11 avril 1895 à Saint-Étienne (Loire) – mort pour la France le 23 avril 1917 au Mort-Homme (Meuse). Lucien Audisio est le frère cadet d’Emmanuel[1]. Il étudie la musique à Dijon où il obtient, deux premiers prix du Conservatoire en 1909, section violon et violoncelle. L’Action française rapporte qu’il est un jeune musicien de talent en vertu de son premier prix de violoncelle du Conservatoire national en 1913, et de ses débuts de carrière comme premier violoncelliste-solo de l’Opéra et des principaux concerts de Paris[2]. Il se fait également un nom comme compositeur ; deux de ses quatuors à corde sont…
17 janvier 1889 à Aurillac (Cantal) – mort pour la France le 25 août 1914 à Bazien (Vosges). Émile Delmont est le fils de Raymond Philippe Delmont, négociant, et de Marie Monloubou, sans profession[1]. Il est notamment le neveu de Monseigneur Théodore Delmont[2]. Durant sa jeunesse, il devient un des premiers propagandistes de l’AF dans le Cantal avec son frère, Henri, devenu secrétaire de la section d’Aurillac[3]. Étudiant en théologie, il est appelé au service militaire en octobre 1910 et intègre le 38ème RI[4]. L’année suivante, il est transféré au 139ème RI où il passe le grade de caporal au…
14 décembre 1869 au Grand-Pressigny (Indre-et-Loire) – mort pour la France le 28 mai 1915 à Beaumont-la-Ronce (Indre-et-Loire). Léopold Brochard est le fils de Julien Brochard, maréchal-ferrant, et de Marie Béatrice Gangneux, sans profession[1]. Il devient le curé de Beaumont-la-Ronce (Indre-et-Loire). Âgé de quarante-cinq ans au début de la Grande Guerre, il est mobilisé au service auxiliaire dans la 9ème section d’infirmiers militaires. Dès le mois d’août, l’abbé Brochard est affecté au service des contagieux dans l’hôpital auxiliaire n°2, à La Bretèche, près de Saint-Symphorien. Il meurt d’une une méningite cérébro-spinale contractée au chevet des malades le 28 mai 1915[2]. Il est…
17 août 1881 à Vernou-en-Sologne (Loir-et-Cher) – mort pour la France le 29 juin 1917 à Esnes-en-Argonne (Meuse). Gontran de Witte est le fils aîné d’Adrien Raymond Alexandre Marie de Witte, capitaine attaché à l’école supérieure de guerre, et de la baronne Marie Justine Casimire Marguerite de la Celle, propriétaire1. Étudiant en sciences en 1901, il décide d’entreprendre une carrière militaire à l’image de son père devenu général. Le 16 novembre 1902, il est incorporé au 9ème RC puis est transféré au 1er RH le 19 janvier 1903. Au mois de mai 1903, il est promu brigadier et même brigadier fourrier quatre…
3 mars 1895 à Nîmes (Gard) – mort le 24 septembre 1984 à Grasse (Alpes-Maritimes). Né dans une famille protestante, Roger Abelous est le fils d’Édouard Fernand Abelous, employé de commerce, et de Berthe Martin, sans profession[1]. Il a un frère jumeau Marcel Edmond. Avant-guerre, il est garçon boucher et fait la rencontre de Casimir Arnaud, trésorier et fondateur de la section nîmoise d’AF, avec qui il rédige un journal ayant pour titre le Drapeau. Lors de la Grande Guerre, il est incorporé le 18 décembre 1914 au 23ème RI[2]. L’Action française rapporte qu’au début de la guerre, il est blessé le…
18 avril 1896 à Nantes (Loire-Atlantique) – mort le 15 mars 1965 à Montauban (Tarn-et-Garonne). Alfred Abbé est le fils d’Alfred Jean Marie Abbé, journalier, et de Marie Victoire Armance Buffet, couturière[1]. Graveur-lithographe et Camelot du Roi à l’âge de dix-sept ans, il est arrêté le 1er juin 1913 lors d’une manifestation en l’honneur de Jeanne d’Arc avec d’autres militants. Il lui est reproché d’avoir porté des coups aux agents de police[2]. Au début de la Première guerre mondiale, il s’enrôle au 65ème RI le 7 août 1914 et part aux armées le 22 novembre suivant[3]. Il est blessé à la tête…
2 septembre 1883 à Ciboure (Pyrénées-Atlantiques) – mort pour la France le 16 septembre 1914 à Oulches-la-Vallée-Foulon (Aisne). Antoine d’Abbadie d’Arrast est le benjamin d’une famille aisée de neuf enfants dont le père est Michel Arnauld d’Abbadie d’Arrast, rentier, et la mère Anna Elizabeth Virginie Young, d’origine américaine, sans profession1. Son père est un explorateur réputé pour ses expéditions en Éthiopie. Avant-guerre, Antoine d’Abbadie d’Arrast est étudiant en lettres à Paris puis s’engage volontairement dans l’armée au 49ème RI, le 13 novembre 1903. Il est finalement envoyé dans la disponibilité le 18 septembre 1904 au titre du bénéficie de l’envoi en congés…
2 octobre 1895 à Saint-Pargoire (Hérault) – mort pour la France le 25 septembre 1915 à Suippes (Marne). Charles Paul Albert Jean Granier est le fils d’Albert Granier, menuisier, et de Léonie Sahuguet, sans profession1. Menuisier de métier, il est membre des Camelots du Roi de Saint-Pagoire comme son frère Pierre2. Le 18 décembre 1914, il est incorporé au 6ème RIC puis promu caporal le 21 août 1915. Charles Granier est tué à l’ennemi à Suippes le 25 septembre 1915. Le lendemain, il reçoit une citation à l’ordre de l’armée dans les termes suivants : « Par son audace et son énergie,…
21 juin 1895 à Saint-Denis (Seine-Saint-Denis) – mort pour la France le 23 juillet 1915 à Orbey (Haut-Rhin). Robert Helmlinger est le fils de Philippe Daniel Helmlinger, représentant de commerce, et d’Emma Helmlinger, sans profession1. Il est délégué des Camelots du Roi du 14ème arrondissement aux côtés de ses frères et exerce le métier de sténodactylographe. Le 18 janvier 1912, il est interpellé gare de l’Est, tandis qu’il vient célébrer la libération de Lucien Lacour de la prison de Clairvaux2. Les agents de police lui reprochent des coups et des cris séditieux. En conséquence, le tribunal de la Seine le…
1er décembre 1892 à Saint-Denis (Seine-Saint-Denis) – mort pour la France le 20 août 1914 à Morhange (Moselle). 1er décembre 1892 à Saint-Denis (Seine-Saint-Denis) – mort pour la France le 20 août 1914 à Morhange (Moselle). Marcel Helmlinger est le fils de Philippe Daniel Helmlinger, comptable, et d’Emma Helmlinger, ménagère1. Lui et ses frères étudient au collège des garçons de Saint-Germain-en-Laye2. Il exerce ensuite comme sténographe et milite au sein de la section d’AF du 14ème arrondissement de Paris comme ses deux autres frères3. Le 26 janvier 1912, il assure devant sa section, une conférence sur le sujet de « La…