8 juin 1880 à Cosqueville (Manche) – mort pour la France le 15 octobre 1914 à Suippes (Marne). Originaire de la Manche, Alonze d’Espinose est un royaliste et un catholique social d’ascendance noble. Il s’engage d’abord au sein de la Jeunesse catholique et l’association la Saint-Pierraise dont il retrace son expérience dans Deux ans d’action catholique et sociale dans le canton de Saint-Pierre-Église (1908). Lors de la querelle des Inventaires, il est condamné à vingt jours de prison ferme pour avoir mené avec sa mère la défense de l’église de Saint-Pierre-Eglise en 1906[1]. Quatre mois après sa libération de prison, il épouse…
7 juillet 1894 à Oupia (Hérault) – mort pour la France le 21 août 1914 à Thomasthal (Bas-Rhin). Originaire d’Oupia, Odon Gazel est le fils de Fernand Gazel, propriétaire, et de Joséphine Rouairous, sans profession[1]. Il fait ses études au collège de la Trinité à Béziers[2]. Il devient membre de la section d’AF de Béziers bien que sa carrière militaire lui interdit d’en être adhérent[3]. En effet, il s’engage volontairement dans l’armée pour huit ans et intègre la promotion « la Croix du Drapeau » (1913-1914) de l’école spéciale militaire de Saint-Cyr le 4 novembre 1913. Nommé sous-lieutenant, il est affecté au 158ème RI…
14 octobre 1876 dans le 7ème arrondissement de Paris – mort pour la France le 11 mai 1916 à Villemontoire (Aisne). Fils du marquis d’Emmanuel de Tricornot de Rose, lieutenant-colonel de cavalerie, Charles de Tricornot de Rose est un militaire de carrière considéré comme le père de l’avion de chasse. Il intègre la promotion de « Tananarive » de l’école spéciale militaire de Saint-Cyr le 31 octobre 1895. Promu sous-lieutenant, il est incorporé au 9ème RD en garnison à Lunéville le 1er octobre 1897[1]. Deux ans plus tard, il passe le grade de lieutenant. Le 13 mars 1906, il est chargé du service d’ordre…
10 novembre 1882 aux Contamines (Haute-Savoie) – mort le 28 novembre 1972 dans la même ville. Fils d’une famille immigrée italienne, Adolphe Zuanon est naturalisé français en même temps que le restant de sa famille[1]. En 1902, il exerce la profession de maçon. Le 5 septembre 1907, il épouse Léonie Mollard dans son village natal dont il a quatre enfants. Le 6 janvier 1915, il est rappelé aux armées au sein du 359ème RI. Il est frappé d’un éclat d’obus qui lui laboure la moitié du visage puis blessé par une balle qui lui occasionne une fracture de l’humérus droit.…
2 août 1878 à Talence (Gironde) – mort pour la France le 13 octobre 1914 à Noyelles-lès-Vermelles (Pas-de-Calais). Fils d’Arthur Noailles, greffier en chef du tribunal de 1ère instance de Bordeaux, et d’Esther Clais, Louis Noailles grandit dans le pays bordelais. En 1898, il débute comme clerc de notaire avant d’entreprendre de nombreux voyages[1]. Quatre ans plus tard, il séjourne en Angleterre, en 1903 il passe par Paris et en 1906 il rentre quelque temps à Bordeaux mais repart au mois de septembre en direction du Canada. Louis Noailles pousse même jusqu’à la côte ouest en habitant à Seattle aux Etats-Unis en…
24 août 1886 à Pierrefonds (Oise) – mort pour la France le 1er juin 1916 à Château-Bréhain (Moselle). Fils de Charles Alexis Fernet, médecin et professeur agrégé à la faculté de médecine de Paris, André a plus l’âme d’un littéraire. Licencié en droit en 1907 puis en lettres, André Fernet devient auditeur de 1ère classe au Conseil d’État. Dans les années 1910, il écrit dans la revue barrésienne L’Indépendance[1]. Ses talents d’auteur sont salués par l’Académie française à deux reprises : le prix Montyon en 1911 pour son roman L’Ascète,et le prix Maillé-Latour-Landry en 1916 pour Le cœur pur[2]. Quant à sa comédie…
6 janvier 1886 à Cerisy-la-Salle (Manche) – mort pour la France le 9 août 1918 à Charly-sur-Marne (Aisne). Charles Eudes commence ses études chez l’abbé Rainfroy, curé de Saint-Samson-de-Bonfossé (Manche) à l’Institut libre de Saint-Lô jusqu’à l’obtention de son baccalauréat ès lettres[1]. Peu après, il rejoint l’école de Massillon en vue de préparer son baccalauréat ès sciences pour se destiner à l’école spéciale militaire de Saint-Cyr. Mais une blessure, survenue au cours d’une partie de football, le contraint à se rabattre vers la médecine à l’instar de son père et de son grand-père. En 1904, il débute son cursus en médecine. En…
29 juillet 1886 à Landelles-et-Coupigny (Calvados) – mort pour la France le 9 novembre 1914 à Dixmude en Belgique. Fils de Georges Auguste Quentin de Coupigny, propriétaire, et de Clotilde Marie Le Gohier de Précaire, Maurice Quentin de Coupigny est un Camelot du Roi du 9ème arrondissement de Paris[1]. Il est impliqué avec Charles Maurras dans le procès qui fut intenté à la suite de la manifestation qui conclut à Versailles le congrès d’AF de 1912[2]. Défendu par Georges Leneveu, il est condamné à quatre mois de prison[3]. À la veille de la guerre, il épouse Marguerite Marie Achard de La Vente…
14 août 1891 à Reims (Marne) – mort pour la France le 19 octobre 1918 au poste de garde de la brigade américaine n° 155. Norbert Milleret est le fils de René Louis Constant Milleret, colonel et vétéran de la guerre franco-prussienne de 1870, et de Julie Adrienne Larrieu. Il étudie au collège Saint-Joseph de Reims à partir de l’âge de sept ans, puis effectue une année au collège de Maria Hilf à Schwytz en Suisse[1]. Il entre ensuite au collège de Wimbledon en Angleterre. Plus tard, il revient en France et étudie à l’école Saint-Louis de Gonzague à Paris…
20 novembre 1870 à Neufchâteau (Vosges) – mort pour la France le 27 février 1915 au Bois de Malancourt (Meuse). Plus connu sous son nom de plume « Lionel des Rieux », Ernest Sarlandie des Rieux d’Ancezune est le fils du sous-préfet de Neufchâteau, sa ville natale. Lorrain de naissance, Périgourdin par son père, Provençal en ligne maternelle, c’est cette dernière origine qui l’emporte, fortifiée par l’éducation qu’il reçoit au collège d’Aix-en-Provence, où Charles Maurras le côtoie comme pour condisciple et ami depuis l’enfance[1]. Monté à Paris, avec son nouveau compère et Frédéric Amouretti, les trois hommes s’évertuent à faire incliner le Félibrige la…