20 février 1886 dans le 6ème arrondissement de Lyon (Rhône) – mort pour la France le 7 janvier 1915 à Thann (Haut-Rhin). Joseph Rodet est le fils aîné d’Alexandre Joseph Rodet, docteur en médecine, et Marie Rodet, sans profession[1]. Son père est d’abord professeur agrégé à la faculté de médecine de Lyon, puis à partir de 1897, à celle de Montpellier comme professeur de microbiologie jusqu’à sa retraite en 1918. Étudiant en sciences à Montpellier en 1906, Joseph Rodet s’engage volontairement au 122ème RI le 8 octobre[2]. Ses études interrompues lui permettent d’être placé dans la disponibilité et congédié après un an…
11 avril 1894 à Grand-Couronne (Seine-Maritime) – mort pour la France le 30 mars 1918 à Aubvillers (Somme). Raymond Dégenétais est le fils d’Alphonse Louis Dégenétais, menuisier, et de Marie Clémentine Louise Rosalie Doré, sans profession1. Comptable de métier, il est incorporé au 11ème RC le 1er septembre 1914. Le 6 mars 1915, il est envoyé sur la ligne de front où il obtient ses galons de brigadier le 6 août suivant. Après quinze mois dans la cavalerie, il passe sur sa demande dans le 26ème BCP au mois d’avril 1916. Le caporal Dégenétais y reçoit sa première citation à…
23 février 1897 dans le 16ème arrondissement de Paris – mort pour la France le 2 mai 1916 à Cumières-le-Mort-Homme (Meuse). Ferdinand Hernandez est issu de la relation extraconjugale entre Jean Albert Hernandez, employé, et Clémentine Juliette Sanson, sans profession1. Parfumeur de métier, il adhère aux Camelots du Roi de Houilles (Seine-et-Oise). Quand la guerre éclate, il s’engage volontairement dans l’armée à dix-sept ans et demi, le 12 octobre 1914, et rejoint le 74ème RI comme soldat de 2ème classe2. Le 23 mars 1915, il quitte son régiment sur sa demande, au profit du 68ème RI pour être envoyé au…
15 mai 1891 à Mazamet (Tarn) – mort le 21 janvier 1960 à Aussillon (Tarn). Originaire du Tarn, Clément Bourjade est le fils de Frédéric Urbain Bourjade, tisserand, et de Marie Louise Marty, sans profession[1]. Il adhère aux Camelots du Roi de la section d’AF de Castres dont il devient le secrétaire avant-guerre. Employé de commerce dans cette même ville, il est appelé au service militaire au mois d’octobre 1912. Il est affecté au 3ème RTA comme soldat de 2ème classe et envoyé rapidement en Algérie jusqu’à son retour en France le 1er avril 1914. Au début de la Première Guerre…
26 août 1881 à Nîmes (Gard) – mort pour la France le 20 août 1918 à Caisnes (Oise). Paul Perrier est le fils de Léonard Pierre Henri Perrier, voyageur de commerce, et de Pauline Césarine Andrieux, sans profession[1]. Ligueur d’AF de la première heure, il compte parmi les fondateurs de la section d’AF de Nîmes[2]. Il est ajourné du service militaire en 1902 et 1903 avant d’être classé dans le service auxiliaire pour faiblesse en 1904. L’année suivante, il passe dans la réserve de l’armée active. Devenu employé de commerce, il se marie dans sa ville natale le 6 janvier 1910 avec…
25 février 1888 à Barraux (Isère) – mort le 18 septembre 1955 dans le 4ème arrondissement de Lyon (Rhône). Francisque de Maximy est l’arrière-grand-oncle du journaliste et animateur de télévision Antoine de Maximy connu pour son émission J’irai dormir chez vous. Francisque est le fils du comte Louis de Maximy, propriétaire, et d’Eugénie Sylvie de Colomb de La Tour de Beauzac, sans profession1. Le 23 mars 1906, il effectue son service militaire en s’engageant au 2ème RTA en Algérie. Au mois de juillet, il est transféré au 2ème RZ. Le 14 juin 1907, il est réformé n°2 par la commission spéciale d’Oran…
8 novembre 1897 à Angers (Maine-et-Loire) – mort pour la France le 8 avril 1917 à Cerizy (Aisne). Georges Houdet est le fils de Georges Émile Houdet, menuisier, et de Marie Ernestine Joséphine Agnès Levron, sans profession1. Étudiant à l’école des Beaux-Arts d’Angers, il suit assidûment les réunions d’AF de cette ville2. Le 28 juin 1915, il est incorporé au 35ème RA à Vannes (Morbihan) mais sa santé vacillante le maintient au dépôt de son régiment3. À force d’insistances, il obtient de partir pour le front en décembre 1916. Le 6 avril 1917, il est transféré au 251ème RA. Il…
23 septembre 1889 à Agen (Lot-et-Garonne) – mort pour la France le 23 août 1914 à Gozée en Belgique. Descendant d’une famille noble traditionnellement royaliste, Bertrand d’Elbée est le cinquième fils du colonel marquis Maurice d’Elbée et de Marthe Marie Jeanne Hoskier, sans profession[1]. L’intégralité des enfants sont amis de l’AF de même que leurs parents[2]. Avant-guerre, Bertrand d’Elbée est un pelotari de renom tout comme ses frères Christian et Claude. Surnommé le « pelotari gentleman », Bertrand d’Elbée est notamment le coéquipier de Joseph Apesteguy, surnommé « Chiquito de Cambo », et de Ferdinand Hirigoyen[3]. Membres de l’équipe nationale, le trio bat en trois manches,…
7 décembre 1860 à Couthures-sur-Garonne (Lot-et-Garonne) – mort pour la France le 4 novembre 1918 à La Neuville-aux-Joûtes (Ardennes). Originaire d’une famille paysanne catholique de Basse Garonne, Jean Lagardère est le fils de Pierre Lagardère, métayer, et de Marie Vigneau, cultivatrice[1]. Se destinant au sacerdoce, il intègre le séminaire d’Agen jusqu’à son ordination effective le 5 juin 1887. L’abbé Lagardère est ensuite nommé professeur de mathématiques au collège de Saint-Caprais à Agen. En 1889, il devient élève du Séminaire français à Rome. Trois ans plus tard, il rentre en France muni de son doctorat en théologie et du doctorat en droit canon.…
26 mai 1895 à Tournon-sur-Rhône (Ardèche) – mort pour la France le 3 juin 1917 à Craonne (Aisne). Ernest Vitou est le cinquième enfant de Victor Paul Maurice Vitou, propriétaire, et de son épouse Marie Berthe Trollat1. Dans sa jeunesse, il étudie à l’école Sainte-Marie à Saint-Chamond (Loire) entre 1909 et 1912. Durant ses études de droit à Lyon, il compte parmi les étudiants d’AF de la section lyonnaise. L’Action française précise qu’il est un « fervent admirateur de Charles Maurras et de Jacques Bainville »2. La guerre ne lui permet pas de conclure ses études et il est incorporé au 24ème BCA le…