3 mars 1895 à Nîmes (Gard) – mort le 24 septembre 1984 à Grasse (Alpes-Maritimes). Né dans une famille protestante, Roger Abelous est le fils d’Édouard Fernand Abelous, employé de commerce, et de Berthe Martin, sans profession[1]. Il a un frère jumeau Marcel Edmond. Avant-guerre, il est garçon boucher et fait la rencontre de Casimir Arnaud, trésorier et fondateur de la section nîmoise d’AF, avec qui il rédige un journal ayant pour titre le Drapeau. Lors de la Grande Guerre, il est incorporé le 18 décembre 1914 au 23ème RI[2]. L’Action française rapporte qu’au début de la guerre, il est blessé le…
18 avril 1896 à Nantes (Loire-Atlantique) – mort le 15 mars 1965 à Montauban (Tarn-et-Garonne). Alfred Abbé est le fils d’Alfred Jean Marie Abbé, journalier, et de Marie Victoire Armance Buffet, couturière[1]. Graveur-lithographe et Camelot du Roi à l’âge de dix-sept ans, il est arrêté le 1er juin 1913 lors d’une manifestation en l’honneur de Jeanne d’Arc avec d’autres militants. Il lui est reproché d’avoir porté des coups aux agents de police[2]. Au début de la Première guerre mondiale, il s’enrôle au 65ème RI le 7 août 1914 et part aux armées le 22 novembre suivant[3]. Il est blessé à la tête…
2 septembre 1883 à Ciboure (Pyrénées-Atlantiques) – mort pour la France le 16 septembre 1914 à Oulches-la-Vallée-Foulon (Aisne). Antoine d’Abbadie d’Arrast est le benjamin d’une famille aisée de neuf enfants dont le père est Michel Arnauld d’Abbadie d’Arrast, rentier, et la mère Anna Elizabeth Virginie Young, d’origine américaine, sans profession1. Son père est un explorateur réputé pour ses expéditions en Éthiopie. Avant-guerre, Antoine d’Abbadie d’Arrast est étudiant en lettres à Paris puis s’engage volontairement dans l’armée au 49ème RI, le 13 novembre 1903. Il est finalement envoyé dans la disponibilité le 18 septembre 1904 au titre du bénéficie de l’envoi en congés…
2 octobre 1895 à Saint-Pargoire (Hérault) – mort pour la France le 25 septembre 1915 à Suippes (Marne). Charles Paul Albert Jean Granier est le fils d’Albert Granier, menuisier, et de Léonie Sahuguet, sans profession1. Menuisier de métier, il est membre des Camelots du Roi de Saint-Pagoire comme son frère Pierre2. Le 18 décembre 1914, il est incorporé au 6ème RIC puis promu caporal le 21 août 1915. Charles Granier est tué à l’ennemi à Suippes le 25 septembre 1915. Le lendemain, il reçoit une citation à l’ordre de l’armée dans les termes suivants : « Par son audace et son énergie,…
21 juin 1895 à Saint-Denis (Seine-Saint-Denis) – mort pour la France le 23 juillet 1915 à Orbey (Haut-Rhin). Robert Helmlinger est le fils de Philippe Daniel Helmlinger, représentant de commerce, et d’Emma Helmlinger, sans profession1. Il est délégué des Camelots du Roi du 14ème arrondissement aux côtés de ses frères et exerce le métier de sténodactylographe. Le 18 janvier 1912, il est interpellé gare de l’Est, tandis qu’il vient célébrer la libération de Lucien Lacour de la prison de Clairvaux2. Les agents de police lui reprochent des coups et des cris séditieux. En conséquence, le tribunal de la Seine le…
1er décembre 1892 à Saint-Denis (Seine-Saint-Denis) – mort pour la France le 20 août 1914 à Morhange (Moselle). 1er décembre 1892 à Saint-Denis (Seine-Saint-Denis) – mort pour la France le 20 août 1914 à Morhange (Moselle). Marcel Helmlinger est le fils de Philippe Daniel Helmlinger, comptable, et d’Emma Helmlinger, ménagère1. Lui et ses frères étudient au collège des garçons de Saint-Germain-en-Laye2. Il exerce ensuite comme sténographe et milite au sein de la section d’AF du 14ème arrondissement de Paris comme ses deux autres frères3. Le 26 janvier 1912, il assure devant sa section, une conférence sur le sujet de « La…
26 avril 1891 dans le 18ème arrondissement de Paris – mort pour la France le 31 août 1914 à Montigny-devant-Sassey (Meuse). Philippe Helmlinger est le fils de Philippe Daniel Helmlinger, comptable, et d’Emma Helmlinger, ménagère1. Employé de commerce, il est considéré comme « l’un des plus braves et des plus dévoués »2 Camelots du Roi du 14ème arrondissement de Paris avec ses frères. Nommé caporal le 1er octobre 1913 au 117ème RI, il est porté disparu le 31 août 1914 au combat de Montgny-devant-Sassey3. 1 Acte de naissance n°1981 de Philippe Jacques Frédéric Helmlinger du registre des naissances de l’année 1891 du…
14 août 1891 à Roubaix (Nord) – mort le 3 avril 1957 à Lille (Nord). Ursmar Vandeville est le fils d’Ursmar Henri Joseph Vandeville, pâtissier, et d’Uranie Dereux, marchande pâtissière1. Boulanger de métier, il est membre des Camelots du Roi de la section de Roubaix avant-guerre2. Âgé de vingt ans, il effectue son service militaire à partir du 10 octobre 1912 au régiment d’infanterie de Béthune. Il est nommé soldat de 1ère classe le 16 octobre 1913 et participe aux premières batailles en 1914. Un éclat d’obus fracture son calcanéum le 6 septembre 1914. Ursmar Vandeville est soigné à l’hôpital…
30 janvier 1894 à Genève en Suisse – mort pour la France le 24 août 1944 à Toulon (Var). Emmanuel Audisio est le fils aîné d’une famille d’artistes dont le père est Victor Pierre Joseph Audisio et la mère Claire Violette Euphémie Bosse. Son père dirige notamment le théâtre de Chalon-sur-Saône en 1904 et celui de Dijon en 1905[1]. En 1910, Victor Audisio chapeaute l’opéra d’Alger puis se voit confier l’opéra municipal de Marseille en 1916. Emmanuel Audisio est le petit-fils de Carlotta Bosse dite Bossi, professeur de chant. Il fait une partie de sa scolarité au lycée de Montpellier…
9 mai 1877 à Toul (Meurthe-et-Moselle) – mort le 20 décembre 1965 dans le 5ème arrondissement de Paris. Léon Ariès est le fils de Louis Marie Joseph Emmanuel Ariès, capitaine du génie, et de Louise Élisabeth Conilh de Beyssac, sans profession. Fort de cette tradition militaire, Léon Ariès s’engage volontairement dans l’armée pour une durée de trois ans le 13 octobre 1897. Admis élève à Polytechnique, il entre à l’école d’application de l’artillerie et du génie à partir du 1er octobre 1899. Deux ans plus tard, il est affecté lieutenant en second au 1er RAC dans la 4ème compagnie d’ouvriers d’artillerie…