28 septembre 1888 à Chaumont (Haute-Marne) – mort pour la France le 10 novembre 1914 à Saint-Éloi en Belgique. Henri Bourgoin est le fils de Joseph Marie Alphonse Bourgoin, manouvrier, et de Marie Henriette Baldauf, sans profession[1]. Comptable de métier, Henri Bourgoin compte parmi les fondateurs des Camelots du Roi. Le 18 avril 1909, il est arrêté avec Joseph Cournon et M. Gicquel, père et fils, devant la statue de Jeanne d’Arc, place Saint-Augustin à Paris, tandis qu’il dépose une gerbe de fleurs ou vend L’Action française selon les versions[2]. Henri Bourgoin proteste à son interpellation et aurait insulté un agent…
28 octobre 1877 à Préserville (Haute-Garonne) – mort le 26 octobre 1964 à Lévignac (Haute-Garonne). Alban Castelbert est le fils de Léon Castelbert, avocat à la cour d’appel de Toulouse, et d’Élise Calmels d’Artensac, sans profession1. Âgé de dix-huit ans, il s’engage volontairement au 14ème RI pour quatre ans le 14 novembre 1895. D’abord promu caporal en septembre 1896, il est nommé sergent en septembre 1897 puis passe dans la réserve le 14 novembre 1899. Au mois d’août 1902, il est promu sous-lieutenant de réserve au 126ème RI. Lors de l’affaire des fiches, Alban Castelbert et son frère aîné Christian, tous deux…
14 mai 1885 à Compiègne (Oise) – mort le 19 décembre 1943 dans le 14ème arrondissement de Paris. Gabriel Dubloc est le fils d’Edmond Charles Édouard Dubloc, propriétaire, et de Marie Victorine Eugénie de Beaussier, propriétaire[1]. Lorsqu’il est appelé au service militaire, il est incorporé le 7 octobre 1907 au 67ème RI. L’année suivante, il passe les grades de soldat de 1ère classe puis de caporal[2]. Le 27 septembre 1909, il est envoyé dans la disponibilité et rejoint les premiers Camelots du Roi. Il aide à la formation d’une section à Compiègne entre juillet et novembre 1910 puis gagne la capitale[3]. De…
30 août 1890 à Nantes (Loire-Atlantique) – mort le 24 juin 1949 dans le 16ème arrondissement de Paris. Gabriel Durup de Baleine est le fils de Paul Jules Henri Durup de Baleine, employé aux chemins de fer, et de Jeanne Sophie Julie Tournié, sans profession[1]. Il fait partie des premiers Camelots du Roi parisiens. Le 27 février 1911, il est arrêté lors de la perturbation de la pièce de théâtre Après moi au Théâtre-Français[2]. Le 4 mars suivant, il est condamné par le tribunal correctionnel de la Seine à huit jours de prison et seize francs d’amende pour violences[3]. Le…
2 février 1893 à Clermont (Landes) – mort pour la France le 21 novembre 1914 à Longueval-Barbonval (Aisne). Né au château de Sobole, Louis de Marcé est le fils du comte Marie Louis Guy de Marcé, ancien officier des messageries maritimes, et de la comtesse Marie Clotilde Catherine de Seguin, sans profession[1]. Il a un frère jumeau prénommé Gérard. Étudiant en philosophie, Louis de Marcé est un membre actif des Camelots du Roi. Les 24 et 25 août 1912, il participe avec une délégation d’entre eux, au pèlerinage national de Lourdes. Des bandes d’apaches apparemment conduites par Léon Dupré, correspondant…
24 mars 1893 à Rouen (Seine-Maritime) – mort le 21 octobre 1958 à Mont-Saint-Aignan (Seine-Maritime). Joseph Boniface est le fils de Charles Léandre Boniface, négociant, et d’Amélie Marie Gelée, sans profession[1]. Avant-guerre, son père est vice-président de la section d’AF de Rouen. Pendant ses études, Joseph est un membre énergique des Camelots du Roi. Le 23 juin 1911, Henri Lagrange est arrêté à Rouen pour avoir crié « À bas Fallières ! À bas la République ! », au passage du cortège du président de la République à Rouen. Le lendemain, Joseph Boniface est interpellé en diffusant de la propagande…
29 septembre 1887 à Sisteron (Alpes-de-Haute-Provence) – mort pour la France le 4 septembre 1916 au tunnel de Tavannes (Meuse). Michel Élie est le fils de Jean Edmond André Robert Vincent Élie, inspecteur des forêts, et de Marie Louise Vincent, sans profession[1]. Avant-guerre, il fait des études de droit puis travaille dans les assurances-vie au 38, rue du Grand Berger à Nancy[2]. Président des Camelots du Roi de Nancy, il dispense des conférences traitant de la franc-maçonnerie[3]. Mobilisé en 1914, il est évacué après dix-huit mois de front, pour raison de santé, dans une ambulance[4]. Brancardier à la 73ème DI,…
23 juin 1894 à Lomme (Nord) – mort le 4 mai 1969 à Sotteville-lès-Rouen (Seine-Maritime). Joseph Wastin est le fils de Victor Édouard Wastin, blanchisseur de linge, et de Marie-Thérèse Cary, sans profession[1]. Avant-guerre, il est un ligueur de la section d’AF d’Amiens avec son frère Louis[2]. Au début de la Première Guerre mondiale, il est incorporé à la 22ème section d’infirmiers militaires à partir de décembre 1914. Le 3 mars 1915, il est transféré à la 12ème section d’infirmiers militaires aux armées. Le 7 juin 1915, il est évacué du front pour maladie. Au mois de septembre, il rejoint le groupe…
28 mai 1885 à Saint-Genis-Laval (Rhône) – mort le 26 décembre 1914 à Aspach-le-Bas (Haut-Rhin). Eugène Nicod est le fils de Louis Alexis Léon Nicod, secrétaire de la marie de Saint-Genis-Laval, et de Claudine Marie Sadot, sans profession1. Il est le frère du maître-verrier lyonnais Paul Nicod2. En mai 1903, le jeune Nicod se penche sur l’étude de la langue internationale, l’espéranto, et adhère au journal L’Espérantiste3. Après des études menées à bien aux Beaux-Arts de Lyon, il s’acquitte de son service militaire en s’engageant volontairement dans l’armée, pour trois ans, le 7 octobre 1905 au 99ème RI. En septembre 1906, il…
14 janvier 1875 à Montpellier (Hérault) – mort pour la France le 8 août 1916 à Bras-sur-Meuse (Meuse). Pierre Cazalis de Fondouce est le fils de Paul Louis Cazalis de Fondouce, propriétaire, et de Suzanne Jenny Valérie Mazars de Mazarin, sans profession[1]. Désirant faire une carrière d’officier, il est admis à l’école spéciale militaire de Saint-Cyr le 16 octobre 1896 et rejoint la promotion baptisée « la première des grandes manœuvres ». À sa sortie, il est promu sous-lieutenant au 11ème RD le 30 septembre 1898[2]. En septembre 1900, il est suspendu de son emploi pour une durée d’un an par décision…