12 juin 1894 à Fougères (Ille-et-Vilaine) – mort pour la France le 17 avril 1917 à Rouen (Seine-Maritime). Jean Alliaume est le fils de Frédéric Jean Marie Baptiste Alliaume, pharmacien, et de Marie Victoire Gauvain, sans profession[1]. Avant-guerre, il est à la fois ligueur d’AF et étudiant en médecine de la faculté de Rennes[2]. Incorporé au 70ème RI comme jeune soldat lors de la mobilisation générale, il reçoit le grade de caporal le 18 novembre 1914. Il bascule ensuite au 410ème RI au mois de mars 1915 où il fait preuve de bravoure le 25 mai suivant[3]. Une citation à l’ordre…
27 février 1896 à Chaumont (Haute-Marne) – mort pour la France le 17 avril 1917 au Mont Cornillet (Marne). Jacques Lavoine est le fils d’Alfred Lavoine, conseiller de la préfecture, et d’Antoinette Fourcaut, sans profession[1]. Jeune industriel de dix-huit ans, Jacques Lavoine fait casser les refus de plusieurs conseils de révision et parvient à s’engager volontairement dans l’armée, le 13 novembre 1914. Tandis qu’il est soldat au 27ème RI, deux maladies graves l’éloignent momentanément du front. Il y retourne une troisième fois le 31 août 1916, malgré l’avis des médecins. Dans les tranchées, il compose des poèmes et écrit à…
27 juin 1888 à Cambrai (Nord) – mort pour la France le 17 décembre 1914 à Notre-Dame-de-Lorette (Pas-de-Calais). Né le 27 juin 1888 à Cambrai, Raoul Cresson est le fils de Jacob Cresson, receveur des finances, et de Marie Regad-Pellagru, sans profession[1]. Vice-président des Camelots du Roi de Saint-Dié-des-Vosges (Vosges), il est mobilisé au commencement de la guerre comme sergent au 20ème BCP[2]. Il est crédité de trois citations toutes compilées dans L’Illustration : « Étant aux avant-postes, a conservé, blessé, le commandement de sa section, avec laquelle il a énergiquement résisté à une attaque conduite par un ennemi nettement supérieur. Le…
3 avril 1873 à Ferrensac (Lot-et-Garonne) – mort pour la France le 10 septembre 1914 à Vivières (Aisne). Le comte Gaston de Gironde est le neveu du comte Eugène de Lur-Saluces, délégué du duc d’Orléans pour le Sud-Ouest et président d’honneur de la ligue d’AF[1]. Après ses études, il se destine à une carrière militaire et intègre le 28ème RD le 16 novembre 1894. Le mois de mai suivant, il passe le grade de brigadier puis celui de maréchal des logis au mois de novembre 1895. Le 11 août 1897, il se réengage dans l’armée avec prime pour deux ans[2]. Le…
11 août 1889 à Nantes (Loire-Atlantique) – mort le 22 juin 1938 à Couffé (Loire-Atlantique). Né le 11 août 1889 à Nantes, Manuel Alonso est le fils de Manuel Alonso, négociant d’origine espagnole, et de Marie Eugénie Françoise Chaigneau, sans profession[1]. Employé de banque, il effectue son service militaire au 1er BCP entre octobre 1910 et octobre 1912. L’Action française précise que ce Camelot du Roi nantais « avait acquis la qualité de Français afin de faire son service militaire en France » [2] du fait de ses origines espagnoles. Lors de la Grande Retraite, il est blessé par des éclats d’obus…
8 janvier 1893 à Comines (Nord) – mort pour la France le 12 septembre 1916 à Combles (Somme). Pierre Vandewynckèle est l’aîné d’une famille de dix enfants dont le père est Auguste Benjamin Alfred Marie Vandewynckèle, industriel, et la mère, Marie Louise Caroline Lesaffre, sans profession[1]. Il fait ses études au collège de Florennes en Belgique comme condisciple de Gabriel Tailliez et de Henry Boyer de Bouillanne. Engagé volontaire pour une durée de trois ans, il intègre le 21ème RD à partir du 1er octobre 1912. Promu brigadier le 6 novembre 1913, il participe aux premiers combats en tant que cavalier.…
31 octobre 1883 à Bernis (Gard) – mort le 5 novembre 1958 dans la même ville. Né le 31 octobre 1883 à Bernis, Louis-Antoine Aucan est le fils de Joanin Aucan, propriétaire, et de Marie Auger, sans profession[1]. Agriculteur à l’âge de vingt ans, il effectue son service militaire entre le 15 novembre 1904 et le 12 juillet 1907 au sein du 40ème RI[2]. Après cette expérience, il adhère aux Camelots du Roi de sa ville natale. Mobilisé en août 1914, Louis-Antoine Aucan participe aux premiers combats et souffre d’une blessure le 10 septembre 1914. Le 20 décembre suivant, il est…
2 novembre 1853 dans le 12ème arrondissement de Paris – mort le 28 août 1927 à Viroflay (Yvelines). Né le 2 novembre 1853 dans le 12ème arrondissement de Paris, Jules Challamel est un avocat royaliste. Il devient docteur en droit après être arrivé lauréat de la faculté de droit de Paris où il obtient deux premiers prix de licence en 1875[2], une deuxième médaille d’or de doctorat en 1877, une médaille d’or de thèses en 1879 et le prix Rossi en 1880. Nommé avocat à la Cour d’appel de Paris le 8 novembre 1875, son métier lui permet de défendre occasionnellement…
19 novembre 1892 dans le 1er arrondissement de Paris – mort pour la France le 24 septembre 1914 à Cressy-sur-Somme (Somme). Fils de Jules Challamel, Léon Challamel fait ses études secondaires au lycée Condorcet puis prépare sa licence ès lettres et son droit à l’Institut catholique de Paris entre 1909 et 1913[1]. Il devient secrétaire général du groupe des Étudiants d’AF de Paris. À l’automne de 1913, après avoir obtenu sa licence en lettres et sa licence en droit, il entre au séminaire Saint-Sulpice où il se destine au sacerdoce. Avant de partir au front, il reçoit la communion de…
29 avril 1886 à Angers (Maine-et-Loire) – 16 avril 1981 dans le 16ème arrondissement de Paris. Fils d’enseigne de vaisseau de réserve, le comte Renaud Bernard de la Frégeolière partage sa vie entre Paris et Chamonix (Haute-Savoie). Féru de bobsleigh, il effectue sa première descente à Leysin en Suisse en 1907 et entreprend une carrière sportive. Le 30 janvier 1910, il remporte la Coupe du Président de la République avec son bob fleurdelisé « Jeanne d’Arc » puis la coupe du Mont Blanc à Chamonix[1]. Ligueur d’AF, sa victoire fait la fierté du groupement royaliste[2]. En collaboration avec Louis Magnus, patineur artistique…