22 novembre 1887 à Saint-Germain-au-Mont-d’Or (Rhône) – mort pour la France le 27 août 1917 à Durtol (Puy-de-Dôme). Fils de parents négociants, Pierre Vignon est appelé au service militaire en 1904 tandis qu’il passait une licence ès sciences. Le 7 octobre 1905, il rejoint le 99ème RI[1]. Il est tour à tour promu caporal puis sergent en 1906 et enfin, sous-lieutenant de réserve en décembre 1909[2]. Il se marie le 7 avril 1913 à Aubenas (Ardèche) avec Hélène Marie Bechetoille dont il a une fille. Lorsque la guerre éclate, il est rappelé à l’activité comme lieutenant au 3ème RZ. Blessé à la…
25 avril 1862 à Lorient (Morbihan) – mort pour la France le 11 mars 1917 à Rabat au Maroc. Le marquis René Pâris de La Bollardière est un militaire de carrière. Ancien Saint-Cyrien de la promotion de l’Annam (1885-1887)[1], il sert dans l’infanterie coloniale où il est promu lieutenant en février 1890[2]. En Indochine, il est blessé et cité une première fois à l’ordre du jour le 5 juillet 1894 : « Le sang-froid et la bravoure dont il a fait preuve au combat de Ta Phing (30 mai 1894) pendant lequel il s’est trouvé d’abord en première ligne, puis a dû soutenir une…
5 juin 1885 à Grenoble (Isère) – mort pour la France le 25 septembre 1915 à Souain-Perthes-lès-Hurlus (Marne). Trésorier de la section d’AF de Grenoble, Pierre Nicolet est un des fils de Victor Nicolet, grand industriel de Grenoble. Il s’inscrit au groupe des premiers Étudiants d’AF pendant sa licence de lettres à la Sorbonne[1]. Son militantisme lui vaut d’être condamné à un jour de prison et quinze francs d’amende le 8 février 1909 pour avoir pris part à une manifestation patriote[2]. Après un long séjour dans les universités d’Italie, particulièrement dans celle de Florence, il revient à Grenoble où il reste un…
5 mai 1883 à Saint-Germain-du-Crioult (Calvados) – mort pour la France le 30 mars 1918 à Rollot (Somme). Frère de précédent, Henri du Rosel de Saint-Germain est un ligueur du Calvados[1]. Lors de son service militaire, il est classé dans les services auxiliaires en 1906 pour faiblesse. Il étudie à la faculté de théologie de l’Institut catholique de Paris entre 1909 et 1910. Sa vocation de prêtre naît quelques années en arrière au moment des Inventaires. En effet, il est condamné le 1er mai 1906 par la cour d’appel de Paris à quinze jours de prison et cent francs d’amende pour outrages…
16 mai 1882 à Tours (Indre-et-Loire) – mort le 2 février 1959 à Amboise (Indre-et-Loire). Né le 16 mai 1882 à Tours, Jacques Quillery est le deuxième fils de Marie Louis Quillery, commerçant, et de Marie Eugénie Bonni, fille d’un sculpteur[1]. À l’âge de vingt ans, il s’engage volontairement au 20ème RCC pour une durée trois ans, le 22 septembre 1902. Il y devient brigadier le 12 juin 1903 puis brigadier fourrier la même année. Promu maréchal des logis en 1905, il obtient peu de temps après son certificat d’aptitude à l’emploi comme chef de peloton dans la réserve. En février 1908,…
22 août 1890 à Nîmes (Gard) – mort pour la France le 7 juin 1917 au sous-secteur de Pargny (Aisne). Albert Bertrand fait ses études à Paris au lycée Louis-le-Grand[1]. Camelot du Roi intrépide, il est promu secrétaire adjoint des Étudiants d’AF[2]. En 1911, il quitte la capitale pour retourner à Nîmes, sa ville natale, où il continue d’animer des conférences pour l’Action française. Membre du Félibrige, il signe ses articles sous le pseudonyme d’Abel Bréart. Le 8 avril 1914, il épouse Joséphine Marthe Amélie Mistral qui n’est autre que la petite nièce du poète félibre Frédéric Mistral. Il prend dès lors…
7 septembre 1890 à Saint-Hilaire-des-Loges (Vendée) – mort pour la France le 23 novembre 1915 à Celles-sur-Plaine (Vosges). Cousin de Jacques Banyuls de Montferré, le vicomte Raymond de Montferré est ligueur d’AF de la Mayenne[1]. À l’âge de dix-sept ans, il est envoyé en Angleterre pour conclure ses études. Diplômé, il s’engage dans l’artillerie mais ne s’accommode pas de la vie de garnison et préfère rejoindre les chasseurs d’Afrique pour prendre part à la campagne du Maroc. Là-bas, il est fait maréchal des logis à Taza et reçoit la médaille coloniale avec l’agrafe Maroc[2]. Revenu en France en octobre 1914, il est…
22 avril 1872 à Villefrancon (Haute-Saône) – mort pour la France le 1er juin 1916 au fort de Tavannes (Meuse). Le comte Henri Vyau de Lagarde est un militaire de carrière diplômé de l’école Polytechnique (promotion 1892). En septembre 1893, il est nommé sous-lieutenant, puis lieutenant en second d’artillerie au 26ème RA en octobre 1895. Il évolue dans plusieurs régiments d’infanterie dont le 8ème RA en 1889, le 39ème RA en 1900, le 33ème RA en 1901, le 29ème RA et le 4ème RA en 1904. Le 25 janvier 1904, il épouse Marie Calixte Ferrand, l’unique fille du comte et de la…
2 mai 1888 dans le 17ème arrondissement de Paris – mort le 15 février 1954 au même endroit. Maxime Réal del Sarte évolue dans une famille dont les parents sont artistes. Dès ses plus jeunes années, il défend avec vigueur sa foi catholique et ses opinions royalistes. Le 8 mai 1907, âgé de dix-neuf ans et élève de philosophie à l’externat de la rue de Madrid, il reçoit une contravention d’un franc pour la dégradation d’une couronne de fleurs de l’Association des libres penseurs de France déposée sur le socle de la statue de Jeanne d’Arc, devant l’église Saint-Augustin[1]. La couronne maçonnique…
3 mars 1866 à La Ferté-sous-Jouarre (Seine-et-Marne) – mort pour la France le 23 novembre 1916 à Saint-Mandrier-sur-Mer (Var). Maurice Pornin est un ingénieur des arts et manufactures diplômé de l’École centrale de Paris en 1887, et un représentant de la compagnie des mines de Bruay. Paroissien de Saint-Vincent-de-Paul dans le 10ème arrondissement de Paris, il s’adonne aux œuvres de charité et d’apostolat chrétien. En novembre 1887, il intègre le 33ème RA et passe sous-lieutenant de réserve au 23ème RA en mars 1891[1]. Il épouse Henriette Julie Gody le 4 juin 1896 dans le 18ème arrondissement de Paris dont il a trois…