7 juillet 1894 à Oupia (Hérault) – mort pour la France le 21 août 1914 à Thomasthal (Bas-Rhin). Originaire d’Oupia, Odon Gazel est le fils de Fernand Gazel, propriétaire, et de Joséphine Rouairous, sans profession[1]. Il fait ses études au collège de la Trinité à Béziers[2]. Il devient membre de la section d’AF de Béziers bien que sa carrière militaire lui interdit d’en être adhérent[3]. En effet, il s’engage volontairement dans l’armée pour huit ans et intègre la promotion « la Croix du Drapeau » (1913-1914) de l’école spéciale militaire de Saint-Cyr le 4 novembre 1913. Nommé sous-lieutenant, il est affecté au 158ème RI…
14 octobre 1876 dans le 7ème arrondissement de Paris – mort pour la France le 11 mai 1916 à Villemontoire (Aisne). Fils du marquis d’Emmanuel de Tricornot de Rose, lieutenant-colonel de cavalerie, Charles de Tricornot de Rose est un militaire de carrière considéré comme le père de l’avion de chasse. Il intègre la promotion de « Tananarive » de l’école spéciale militaire de Saint-Cyr le 31 octobre 1895. Promu sous-lieutenant, il est incorporé au 9ème RD en garnison à Lunéville le 1er octobre 1897[1]. Deux ans plus tard, il passe le grade de lieutenant. Le 13 mars 1906, il est chargé du service d’ordre…
10 novembre 1882 aux Contamines (Haute-Savoie) – mort le 28 novembre 1972 dans la même ville. Fils d’une famille immigrée italienne, Adolphe Zuanon est naturalisé français en même temps que le restant de sa famille[1]. En 1902, il exerce la profession de maçon. Le 5 septembre 1907, il épouse Léonie Mollard dans son village natal dont il a quatre enfants. Le 6 janvier 1915, il est rappelé aux armées au sein du 359ème RI. Il est frappé d’un éclat d’obus qui lui laboure la moitié du visage puis blessé par une balle qui lui occasionne une fracture de l’humérus droit.…
2 août 1878 à Talence (Gironde) – mort pour la France le 13 octobre 1914 à Noyelles-lès-Vermelles (Pas-de-Calais). Fils d’Arthur Noailles, greffier en chef du tribunal de 1ère instance de Bordeaux, et d’Esther Clais, Louis Noailles grandit dans le pays bordelais. En 1898, il débute comme clerc de notaire avant d’entreprendre de nombreux voyages[1]. Quatre ans plus tard, il séjourne en Angleterre, en 1903 il passe par Paris et en 1906 il rentre quelque temps à Bordeaux mais repart au mois de septembre en direction du Canada. Louis Noailles pousse même jusqu’à la côte ouest en habitant à Seattle aux Etats-Unis en…
24 août 1886 à Pierrefonds (Oise) – mort pour la France le 1er juin 1916 à Château-Bréhain (Moselle). Fils de Charles Alexis Fernet, médecin et professeur agrégé à la faculté de médecine de Paris, André a plus l’âme d’un littéraire. Licencié en droit en 1907 puis en lettres, André Fernet devient auditeur de 1ère classe au Conseil d’État. Dans les années 1910, il écrit dans la revue barrésienne L’Indépendance[1]. Ses talents d’auteur sont salués par l’Académie française à deux reprises : le prix Montyon en 1911 pour son roman L’Ascète,et le prix Maillé-Latour-Landry en 1916 pour Le cœur pur[2]. Quant à sa comédie…
6 janvier 1886 à Cerisy-la-Salle (Manche) – mort pour la France le 9 août 1918 à Charly-sur-Marne (Aisne). Charles Eudes commence ses études chez l’abbé Rainfroy, curé de Saint-Samson-de-Bonfossé (Manche) à l’Institut libre de Saint-Lô jusqu’à l’obtention de son baccalauréat ès lettres[1]. Peu après, il rejoint l’école de Massillon en vue de préparer son baccalauréat ès sciences pour se destiner à l’école spéciale militaire de Saint-Cyr. Mais une blessure, survenue au cours d’une partie de football, le contraint à se rabattre vers la médecine à l’instar de son père et de son grand-père. En 1904, il débute son cursus en médecine. En…
20 novembre 1870 à Neufchâteau (Vosges) – mort pour la France le 27 février 1915 au Bois de Malancourt (Meuse). Plus connu sous son nom de plume « Lionel des Rieux », Ernest Sarlandie des Rieux d’Ancezune est le fils du sous-préfet de Neufchâteau, sa ville natale. Lorrain de naissance, Périgourdin par son père, Provençal en ligne maternelle, c’est cette dernière origine qui l’emporte, fortifiée par l’éducation qu’il reçoit au collège d’Aix-en-Provence, où Charles Maurras le côtoie comme pour condisciple et ami depuis l’enfance[1]. Monté à Paris, avec son nouveau compère et Frédéric Amouretti, les trois hommes s’évertuent à faire incliner le Félibrige la…
24 septembre 1877 à Soissons (Aisne) – mort pour la France le 5 août 1915 à Saint-Pierre-lès-Bitry (Oise). Le comte Octave de Barral est issu d’une famille de la noblesse du Dauphiné. Ancien membre de la conférence catholique Olivaint, il est président de la section d’AF du 18ème arrondissement de Paris[1]. Le 24 octobre 1905, il épouse Geneviève de Beaufranchet dont il a trois enfants. Grand voyageur, il rédigeae la chronique des revues étrangères de La Revue hebdomadaire et participe aussi à la Revue critique des idées et des livres. Propagandiste de l’AF, il s’acharne à faire connaître les idées de l’AF…
21 juillet 1892 à Blendecques (Pas-de-Calais) – mort pour la France le 27 juillet 1916 à Minaucourt-le-Mesnil-lès-Hurlus (Marne). La famille Macquart de Terline, originaire de Lorraine, descend en ligne directe de Philippe Macquart de Terline, écuyer, seigneur de Dainvile au duché de Lorraine, qui épousa le 8 juin 1456, Jeanne du Lys, fille de Pierre d’Arc dit le chevalier du Lys et nièce de Jeanne d’Arc[1]. Fort de cette prestigieuse ascendance, la famille Macquart de Terline est profondément catholique et royaliste. Jehan Macquart de Terline étudie au collège Saint-Bertin de Saint-Omer (Pas-de-Calais) où il devint bachelier en sciences. En janvier 1910, son…
12 décembre 1886 à Compiègne (Oise) – mort pour la France le 1er septembre 1914 à Dannevoux (Meuse). Fils d’un marchand grainetier, Noël Trouvé est élevé dans une famille profondément catholique. Il participe à toutes les œuvres de jeunesse chrétienne et s’engage comme brancardier de Lourdes. Le comte du Puget, ancien zouave pontifical, l’introduisit à l’AF tandis qu’il venait de finir son lycée[1]. Licencié en droit le 22 octobre 1909, il se retrouve à défendre les militants d’AF devant les tribunaux[2]. Il va même jusqu’à prendre la défense de Charles Maurras lors du procès de Versailles « pour lequel il lui était reproché…