Duc (Meuse). François Keller est le fils d’Émile Keller, comte romain et député protestataire de l’Alsace. Son père avait dû quitter l’armée à la suite d’accidents répétés en service commandé et d’une mission en Indochine qui avait ruiné sa santé. François Keller entre à l’école polytechnique le 21 octobre 1890 dont il sort comme lieutenant d’artillerie[1]. Il est un des plus anciens abonnés de L’Action française[2]. À la déclaration de guerre, il obtient de partir pour le front mais meurt à l’hôpital de…
4 septembre 1890 à Nîmes (Gard) – morte pour la France le 20 août 1918 à Pierrefonds (Oise). D’origine bourgeoise, Élisabeth Jalaguier est élevée au château de Luc à Luc-sur-Orbieu (Aude). Passionnée de littérature, elle entre à l’École normale de Nîmes. Quand la Première Guerre mondiale éclate, elle suit des cours d’infirmière puis est affectée à l’hôpital militaire de Nîmes[1]. Elle rejoint la ligne de front en 1916 comme infirmière de la Société de secours des blessés militaires à l’ambulance n°15. Elle fait la connaissance du médecin militaire Paul Maurer avec qui elle se fiance. Décorée de la croix de guerre et…
29 octobre 1883 à Soengiei-Silcambing sur l’île de Sumatra en Indonésie – mort pour la France le 22 juillet 1915 à Hohrod (Haut-Rhin). Jacques de Guigné est le fils de Paul de Guigné, zouave pontifical, fait comte romain par le pape Léon XIII. Sa mère est Julie Lagourgue, fille du défunt maire et conseiller colonial Bernard Lagourgue et de Françoise Adam de Villiers. Jacques de Guigné entre au collège Saint-Joseph-de-Tivoli à Bordeaux d’où il sort avec le prix d’honneur[1]. En 1902, il intègre la promotion du Sud-Oranais à l’école spéciale militaire de Saint-Cyr[2]. Par la suite, il est incorporé dans les chasseurs…