24 septembre 1877 à Soissons (Aisne) – mort pour la France le 5 août 1915 à Saint-Pierre-lès-Bitry (Oise). Le comte Octave de Barral est issu d’une famille de la noblesse du Dauphiné. Ancien membre de la conférence catholique Olivaint, il est président de la section d’AF du 18ème arrondissement de Paris[1]. Le 24 octobre 1905, il épouse Geneviève de Beaufranchet dont il a trois enfants. Grand voyageur, il rédigeae la chronique des revues étrangères de La Revue hebdomadaire et participe aussi à la Revue critique des idées et des livres. Propagandiste de l’AF, il s’acharne à faire connaître les idées de l’AF…
21 juillet 1892 à Blendecques (Pas-de-Calais) – mort pour la France le 27 juillet 1916 à Minaucourt-le-Mesnil-lès-Hurlus (Marne). La famille Macquart de Terline, originaire de Lorraine, descend en ligne directe de Philippe Macquart de Terline, écuyer, seigneur de Dainvile au duché de Lorraine, qui épousa le 8 juin 1456, Jeanne du Lys, fille de Pierre d’Arc dit le chevalier du Lys et nièce de Jeanne d’Arc[1]. Fort de cette prestigieuse ascendance, la famille Macquart de Terline est profondément catholique et royaliste. Jehan Macquart de Terline étudie au collège Saint-Bertin de Saint-Omer (Pas-de-Calais) où il devint bachelier en sciences. En janvier 1910, son…
12 décembre 1886 à Compiègne (Oise) – mort pour la France le 1er septembre 1914 à Dannevoux (Meuse). Fils d’un marchand grainetier, Noël Trouvé est élevé dans une famille profondément catholique. Il participe à toutes les œuvres de jeunesse chrétienne et s’engage comme brancardier de Lourdes. Le comte du Puget, ancien zouave pontifical, l’introduisit à l’AF tandis qu’il venait de finir son lycée[1]. Licencié en droit le 22 octobre 1909, il se retrouve à défendre les militants d’AF devant les tribunaux[2]. Il va même jusqu’à prendre la défense de Charles Maurras lors du procès de Versailles « pour lequel il lui était reproché…
30 mars 1891 à Châlons-sur-Marne (Marne) – mort le 24 février 1929 à Souvigné (Deux-Sèvres). Roger de Vasselot de Régné est un Camelot du Roi du 8ème arrondissement de Paris. Il est arrêté dès l’âge de dix-sept ans avec son frère Gaston, lors de lors de l’affaire Thalamas, le 10 février 1909, en prenant d’assaut le ministère de la Justice au cours d’une manifestation[1]. Les deux frères sont déférés devant la justice et défendus par l’avocat royaliste Claude Couprie[2]. Roger est condamné à quinze jours de prison et cent francs d’amende pour violation de domicile et violences à agents. Lors…
15 mars 1875 à Bray-sur-Seine (Seine-et-Marne) – mort le 13 juin 1944 dans le 16ème arrondissement de Paris. Né le 15 mars 1875, Henri Vangeon est le fils d’Alphonse Antoine Vangeon, pharmacien à Bray-sur-Seine et de Paméla Noémie Petit, sans profession[1]. Éduqué par ses parents aux auteurs latins, à Shakespeare et Racine, il compose sa première pièce de théâtre à l’âge de huit ans. Il étudie ensuite au collège de Sens puis à Paris mais son père lui demande de laisser de côté la littérature au profit d’une carrière de médecin[2]. Après la mort de son père en 1890, il…
26 mai 1892 à Bourges (Cher) – mort pour la France le 5 avril 1918 à Aubvillers (Somme). Yves de Veillechèze de La Mardière est le fils Jean Maire Hilaire Pie de Veillechèze de La Mardière, avocat, et de Marguerite Marie Thérèse Letard de La Bouralière, sans profession[1]. Son père devient avocat à la cour d’appel de Poitiers et maire du Givre (Vendée). Lauréat de la faculté de droit de Poitiers, Yves de Veillechèze de La Mardière assure la responsabilité de secrétaire de la conférence du stage. Il partage avec Louis Marchand le secrétariat des étudiants d’AF de la section…
7 août 1872 à Carquefou (Loire-Atlantique) – morte le 5 novembre 1917 à Nantes (Loire-Atlantique). Gabrielle Marchis de La Chambre épouse le propriétaire et artiste peintre Joseph Marie Camille Le Pan de Ligny le 21 août 1900 à Carquefou. Veuve dès 1908, elle décide avec sa mère et sa sœur, d’ouvrir aux blessés leur château de la Chambre lorsque la Grande Guerre débute. De septembre 1914 à juin 1916, vingt lits sont mis à disposition par les trois femmes qui s’occupent à leurs frais de quatre-vingt-dix blessés. En 1916, elle s’engage en qualité d’infirmière bénévole et est appelée sur le front. Blessée,…
28 août 1884 à Lunéville (Meurthe-et-Moselle) – mort le 7 novembre 1962 à Nancy (Meurthe-et-Moselle). Fils de Victor Emile Mansuy, paveur, et de Marie Antoine, brodeuse, Henri Mansuy naît le 28 août 1884 à Lunéville[1]. En 1904, il travaille comme tapissier quand sonne l’heure de son service militaire[2]. Il s’engage volontairement pour une durée de trois ans au 37ème RI. Avant de rentrer grand séminaire de Nancy, c’est-à-dire à la chartreuse de Bosserville, en 1910, il est un des premiers ligueurs de la section d’AF de Nancy[3]. Pendant son séminaire, il exerce brièvement comme professeur pour le petit séminaire du même…
18 décembre 1884 à Lille (Nord) – mort le 10 mai 1938 dans la même ville. En 1911, Charles Houvenaghel est un membre de la section lilloise de l’AF dont il devient brièvement le président des Camelots du Roi en 1912[1]. Le 9 juillet 1911, le président de la République Armand Fallières vient à Roubaix pour visiter l’Exposition internationale du textile du Nord de la France. Charles Houvenaghel fait partie des meneurs de la contre-manifestation royaliste[2]. Le 28 juin 1913, il épouse Eugénie Benoit à Lille dont il a deux filles. Durant la guerre, il est emmené comme prisonnier civil au camp…
24 juillet 1896 dans le 16ème arrondissement de Paris – mort le 11 décembre 1967 à Asnières-sur-Seine (Hauts-de-Seine). Fils d’un orfèvre ciseleur, René Dubreule est un jeune employé et ligueur du 15ème arrondissement de Paris quand la Grande Guerre éclate. Il est incorporé dans le 46ème RI le 12 avril 1915 et combat en première ligne[1]. Le 25 septembre 1916, il est grièvement blessé à l’avant-bras gauche, la cuisse droite et perd la vue de l’œil gauche à Bouchavesnes (Somme). Il garde à vie les reliquats d’une fracture du fémur droit par un éclat d’obus. Renvoyé à l’arrière, René Dubreule est décoré…