21 décembre 1871 dans le 6ème arrondissement de Paris – mort pour la France le 24 octobre 1914 à Bar-le-Duc (Meuse). François Keller est le fils d’Émile Keller, comte romain et député protestataire de l’Alsace. Son père avait dû quitter l’armée à la suite d’accidents répétés en service commandé et d’une mission en Indochine qui avait ruiné sa santé. François Keller entre à l’école polytechnique le 21 octobre 1890 dont il sort comme lieutenant d’artillerie[1]. Il est un des plus anciens abonnés de L’Action française[2]. À la déclaration de guerre, il obtient de partir pour le front mais meurt à l’hôpital de…
4 septembre 1890 à Nîmes (Gard) – morte pour la France le 20 août 1918 à Pierrefonds (Oise). D’origine bourgeoise, Élisabeth Jalaguier est élevée au château de Luc à Luc-sur-Orbieu (Aude). Passionnée de littérature, elle entre à l’École normale de Nîmes. Quand la Première Guerre mondiale éclate, elle suit des cours d’infirmière puis est affectée à l’hôpital militaire de Nîmes[1]. Elle rejoint la ligne de front en 1916 comme infirmière de la Société de secours des blessés militaires à l’ambulance n°15. Elle fait la connaissance du médecin militaire Paul Maurer avec qui elle se fiance. Décorée de la croix de guerre et…
19 novembre 1883 à Fontenay-le-Comte (Vendée) – mort pour la France le 10 juin 1915 à Hébuterne (Pas-de-Calais). Gabriel Éon est encore étudiant en droit quand il écrit des essais et de la poésie pour des revues poitevines dont Poitiers Universitaire et Poitiers Étudiant[1]. Durant son service militaire, il est incorporé au 137ème RI à compter du 14 novembre 1904. Promu caporal en septembre 1905, il est réformé temporairement en novembre 1906 en raison d’une bronchite. Une fois guéri, il est réintégré à l’effectif en septembre 1907[2]. Avant-guerre, il cumule les fonctions de vice-président de la section d’AF de Nantes et de…
20 décembre 1890 à Tourville (Manche) – mort le 17 août 1948 dans le 8ème arrondissement de Paris. Bienaimé Jourdain est un ancien membre de la section d’AF de Cherbourg[1]. Il est d’ailleurs arrêté comme Camelot du Roi en 1909[2]. Au début de la guerre, il est affecté au 36ème RI comme sergent où il est blessé une première fois le 17 septembre 1914. Après plusieurs mois de convalescence, il retourne au combat. Dans les ruines de Neuville-Saint-Vaast, il est grièvement blessé au visage le 1er juin 1915. La moitié de sa face est mutilée par un éclat d’obus. Il devient dès…
1er janvier 1892 à Gagny (Seine-Saint-Denis) – mort le 26 septembre 1961 à Aubergenville (Yvelines). Adhérent à l’AF dès 1908, il est membre de la Confédération de l’intelligence et de la production française[1]. En 1909, il fonde la section d’AF du 18ème arrondissement de Paris aux côtés d’Octave de Barral. Rémi Wasier fut animateur de la Fédération des transports, secrétaire général du Syndicat français du Rail et anima l’hebdomadaire Le Rail, organe corporatif ferroviaire[2]. Durant la Première Guerre mondiale, il devient chef de publicité du journal L’Action française[3]. Il conserve cette fonction dans l’administration du journal jusqu’à la Seconde Guerre…
19 octobre 1893 à Latour-Bas-Elne (Pyrénées-Orientales) – mort pour la France le 8 octobre 1914 à Moulins (Allier). Paul est l’un des trois frères de Jean Bertran de Balanda. Fort de la tradition militaire dans sa famille, il s’engage volontairement pour huit ans à la mairie du 5ème arrondissement de Paris, le 11 août 1914, pour l’école spéciale militaire de Saint-Cyr au titre du 46ème RI[1]. Il est mortellement blessé au cours des premières journées de la bataille de la Marne lors de son baptême de feu près de Bar-le-Duc[2]. Son dévouement lui vaut une citation à l’ordre de l’armée : « Bon et…
17 novembre 1885 à Toulouse (Haute-Garonne) – mort pour la France le 9 juin 1918 à Cannectancourt (Oise). Jean Bertran de Balanda naît le 17 novembre 1885 dans la maison maternelle à Toulouse, rue du Coq d’Inde. Il est l’aîné d’une famille de sept enfants. En octobre 1886, son père Henri, lieutenant au 6ème RH, en garnison à Bordeaux, est nommé instructeur de l’école spéciale militaire de Saint-Cyr[1]. La famille s’installe temporairement à proximité de l’école militaire dans une villa confortable. En 1894, il entre au collège du petit Saint-Louis à Perpignan (Pyrénées-Orientales)[2]. À quatorze ans, il intègre le collège des Maristes…
7 octobre 1882 à Ciron (Indre) – mort pour la France le 25 septembre 1914 à Wez (Marne). Fils de Gaston Bernard d’Aubeigné, maire de Ciron, René fait ses études secondaires au collège de l’Immaculée-Conception de Vaugirard puis au collège de Juilly (Seine-et-Marne)[1]. Catholique pratiquant, il est arrêté lors des Inventaires pour la défense de l’église Saint-Thomas-d’Aquin de Paris le 24 février 1906[2]. René Bernard d’Aubeigné est condamné à quatre mois de prison pour avoir frappé de sa canne un inspecteur de police[3]. Il devient docteur en droit en 1908, avec une thèse intitulée Historique de la législation douanière sur les blés…
4 décembre 1881 à Valence (Drôme) – mort pour la France le 9 juillet 1915 à Souchez (Pas-de-Calais). Né le 4 décembre 1881 à Valence, Jean Bernard est le fils de Marc Bernard, sous-directeur de l’agence du Crédit lyonnais à Valence, et de Rambertine Dumaine, sans profession[1]. Il accole le prénom de son père au sien pour se distinguer d’un auteur parisien homonyme et prend donc « Jean-Marc Bernard » comme nom de plume. Jusqu’à l’âge de vingt ans, il vit essentiellement à l’étranger. D’abord à Bruxelles en suivant père banquier entre 1892 et 1899, puis une année à Margate en Angleterre et une…
6 janvier 1868 à Adelans-et-le-Val-de-Bithaine (Haute-Saône) – mort pour la France le 13 mars 1918 à Vienne-le-Château (Marne). Sorti du lycée de Grenoble en 1887, il se destine à une carrière d’officier en intégrant la promotion Tombouctou de l’école spéciale militaire de Saint-Cyr. Le 20 octobre 1902, il épouse Marie-Thérèse Julie Louise Feitu à Plancher-Les-Mines (Haute-Saône). Elle est la sœur de René Feitu, médecin-chef de l’hôpital Guichard où plusieurs membres des Dames royalistes se dévouent au service des blessés durant la Grande Guerre. Mobilisé en août 1914, Irénée Ballay est chef de bataillon au 305ème RI et blessé à la jambe droite…